‹ Nouveaux éléments de pathologie générale et de séméiologieChapitre 124 sur 439 · DES AGENTS PHARMACEUTIQUES · texte numérisé non relu

DES AGENTS PHARMACEUTIQUES

Les agents pharmaceutiques sont tirés de la matière médicale et constituent \îi pharmacologie ; ce sont des médicaments. Leur emploi est réglé, comme nature et comme doses, par une foule de conditions particulières, telles que l'âge, le sexe, le tempérament, l'habitude, et ce qu'on appelle l'action physiologique. Il n'y a pas d'étude plus importante pour le médecin, et elle doit marcher de pair avec celle des autres branches de la science, car c'est en définitive au choix et au mode d'administration des médicaments qu'aboutissent les études médicales [k). Il n'y a pas de bonne pratique sans une connaissance approfondie de la matière médicale et de la pharmacologie. La première fait connaître l'histoire naturelle des médicaments, traite de leurs propriétés physiques et chimiques et de leurs diverses préparations ou compositions. La seconde eu indique les doses et les propriétés physiologiques.

, Les médicaments sont des substances animales, végétales ou minérales solides, liquides ou gazeuses que l'on administre dans l'intention de produire' une impression curative. On les administre :

1° En poudre, obtenue par porphyrisation ou avec la vapeur C'est le moyen de fau'e prendre des substances réputées insolubles qui se dissolvent dans 1 estomac; exemples : la limaille de fer ou d'étain, le calomel, les feuilles et les racmes pulvérisées 5

(1) J. Cloquet, De l'acupuncture. Paris, 1836, un volume. Voy. Nouv. ûicl. de méd et de dur. pratiques. Paris, 1864, t. I, p. 392.

(2) Pravaz, De VempM médical do l'air comprime dans les maladies de poitrine. Lyon.

(3) Jourdanet, Le Mexique et l'Amérique tropicale. Paris 1864,

(4) Bouchut et Després, Dictionn. de thérap. méd. et chirur. comprenant la méd et la ^ch,rurg., les accouchements, l'oculistique, V6dontechnie, la matière médicale TZ ^nnnéraies. Paris, 1866, un vol. gr. in-8 sur deux col., vec hI ^ZT

rA'l'IIOLOGlli GÉNÉRALE.

S-» En consistance molle de pulpe d'extrait aqueux, gomineux, alcoolique ou résineux de piaules actives, ou bien Acpâte ou mecluaire, qu'on iniroduii

dans l'eslomac ; ,

3" Sous forme LVonyucnt, de pommade, à'emplutre, de fomentation, de cataplasme, appliqués sur la peau, ou d'injections dans le tissu cellulaire sous-cuta.né, ce qui constitue les injections hypodermiques; ^

W A l'état solide de pastilles, de pilules, de bols, de dragées, de gra-

nules, elc. ; , • - i » •.

5° Sous forme liquide de suc exprimé de plantes fraîches soumises a la trituration, - de solution des agents pharmaceutiques dans l'eau, dans l'hude, dans l'éther, dans le vin, etc. , par différents procédés de macération a la température ordinaire; - par digestion à une température de 60 degrés; - par ïn/-«sion dans l'eau bouillante qu'on laisse refroidir ;- par toc/ton en faisant bouillir avec l'eau pendant un certain laps de temps, et par distillation \or^q^^ le médicament est dissous dans de l'eau qu'on vaporise pour en recueillir la vapeur - s'il s'agit de solutions dans l'alcool, dans le vin, dans 1 acide acétique dans l'huile ou dans l'ammoniaque, on a alors des préparations o/cooliquès, vineuses, acétiques, éthévées, huileuses et ammoniacales;

\o Sous forme de gaz et de vapeur. Exemples : les fumigations à eau ordinaire ou aromatique sur le corps et les fumigations de genièvre ou de benjoin ; les inhalations dans la poitrine, d'oxygène, d'acide arsénieux vapeurs, de mercure, de nitrc, de soufre, de vapeur d'eau, à'éther, de chloroforme et d'eou pulvérisée tenant un médicament en dissolution.

