Atrophie et épancheinent d'un foie comprimé
par un épanchement en kyste du péritoine. (Frerichs. )
1 I iWW V»*- \ '
partie du corps une forme exceptionnelle spéciale, considérée par la mode» comme une beauté digne d'envie, etc.
Fio. 48. — Stries & la surlaiie d'un l'nie atrophié. (Frerichs.)
Fin. 49. — Métamorphose graisseuse dus muselés du ca;ur dans les divers stades; grossissement 300 diamètres.
(Virchow.)
Fio. 50. — U" pronrc ào faiscwM musculaires (*).
L'inflammation chronique, qui produit assez ordinairement 1 ^yP^^ amène quelquefois l'effet contraire, lorsque les vaisseaux aUenUs^^^^^^^^^^^^^^^ et s'oblitèrent dans une petite étendue. Ainsi l'hépatite, la nepl.n.e album
aspect normal d'ttn faisceal. Vr^^^^^i:^:''^:::]^::^^:^ dl^iîx Sl'c
renve.oppefsa.o.cmme), .
graisseuse ; grossissement : 30O diamètres. (Virclmw.)
Irnil
oeuse chroniques, la cardite, produisent l'atrophie du foie (fig. ^16, hl et /i8), des reins et du cœur (fig. 49). Il en est de même de certains rhumatismes musculaires, celui du deltoïde, qui occasionne l'atrophie de ce muscle et la paralysie du bras.
Les maladies du système nerveux entraînent presque toujours après elles une latrophie plus ou moins considérable des nerfs et des parties cori'espoudantes. Cela est d'autant plus marqué que les sujets sont plus jeunes, à cause de l'accroissement incomplet des membres et des organes. Ainsi, dans les phlegmasies aiguës et chroniques du cerveau, de la moelle et des méninges, il y a souvent une névrite descendante du nerf optique qui produit d'abord l'hypérémie et ensuite, avec le temps, l'atrophie de la papille avec araaurose (1). A la suite des paralysies essentielles de l'enfance, des contractures permanentes d'un muscle, il y a toujours, dans les parties paralysées ou contracturées, une atrophie musculaire qui devient d'autant plus évidente que les parties semblables du côté non paralysé se développent avec leur activité naturelle. C'est une atrophie granulo-graisseuse (fig. 50).
Chez l'adulte, l'atrophie se montre également dans les parties anciennement atteintes d'hémiplégie et dans les vieilles paralysies locales qui tiennent à une altération de structure des nerfs, soit une atrophie, soit un névrome, soit une tumeur du voisinage susceptible de les écraser fortement, soit enfin une tumeur blanche qui les enveloppe et intercepte le passage de l'influx nerveux dans les parties inférieures.
Certaines paralysies spéciales des muscles de la main produites par le plomb ont également le môme effet, et, quand elles datent de loin, le mouvement nutritif de ces parties s'arrête et l'on voit l'atrophie se produire.
Il y a une espèce d'atrophie progressive des muscles nouvellement connue par les travaux de MM. Cruveilhier, Aran, etc., dans laquelle les muscles des mains, des bras, du tronc et des membres inférieurs, perdent progressivement leur volume et leur force motrice (fig. 51, 52 et 53). Pour les uns, cette maladie a pour siège le muscle même et sa nature en est inconnue; pour M. Cruveilhier, au contraire, elle résulte d'une maladie primitive des racines antérieures spinales, ce que plusieurs nécropsies ont démontré
5° Il est enfin des atrophies dont la cause a pu être rapportée à des influences générales telles que l'hérédité, l'usage prolongé de l'iode, les affections morales tristes et la dyspepsie, qui produisent une sorte de consomption générale. La fatigue musculaire elle-même, qui épuise la force nerveuse sans lui donner le temps de se reproduire, peut occasionner la paralysie atrophique, et un grand nombre des cas d'atrophie musculaire progressive publiés jusqu'à ce jour peuvent être attribués à celte influence. L'exercice musculaire modéré, comme le travail intellectuel, stimulent et favorisent le développement des muscles et l'élévation de la pensée; mais, dès qu'on dépasse certaines Umites, les organes
i (1) E. Bouchut, Du diagnostic des maladies du système nerveux par rophthalmosj cope. Paris, 1865, un vol. in-8, avec fig. et un atlas chromo lithographié.
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s'6puisent et l'exercice devient alors une cause de paralysie atrophique et de folie. L'atrophie peut être générale ou locale : la première porte sur tous les tissus et tous les organes indistinctement, comme on peut le voir dans certains cas de
FiG. 51. — Éléments des racines motrices (*).
FiG. 52. — TuLes nerveux (**).
FiG. 53. — Grand sjmpathique (***).
Fw. 54. — Conpe transversale de la moelle dans l'atrophie partielle (dégénérescence lobnlaire) grise ou gélatineuse (****).
consomption produits par les maladies tuberculeuses et par les affections chroniques de l'appareil digestif; mais le système organique qui est le plus spécialement atteint est le système musculaire.
