‹ Nouveaux éléments de pathologie générale et de séméiologie (volume 2)Chapitre 9 sur 212 · DE ]A MALADIE · texte numérisé non relu

DE ]A MALADIE

ladie qui reposeni sur l'idée organo-vitaliste destinée à concilier les opinions opposées trop exclusives des vitalisles et des organiciens, et qui oblige les médecins à ne pas séparer les éléments dynamiques des éléments matériels de l'organisation.

La maladie est un état du corps vivant dans lequel il ne peut exercer, suivant les lois de la santé, les actes qui lui sont propres. (Gaubius. ) La maladie est une altération notable survenue, soit dans les dispositions matérielles des solides ou des liquides, soit dans l'exercice d'une ou plusieurs fonctions. (Chomi l.)

La maladie est une altération des parties constituantes du corps et des actes qui doivent s'y accomplir. (Andhal.)

J'en ai dit assez sur les définitions de la maladie, bien qu'il me fût possible d'étendre beaucoup cette revue rétrospective, pour montrer les différents points de vue de la médecine ancienne et moderne sur la manière de comprendre et d'envisager la maladie en général et d'une façon applicable à tous les désordres dont l'organisation peut devenir le théâtre. — Les uns, guidés par la raison et l'observation, ont cherché à pénétrer dans la profondeur du mystère qui préside au développement et à la destruction de l'homme pour découvrir la nature de la maladie. Au risque de tomber dans Terreur, ils se sont élevés par la pensée dans le domaine des lois qui gouvernent le monde , pour reconnaître celles qui nous régissent , et ils n'ont pas eif à s'en plaindre, dédommagés qu'ils furent par la découverte de ce naturisme hippocratique si vivement attaqué, mais si vivace , qu'il est arrivé jusqu'à nous, indestructible et immortel comme le nom de son auteur. — Les autres, incertains du rôle de la raison dans les sciences, effrayés de ses écarts, et dévoués à la philosophie des sens , qu'ils croient plus certaine et qu'ils nomment pour veiie vdiison positive, se croient plus circonspects, plus sages en n'étudiant que les phénomènes apparents et tangibles des choses, comme si ce qu'on voit pouvait être accepté pour ce qui est, ou la cause de ce qui est, et comme si, dans la nature vivante, les phénomènes apparents n'étaient pas l'effet de cette puissance vivante, créatrice et motrice à la fois des éléments qu'elle dirige selon des lois spéciales préexistantes. Ils n'acceptent, en conséquence, comme utiles à considérer dans les maladies, que les phénomènes apparents et tangibles, c'est-à-dire les lésions matérielles solides ou liquides, et pour eux la maladie n'est pas autre chose que ces lésions. Étrange erreur dont le temps fait justice aussitôt qu'elle arrive au grand jour de la publicité, et (jui, néanmoins, trouve toujours quelques partisans. 11 faut préférer de beaucoup la doctrine de ceux qui, dans un dou-

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ble but de coiicilinlion et d'îimoiir de la vérité, savent tenir compte dans leurs éludes des facultés de la vie, des propriétés de la matière vivante et de la matière brute, pour dégager la notion de la maladie de ce qu'elle a d'exclusif quand on la considère, soit comme le désordre d'un pur esprit, soit, au contraire, comme la modilication d'une matière spéciale, opinions insoutenables cpiand elles sont isolées et dont la fusion représente, connue le mélange de la vie et de matière inerte, (jnelipie ciiose de réel cl i\o vivant (Inns la création, où l'esprit peut le découvrir et l'étudier.

Ou'est-œ donc que la malailicV C'i'nt un désindre des fo)xes et des parues constituantes du corps nécessaires à l'exercice des fonctions. (ie qui la caractérise, quoi (ju'on ait dit, c'est le trouhle partiel ou général des fonctions. Kien ne me parait mieux établi, et les arguments contradictoires de M^l. Cliomel, BébicM* et Hardy. ',qui ne considèrent pas comme maladie les troubles de fonctions et les malaises observés cbezles fenunes à l'époque menstruelle, dans raccoucliemenl, le trouble des émotions moiales violentes, de l'affaiblissement sénile des fonctions géiiiliijcs.dc |;i privation d ini d'il on (11111 uKMubre, desdou- I(Mn-> iirvrali;i(jues passagères, me paraissent sans importance. Tous ces troubles de fonctions sont des maladies. La fonction menstruelle ne doit pa^ être doulouieuse, et les malaises qui raccouq)agnent conslitucul nnc nialadie forte on faihlc (|ni s'apj)('ll(' dysménorrhée. Les troubles (]ui sni\eiil raccouelienieni vinil la conséquence d'une ré|)aration or^^anique de rnléin^ el de ses ;iiMiexes, et, à en juger parla suppni ;ni(tii de l:i |d;ne niériiie (pii se Linéiil, il me parait dillicile de ne |)as y soir une maladie d un genre particulier. La |M'iie d im a^il est une înaladi(> delnMl. aussi bien (|ue la perte dim niend)re gangrené on amputé est iiii(> mnladie du sNstéuK^ locomolenr. Ouant à soutenir (jue le lronl)le des fonctions motrices résultant de l'anipulation des (pialre mendn-e^ malLiré le liouble fonclioimel n'est i)oint une maladie, ce n'est p;iv un ;ii'jiiment séiienx. Lu elfel. s'il e^l dillicile d(^ démontcei- la mahidie d nn menduc (pii n'exisle jdns il dont la décomposition a fîiit dispnraitre les traces, il esl encore pins inq)ossilde d'établir le trmihle de^ fonctions dans nn oïLiane ahsenl. ( Ir c'esl le «•as d'un bor;.'ne Mil diiii in.dlienreiix ;iiii|inl(''. Il ne pent y avoir Iroulile des fonctions nioirices iln niendtre coiqjé. il \ a suppression d«» la fon«'tion el de lOrgane destiné ;i l.i reni|dir. L élail une maladie dans le passé, niais ce n'est rien d;iiis le préseul (pi niie nmlilaliou.

L iifliiiblisscmerd des organes génil;iii\ d;ins l:i \ieillesse ('st, dit-on,

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