C'est à tort que l'on cherche à séparer le médicament des almleiits et des poisons, car les différents objets de la nature, quelle que soit leur destinaliou Ordinaire, deviennent des médicaments dès qu'on y découvre une propne curative. Le lait est un aliment qui devient un remède des qu on le donne d'une manière exclusive, à des doses considérables et à un âge ou il a ordinairement disparu de l'alimentation. Il en est de même quand on l emploie n topique pour guérir l'impétigo et certaines maladies cutanées. Le vin a^ nistré dans le cours d'une fièvre grave adynamique ou a la surfac d mie p ai onique, est un médicament. C'est un poison, au contraire, quand on le picnd h u'tes doses. Le raisin en grande quantité dans cpielques maladies chro^^^^^^^^^^^ les épinards à dose laxative, la fécule comme topique, etc., sont a volonté das

aliments ou des remèdes. , , , • in «irvrh-

lUn est de même des poisons. L'énoétique, l'.ode la morplun a Uï „i„e, e.e., sont de ,iolems poisons qui deviennent des remèdes d q . 1 une étnde attentive, on a p„ déterminer la dose à employer 1'»"" agents cnratifs an lieu de substances toxiques. Une --^.f „ forme donc un remède en poison, ce qui prouve qu'en fan «'"^""^^ faut tenir compte de l'intention curative, de l'elVet produn et de la dose en. ployée.

§ 1". — Modo d'action dcH incdlcaiiienl.».

Les médicaments, ai-je dit, sont des substances solides, liquides ou gazeuses.

MODE d'action DtS MÉDICAMliNTS. /,17 employées dans rinleiilion de produire une impression organique qui se Iransibrmc en action curalive. Médicament nm non agit in cadaver : cela est vrai; car, si, après la mort, quelques substances peuvent encore agir sur la peau, elles n'exercent plus qu'une action mécanique ou chimique, mais l'impression vitale et sa transformation curative ont disparu. On peut, avec un fer chaud, décoller l'épiderme d'un cadavre et faire une ampoule séi-cuse semblable à celle d'un vésicatoire, cela est facile ; mais peut-on comparer les elTets de cette ampoule cadavérique à ceux des ampoules qu'on observe sur un malade ? Sans doute il y a eu production du même phénomène physique, mais on cherche vainement les traces de l'action stimulante ou révulsive qui précède l'effet curatif. L'action des médicaments est moins une chose locale qu'une impression organique véritable action réflexe, dont le résultat est une réaction curative. Toute là thérapeutique est dans cette étude. Le médicament, voilà le moyen et l'herboriste ou le pharmacien, naturalistes, commerçants, en connaissent la couleur le gout, la préparation et la valeur vénale; mais le but et l'action physiologique ou curative, la nature des impressions qu'il produit, c'est là le domaine du médecui et celui que nous allons rapidement parcourir.

Les médicaments n'agissent sur l'organisme malade que d'une manière réflexe en y déterminant des impressions suivies de réactions curatives. Simples modificateurs de Vmpressibilité des mugnenses et de la peau, ou au contraire pénétrant par absorpiion dans le sang, qui les dirige sur les centres intérieurs de Umpressibibte orgcmique, ils produisent toujours une réaction qui se traduit dans un tissu, dans un organe ou dans un appareil d'organes, par certains phénomènes physiologiques ou par la guérison d'une maladie ancienne

Les moyens d'introduction et d'absorption des médicaments ne sont pas moins variés. On les administre : - par la muqueuse des voies digestives^A^ nZ n.ac, de l'intestin ou du rectum ; - par la peau, garnie ou 'dépou vue d épT

