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DES MOYENS CHIRURGICAUX

Dans un grand nombre de circonstances, l'intervention thérapeutique du médecin ne consiste plus à entourer le malade d'influences hygiéniques favorables, ou à le soumettre à l'usage des moyens pharmaceutiques ; elle est toute physique ou mécanique, et elle s'accomplit à l'aide de la main. C'est ce qu'on appelle la chirurgie. Comme ces opérations exigent souvent une habitude et une dextérité particulières que tout le monde ne peut avoir, il y a des gens qui en font une spécialité, de manière à prêter leur concours au médecin lorsque cela est nécessaire. Heureux celui qui peut se suffire à lui-même et connaître également bien les principes généraux de la médecine et les procédés manuels de la pratique journalière. Malheureusement cet assemblage est rare, et le temps consacré au perfectionnement de la main est perdu pour l'étude de l'étiologie, du diagnostic et du traitement des maladies internes ou réflexes. Le chirurgien ne connaît généralement pas plus la médecine que le médecin n'entend les choses de la chirurgie. A mesure que s'étend la science, il devient impossible de la connaître dans son entier, et l'esprit humain, qui a ses bornes, est obligé, après une étude générale nécessairement superficielle, de l'envisager par une de ses faces, afin d'en approfondir une partie. C'est ainsi que se créent les véritables supériorités. Qui trop embrasse mal étreint, dit le proverbe; cela est vrai, et ceux qui, en médecine, s'appliquent à tout savoir, finissent par connaître un peu de tout, sans avoir de fonds sur rien. Il faut savoir se borner. Ainsi se forment les vrais chirurgiens, obligés d'abandonner l'étude des lois de l'organisation et de leurs effets dans les réactions morbides, pour s'appliquer à la perfection des manœuvres de la main, afin de leur donner la sûreté et la dextérité qu'elles doivent avoir.

Les moyens chirurgicaux sont tous physiques ou mécaniques, et le but qu on se propose dans leur emploi est d'extraire, de redresser, de maintenir ou de (lolruirc ce qui peut faire obstacle à l'exercice de la vie normale des

PATHOLOGIli CfciNÉUALE.

On a partagé ces moyens en plusieurs classes, selon le but qu'ils remplissent, et chacune d'elles a reçu un nom particulier. Les moyens destinés à réunir les parties divisées ou à remettre en |)lace des organes déplacés sont désignés sous le nom générique de synthèse. Tels sont les bandelettes agglulinatives des plaies, la suture, les bandages de hernie, de luxation, etc. On donne le nom de diérèse, au contraire, à ceux qui séparent des parties réunies naturellement ou d'une ' façon accidentelle ; exemples : l'i^icision d'un abcès, la séparation de deux doigts réunis par une brûlure, etc. Ceux que l'on met en usage pour extraire quelque chose, solide ou liquide, placé dans la profondeur des tissus, sont compris sous la dénomination d'ea,-eme. Ainsi l'extraction d'un projectile, l'évacuation d une hydrocèle ou d'une ascite, l'ablation d'une tumeur, sont des procédés appartenant à l'exérèse. Il y a enlin une dernière classe de moyens chirurgicaux, laquelle comprend les procédés divers que l'on emploie pour restaurer des parties mal faites ou absentes. C'est ce qu'on appelle la prothèse ; exemples : poser une dent artificielle, faire un râtelier, pratiquer l'autoplastie, etc.

Toutes ces divisions, bonnes au point de vue de la méthode, sont abandonnées auiourd'hui, car elles ne conduisent h aucun résultat pratique. En effet, on combine souvent dans une même opération des procédés appartenant a chacune de ces classes. On ouvre un abcès et l'on en rapproche les parois. Dans une ablation de tumeur, on divise, on extrait et l'on réunit, selon l'indication, sans se préoccuper de savoir si l'on agit par diérèse, exérèse et synthèse. Ce ne sont . plus que des mots dont l'importance est singulièrement tombée.

A côté de cette chirurgie qui réclame une étude particulière, il y en a une autre plus inférieure et qu'on désigne sous le nom de chirurgie mzmstrante ^ ou de petite chirurgie. Chacun peut la faire, mais cependant il y a encore ici i des personnes qui s'y consacrent d'une manière particulière et en qui font une^

spéciahté. . ■ »• j

Cette petite chirurgie, fort utile et d'un usage journalier dans la pratique de

la médecine, consiste dans l'emploi des moyens suivants : I)

10 La saignée des artères, tombée en désuétude celle des veines au

bras, au pied, à la base de la langue, connue sous le nom de phlebotome;-

celle des capillaires de la peau au moyen de ventouses scarifiées, et pour laquelle, i

à Paris, par exemple, on trouve des ventouseitrs , profession assez lucrative; -

enfin l'apphcation des sangsues et la manière d'arrêter les hémorrhagies consé--

Le calorique en excès, employé comme révulsif au moyen de l'eau boufl-i lante, du fer chaud, du moxa, appliqués sur la peau, etc.

30 Le froid, provoqué par l'eau froide, par la glace le .^^^^c ^

de sel, par les irrigations continues d'eau froide, par 1 evaporation d ahei. ett^ " Vélectricitî^^né. au moyen de l'ancienne -e électnque et de^ la bouteille de Leyde, de la pile voltaïque aujourd'hui abandonnée ^ ^ ^ .-q^P^^^ reils électro-magnétiques de toute sorte, si répandus maintenant par le. soin, très-intéressés des électrisenrs.

50 Vélectro-puncture, assez rarement mise eu usage.

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