PRINCIPES DUS CLASSIFICATIONS MÉDICALES
générales et particulières; les extérieures et les intérieures particulières en maladies de la tète, de l'abdomen, des membres, etc. Dans cette méthode, ou dichotomie, ou procède par livres, par chapitres, par articles et par paragraphes. L'ex|)érieiice, dit Sauvages, a appris que cette méthode n'est ni aussi claire ni aussi aisée que la systématique.
Dans la méthode systématique de nosographie, on réunit dans le même groupe et dans la même classe les maladies semblables, d'après un ou plusieurs de leurs principaux phénomènes essentiels, de façon à les diilérencier des classes voisines établies sur des caractères dilîéi'ents. On réduit ainsi toutes les maladies individuelles à leurs espèces, à leurs genres, h leurs ordres, et ceux-rci à un petit nombre de classes. De cette méthode dérivent d'autres méthodes, formant les divers systèmes et les classifications connues dans la science. Il y a des classifications qui reposent sur une idée toute théorique dépourvue du contrôle des faits et de la sanction de l'expérience ; ce sont les systèmes hypoihétigues. D'autres classifications sont établies d'après l'examen d'un seul caractère essentiel, ou d'un seul ordre des caractères essentiels arbitrairement choisi entre ceux que nous offrent les maladies : telle est, par exemple, la nosographie symptomatique de Sauvages; telle est la nosographie organique de M. Piorry. Ce sont là des systèmes artificiels. Une classification faite d'après l'examen rigoureux et attentif de tous les principaux caractères des objets à classer, convenablement utilisés d'ailleurs pour chaque division, constitue un système naturel ou une méthode naturelle. Telle est la classification que Laurent de Jussieu a instituée pour la botanique; mais nous n'avons rien d'absolument semblable en médecine. La classification de Pinel, qui s'en rapproche le plus, ne saurait cependant lui être comparée, quant au principe fondamental du choix des caractères; elle est faite d'après les principes de la méthode mixte, comme je le démontrerai plus loin. Enfin les classifications mixtes sont faites d'après les principes d'une méthode, que j'appellerai syncrétique, parce qu'elle rassemble comme base et choisit pour point de départ de sa première division des classes plusieurs ordres de phénomènes morbides, au lieu de n'en prendre qu'un seul, comme l'ont fait Sauvages, de Jussieu, Piorry, etc. Ces phénomènes sont tous du premier choix, et l'on y trouve l'hémorrhagie, la phlegmasie, l'empoisonnement, etc., comme la caractéristique d'autant de classes morbides. C'est h cette méthode que nous devons les dassifications modernes de MM. Gendriu, Requin, Grisolle, Bouillaud, Hardy et Behier, Tardieu, etc.
Tout système de classification doit être complet pour comprendi'e dans ses cadres les maladies externes ou internes, car il n'existe entre elles aucune liane de démarcation bien tranchée, et l'on ne comprend pas que plusieurs nosographes aient supprimé certains groupes de maladies, par ce motif qu'elles re ço.vent ordinairement les soins d'un chirurgien. Les classifications sont le seul endroit ou la médecine et la chirurgie peuvent être confondues avec avanta-c pour la scjence et pour les malades. Chaque système ou méthode renferme nnJZn nombre d'ordres, de classes, de genres, d'espèces, etc., suivant les blh^ du
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nosoiiraphe cl les exigences du sujet, de manière à faciliter la dénomiiiaiiou particulière des maladies. Ce sont autant d'abstractions utiles et qui aident singulièrement, h condition qu'on ne les multipliera pas trop. Kn cluiuiue, il n'y a en effet ni classes, ni ordres, ni genres, ni espèces, il n'y a que des
malades.
La méthode mixte ou syncrétique a cela d'avantageux, que, s allranclussant des règles absolues de toutes les autres méthodes qui ont rendu défectueuses certaines classifications médicales, elle fait la fusion de tous les ordres d'éléments nosographiques, pour former, soit des classes, soit des ordres ou des genres, etc., et permet euQn d'arriver à des résultats imparfaits, sans doute, mais plus satisfaits que par tous les autres systèmes. Bien que cette méthode n'offre rien de très-entraînant aux esprits réfléchis, rigoureux et sévères, elle paraît cependant remplir mieux que toute autre le but d'une classification médicale. En prenant ainsi pour base de la première série principale des grandes divisions iiosogranhiques, et pour point de départ des autres groupes, quelques-uns des princinaux ordres de phénomènes fournis par l'observation attentive des ma adies, die permet de réunir d'une façon assez naturelle des affections semblables, nuant à leur nature première, quant à leur symptôme dominant, quant a leur lésion matérielle, quant à leur siège, leur traitement, etc. Les fièvres, leshemorrhagies les flux, les névroses, les lésions organiques, les empoisonnements, etc. , sont des groupes très-bien formés par ces caractères fondamentaux mmr, différente, et ils forment la première série des divisions nosographiques. Tout le monde les accepte, et chacun peut vite apprendre à les connaître.
Les divisions secondaires, soit des ordres, des genres et des espèces, et autres . encore car on peut les multiplier à l'infini, sont fondées sur le même principe • Tsyncrèse ou de fusion entre tous les ordres de caractères principaux des - 1 malad e omp^^^^ dans chaque classe. On prend alors en considération, soit . | de Ta ffèvre, soit le siège anatomique par régions ou par tissus,soit le genre . , de fmKtion troublée, comme, par exemple, pour les divisions des névroses, ou tin tout autre caractère important consacré par l'observation Ainsi les genr« . ■ 1 b dasse des fièvres peuvent Être établis dans le type de l'état febnle, d u. Î s te " s^^^^^ et les fièvres intermittentes; au contraire, es ~
l e de la classe des phlegmasies sont formés d'après la nature du tissu affedé. : on t' uent les grou es suivants de Pinel : phlegmasies des muqueuses, phleg- Ts des uses, phlegmasies viscérales, etc. H en est différemment encore. 71 lasse d lésions de nutrition et des lésions organiques; là les genres > é^bt d'ainî une autre circonstance, qui est la nature de la lésion : c^^ ■ r hv IrtroDh es l'atrophie, le ramollissement, le cancer, le tubercul , etc. t ÏÏ£;Ls esU. les difficultés sont les n^^- et sont résolues e. , même manière : on les établit dans chaque genre, tantôt d après le a.a ' rth-L da siège anatomique, tantôt par d'antres caractères empru s a • !^LLu rhronioue de la maladie, ce qui est très imporiant; tantôt a sa. tZ^^:Z 7^causepro,aOle, etc. Ainsi, pour prendre .. cxenj^ dric ^on- hypertrophie, ramollissement, cancer, etc., appartenant a la classe