^^^^"^"'^ - - paris

Voies digestives ~ On administre habituellement les remèdes par la bourhp

au m„,e„ de laveme„.s „„ de s'pposUo" , '

d acide carbonique, - les lotions d'eau miné aïe 1^^.. ' ' ^ '^"'''^'^ n^ades, des poudres médicamenteuses, ou et 'x;;itr t ":::r'" défaire pénétrer des médicamenis sons li no-,., n- f rabso,p,io„ e. a,„. ,,e„ pe„ co,;:,,^;: ^-"p.^ t I.Zlf ""^^

-,.cod„„.„,,™,,,,,,,;;~

B. — PAïuoL. cÉN. «'PPlique-i-on la mor-

PATUOLOGlli GÉNÉRALE.

phinc et l'almpinc dans les névralgies, le cuiare dans le léianos. Quelquefois aussi on inocule la peau avec une lancellc chargée d'une soluUou saturée de n>o,-pliine, dalropine, de larUc slibié, connue si l'on faisait une vaccuuilion. C'est la viélhodt; endcrmique,

Tissu cellulaire sous-cutané. - Lorsqu'au lieu d'aga- sur le derme a nu, on veut utiliser l'absorption par le tissu cellulaire «"•'f''^:'^"''^' '''V!'^'^!; '^i;';;" pour y placer le ren)ède, ou enfin on injecte dans le tissu cellulan-e aNcc une ^ tesiringue une ou plusieurs gouttes du remède à fa.rc absor çr. Ce ^.a es Lections hypodermiques. Ce moyen, jadis employé et abandonné, a été .un.s • :;:Lneur ^ir AVooc( qui a utilisé dans cet. i''-^^'-;;' '^-'-X^, .inôe par Pravaz. On peut ainsi traiter les névralgies (liélner) les U.u nat su. s (Schachaud, Pihau-Dufailly, Bourdon), le choléra, l'épdeps.e, la chpree, le

tétanos et la rage. . t. ' . , -mmn-^ a'nxv-

Bronches. - La respiration de l'air comprime ou raréfie; des vapcuis tl oxv .ènc, des vapeurs d'éther ou de chloroforme, des vapeurs de goudron, des va - ™ de la salle d'épuration du gaz d'éclairage, des vapeurs d'eau aromaluiue Ses "peurs de nitre, de la poussière d'eau minérale, etc. , montrent qu on peut faire servir les bronches à l'absorption des remèdes.

]^ses. - on introduit quelquefois les médicaments dans organisme en ulant la faculté d'absorption des muqueuses, ^^-^^^^ tive avec l'atropine et la fève de Calabar, dans les narin s avec le calomd ou avecTes poudres narcotiques, dans le vagin avec les pessa.res médrcamenteux, dans le rectum avec des lavements ou des supposilou-e.s, etc. ^iT^U.^^^ 1^ transfusion, au dix-septième -cle, non p

\. nn V est revenu à notre époque, en n'employant ce tl^S^ r ÎIIZ L mort par llémorrliagie t.umatique ^ mojen q^^»^ ■ ^n soit, les injections dans les veines

puerpérale, et 1 on a ^^«^^ } dit-on, sauvé trou

sont un moyen ^^^^ ,J^,, ,,i„es; Magendie a essayé les injectétauiques par 1 m ection ^^^^ ^^^^-^ „3 ,,ient pas plus

Cl acuou 1 uo directes et réOcxes.

(1) Pocy et L.urcnl, Dicl. 'les sciences médic. Paris, 180*), t. UV.

MODE d'action DES MÉDICAMENTS. /il 9

nciil riuimiditc de la peau, celle de la poudre dentifrice acide contre le larlre déposé sur les dents, celle des injections vésicales alcalines contre la pierre, celle des caustiques, qui détruisent les tissus en se combinant avec eux, sont la mise en œuvre des propriétés de la matière brute; ce sont des actions chimiques et physiques toutes dillérentes de l'action dynamique des remèdes, qui provoquent dans les fonctions des tissus ou des organes des modifications toutes vitales.

Les impressions médicamenteuses sont directes quand elles provoquent la réaction physiologique ou curative à l'endroit directement soumis à l'action du uiédicamejit, comme on le voit dans l'action éuiolliente d'un cataplasme, d un emplâtre résolutif ou vésicant, d'une onction ou d'une lotion irritante ou astringente, etc. Elles sont au contraire réflexes, quand la réaction curative se pro-r duit loin de l'organe ou du tissu mis en contact avec le remède. Ainsi les convulsions et la guérison d'une paralysie par la strychnine sont des réactions physiologiques ou curatives réllexes. Il en est de même de l'angine produite par les solanées, de la stomatite mercurielle, de la congestion rectale occasionnée par l'aloès, de la résolution d'une pneumonie par le tartre stibié, de la guérison des fièvres par le quinquina, de la guérison des ophthalmîes par la vésication mastoïdienne, etc. Dans ce cas, l'action réflexe du médicament peut être le résultat de Vabsorption de la substance, comme on le voit pour l'opium, la strychnine, le mercure, etc. ; ou bien elle est l'effet de la sympathie, ce qu'on observe dans la cautérisation du lobule de l'oreille pour la guérison de la sciatique, dans !a i-cfrigération des mamelles contre la métrorrhagie, dans l'impression des odeurs ammoniacales sur l'état de syncope, etc.

Généralement les effets physiologiques sont immédiats &t suivent de près l'impression des remèdes : exemple, le vomissement après le tartre stibié, la diarrhée après un purgatif, le soulèvement de l'épiderme par un vésicatoire, etc. ; mais l'action curative se fait plus longtemps attendre, et c'est presque toujours un effet consécutif. Un collyre au nitrate d'argent irrite violemment la con^ jonctive au moment où on l'emploie, c'est l'effet immédiat; mais le lendemain l'ophthalmie est guérie par suite de l'effet consécutif.

Dans quelques cas les impressions médicamenteuses sont latentes, et la réacr tion curative se produit sans être précédée d'effets immédiats bien manifestes, il moins qu'on n'ait fait prendre une dose trop considérable. C'est le fait du mercure, delà quinine, du fer et des spécifiques, qui guérissent une maladie par des procédés insensibles et inconnus.

Ces impressions varient beaucoup d'ailleurs suivant l'idiosyncrasie ou Tassuétude, et selon la dose ou le mode d'administration du médicament. Les substances les plus violentes, prises d'abord à faible dose, puis à des doses graduellement plus élevées, ne produisent pas d'effet comparable à ceux qui résulteraient de l'emploi immédiat d'une même forte dose chez un individu non accoutumé au remède. Une petite quantité de vin produit aujourd'hui l'ivresse chez une personne qui, deux ans plus tard, pourra en prendre impunément dix fois plus, SI elle en a continué l'usage. - La morphine, la belladone, la noix vomique, l'cmétiquc, etc., déterminent, à la même dose, des effets très-différents

PATIlOLOCIli GÉNtnALE.

Chez des personnes clcn^ùnu. âge ctclc sexc se,nblul)le, el chez K.nles VasM pcrn^el ( 'élever la dose î. des chillVes exlraordlnaires. J'a. connu un médean n- islingué, guslralgique, qui ne vivait tranquille et sans éprouver d acculenls. n p r le m yen de laudanum bu lu cuiller, comn.c d'autres feraient avec du Sr p de gomme. Il en prenait. des quantités énormes, .l'ai vu enhn une fille d douze ans. alTectée d'incontinence nocturne des urines, et qu. e,a, arnvee "e' sans aucun eitet physiologique, 1 granune 1/2 d'extra.t de belladone

^Xl:: encore, établissent d'une façon positive H.

fluInce de l'Lsyncrasie et de l'assuétude sur l'action dilTérente des remèdes employés.

§ ». — noHCB et mode rt'adininistrntlon.

T a dose et le mode d'administration des médicaments produisent des ciîets dil^ et p . -Vilement connus, et qu'il faut étudier avec som. - Lne petUc

m^Îdc noix vomique ou d'arsenic métallique facilite la d.gest.on sans p r l'autre effet appréciable, tandis qu'à plus haute dose, d en peut résulter d cdc m graves 't même un empoisonnement. A la même dose de o ccnti- ' reT tertre stibié, dans une petite tasse d'eau, fait vom.r; au contrane, iZ^ùavage dans un Htre d'eau, il a des propriétés purgatives, etc.

§ a. Classilication aos médicaments et des médications.

î 3 nature des impressions physiologiques et curatives produites par les mér s e t la base de leur classification. On trouve alors à côté des ant.ph lodicaments ba e ûe diurétiques, les sialagogues, les

g,st.qnes des é^^^^^^^^^^^^^ cloute, pour l'honneur de la médecine et

"'l'h:^ Îï. une classification exclusive basée sur les réactions d manière a compléter le tableau des antiphlog.stiques, des antaelcuratives, ^^'^^^^'^^^ ■ ce résultat, pure-

ruent ^^eaU U^^P^^J^^^ ^^^^^^^ bien faites, il y en aurait un

Dans un e .ai de ce P J ^ chimériques inacceptables. - H n'y a

plus grand nomb «^^^ ^ . " c'est de dichotomiser la thérapeu-

qu'une manière d y des systèmes de Thémi-

tique, comme cela s est 1 t an m ^^^^^^^ ^^^^^^^^^

^i^ir::^ t^^^ -^^^-^ -^^-^ -

Ss, erc~^ ''''

et elle n'a pu prévaloir , passer exclusivement les re-

indications fournies par le malade.

CLASSIF^nATlON DES MÉDICAMENTS ET DES MÉDICATIONS. hH

J.cs classifications des remèdes et des médical ions sont assez nombreuses et laissent toutes à désirer. Elles comprennent des classes dont le nombre est diiïérent, parce que l'un réunit ce qu'un autre sépare, et qu'un ti'oisiéme rapproche ce que son prédécesseur avait réparé. — Le fond de la thérapeutique ne change pas plus que les propriétés des médicaments. Ceux-ci sont ce qu'ils, ont toujours été, il n'y a que la manière de raconter leur action qui soit diirérente.

PourChomel, il y a sept classes de médicaments : les toniques, les déùilùants, les calmants, les stimulants, les évacuants, les astringents et les spécifiques.

mi. Hardy cl Béhier n'en admettent que cinq, qui comprennent tout ce que les autres auteurs ont indiqué. Ce sont les médications tonique, atonique, calmante, évacuante et spécifique.

Pour Giacomini, il y en a quatre : hs hypersthénisants ; les hyposthénisants, dont il a étudié l'action dans chaque appareil organique; les médicaments spécifiques et les moyens mécaniques. Cette division est très-séduisante, mais elle a l'inconvénient de résoudre d'emblée un grand nombre de problèmes thérapeutiques qui ne peuvent l'être dans l'état actuel de la science.

Tous les médicaments peuvent, d'après leur but et leur mode d'action, être divisés en dix classes formant autant de médications particulières. Ce sont • 1° médication émollie^ite ; — 2" médication antiphlogistique ou débilitante: — 3° médication tonique; — ti" médication stimulante; — 5° médication jtvpéfumte ou calmante; - 6« médication évacuante, ou vomitive et jmrgaiive; — 7° médication astringente; — 8» médication antispasmodique; — 9° médication révulsive ; — et 10" médication spécifique.

1° De la médication éraolliente, ou expectation.

Ceux qui prennent en mauvaise part le mot tVexpectation affectent de croire et de dire que d'après l'étymologie latine expectare, cette méthode thérapeu-

ique s,gn,he 1 attente de la guérison ou de la mort des malades, sans nulle intervention pharmaceutique. Il y a là une de ces interprétations volontairement mauvaises que réprouve l'honnêteté professionnelle. C'est la répétition de la calomnie eduée contre le naturisme hippocratique par Asclépiade disant avec une m uva,se fo. qu'on ne saurait trop sévèrement juger, que la médecine d'Hipp c. te n et .t qu une méditation sur la mort. Laissons de côté ces interprétations

«dignes de la science, et sachons que l'expecta.ion ne consiste pas X^^^^ 1 issue malheureuse ou favorable d'une maladie en restant inactif cLvl t ses 1 gres nicessants, ma.s à attendre l'apparition de symptômes de nature à éces' une médication spéciale. u ntcessitei

^22 PATIIOI.CIGIE généhalè.

ctammcnt la nnUi(iue de l'homœopalhic, ofi, sous le nom d'un remède réel on ne donne que des atomes insaisissables, indémontrahlcs et chimériques, dont l'action sur l'organisme est absolument nulle. La seule dilîérencc entre les deux méthodes consiste en ce que la première déclare honnêle.nent ne voulou- nen , faire tant que l'état du malade ne l'exige pas, tandis que 1 autre trompe le malade en lui faisant croire h l'efflcacilé d'un remMe imaguiaire.

S'abstenir h propos, agir lorsqu'il convient ! Voilà la véritable m decme C est en s'abstenant lorsqu'on est incertain de ce qu'on va faire, ou des effets d un remède, pour agir au contraire, scion l'indication, par des agents d une ac .ou connue et déterminée, qu'on rend de réels services aux malades. A cet g rd, l'expectation est dans quelques circonstances une médication cxU^mement ut.l , nui ne mérite ni les railleries, ni les dédains dont l'accablent 1 ignorance et a superstition. Pour mon compte, je la jugerai en lui appliquant une phrase célèbre, retournée pour la circonstance, et en disant : Mdius nvllum remednm quam dnceps (1).

2° Médication anliphlogislique ou débilitante.

Dans toutes les inflammations aiguës ou chroniques, extérieures ou intérieures, on emploie une médication qui a pour but de combattre Un ammation également appelée phlegmasie ou p/.%os., c'est la médicat^onant^ph ogntu^ue^ Elî a pour L, soit de diminuer les forces générales du sujet soit de lempérer^ le mouvement circulatoire local et de combattre les accidents locaux de 1 uillam-

™On"mploie dans cette intention : - la diète absolue, la diète lactée, la diète albumineise et la diète végétale; - les viandes blanches, le repos, les bo.ssons dZantes ou acidulés; - les saignées, les sangsues, les ventouses scar.f. s ^^téra^s, tels que le calomel à petite dose souvent répétée ; le tartre s^i^.^^^ à netite dose ; le kermès et les autres préparations antmomales conho-stmu- Ztes-Vioàe et ks préparations iodiques ; l'or et ses préparations ; d^Hques, tels que le nitre, la scille, la digitale, etc. ; - les sudort figues, et

Te ! i hlogis iques généraux employés à l'intérieur ne sont pas les seu s eu udli la pratique médicale. Il y a, en outre, les antiphlog.tiqucs locau.c,

rque le froid e les irrigations continues d'eau froide, les bams chauds pro- X c^-taines eaux min^.!es, les injections, les fomentations, les cataplasmes

;':fge; "amidon, de guimauve, de farine de lin, l'huile, l'axonge et tous les

"ets de cette médication, employée avec vigueur, très- marqués et souvent immédiats; mais la réaction curat.ve provoquée pa elle p u e fa attendre. Au moment même, elle diminue l'état mflammaton-e genc , qcrctérisent la rougeur de la peau, sa chaleur, la force du pouls etc. L amoS congestion et le Iravail iullaunnatoire des tissus; ma.s ce n est

(1) voy. DES uEssouncES de la nature de l'homme dans la GUén.soN des maladies^

ou de la NATURK MÉDICATIUCB, p. 375.

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