L'atrophie locale, au contraire, n occupe qu'un espace circonscrit dans un tissu ou dans un organe.
Tous les tissus peuvent être affectés d'atrophie. Les muscles de la vie de relatiou, le cœur; certains tissus membraneux, comme l'estomac et l'intestin ; les organes glandulaires, tels que le foie, les reins, la mamelle, le pancréas ; le cerveau on masse ou dans une de ses parties, la moelle (fig. 5Z^), les os, les carulages, (fig. 55 et 56),peuvent offrir cette diminution d'activité de leur mouvement uutriui
n a, c, éléments des racines motrices au niveau dos cornes ^alL "ses mviU^tn^^
invisildè. La membrane limitante est chargée de granulations de ..sicules ^ra.s.t , / . . normal. . , ■„ .,„,.;-nlpe atropW'"''
(«) 1, 2, 3, 4, 6, tnhes norvonx - provenant des racines '^."^ .^^ J7n c ma .^^ 5, Ud'e 'nol'veux pris sur le nerf médian avec la mcn.branc lumtante pl.ss.c U n ^^^^^^^^„,^ar
(***) t, fc, i, grand svnipnthlque, prolilératinn libro-conjonct.vc S™;""";;'''; ';!^.sicÛles graisseuses (m)^' fnis..can.x ond.dés trèslélégants (J) ; tonl lo champ dn microscope cl rempli dt xt.icu.es gr s'éi'hiippeiit des tnhes fi la moindre pression. (.1. Simon.) oincs ncrvciif»'^
(****) /î,,„,ra hnqUndiaalh posln-ior; s», racines nerveuses P»''^"'^"^' "''ft plus avancé.-, vii; rie\,res; s' insérant ,lan» la substance gri.e'des cornes; «, "''-"l' "^P™ ^oX,^^^^^^^^^ en /. dans iJs cordons postérieurs ant.nir de la fissure postérieure eu/-, et dans les corUons denr naliirelle. (Viichnw.)
MALADIKS ORGANIQUES. — ATROPHIE. 6A1
moléculaire. Le tissu où l'atrophie se présente avec des caractères fort tranchés est le tissu musculaire ; un homme ne maigrit que par la climmution du volume > des muscles et par la disparition du tissu adipeux.
D'une manière générale, ce sont les organes les plus vasculan-cs et ou le mouvement nutritif a le plus d'activité qui sont le plus ordinau-ement le s.ége
de l'atrophie. . . i i i
Les résultats de cette nosorganie sont : r la diminution de volume des organes, difficile à reconnaître lorsqu'elle est peu considérable, et, au contraire.
FiG. 55. — Atrophie de l'extréniité inférieure du fémur chez un enfant. (Lebert.)
Fie. 56. — Atropliic du cartilage, caractérisée par l'agrandissement de ses cavités naturelles. (Lebert.)
très-apparente si la lésion est très-avancée ; 2" la dureté des tissus : ainsi le foie, la rate, les reins, le sommet des poumons atrophiés, sont durs, résistants, et ont en partie perdu leur structure normale; 3° la diminution de poids, ce qu'il est facile de comprendre par suite de la diminution des molécules constituantes do la partie affectée ; ^i" la transformation graisseuse pli;is ou moins caractérisée I selon les organes : ainsi la plupart des organes atrophiés sont généralement j altérés^dans leur texture, et ils renferment un grand nombre de globules de • graisse qu'on n'y découvre pas habituellement. Cela est surtout inarqué dans '■\ l'atrophie des muscles. Le cœur atrophié est généralement couvert de grai.sse, I et les libres des muscles anciennement paralysés pâlissent, perdent leurs stries i horizontales, et s'infiltrent de graisse en quantité tellement grande, que l'on
l!. — PATllOL. liÉN. h l
finit par no plus trouver le muscle. C'est ce qu'on désigne sous le nom de dérjénérescence gmnulo-yraisseuse des muscles paralysés.
Il est bien difficile, pour ne pas dire impossible, d'arrêter ou de guérir l'atrophie, quand elle a pour siège les glandes et les organes intérieurs; mais, quand il s'agit de certaines atrophies générales ou locales, produites par une maladie qu'on peut guérir, alors on peut recourir à l'emploi des moyens thérapeutiques suivants, qui ont une grande utilité.
L'alimentation substantielle et réparatrice, le séjour à la campagne et au soleil, l'exercice modéré, les bains froids, les bains d'eau minérale saline ou sulfureuse, les préparations de fer, les frictions sèches sur le corps, le massage et l'électrisation cutanée, sont des excitants généraux et locaux de circulation périphérique qui peuvent ranimer l'activité de la nutrition moléculaire. Ces moyens sont indiqués de préférence dans l'atrophie générale ou locale du système musculaire indépendante de toute lésion appréciable du système cérébronerveux.
ARTICLE m
DE l'induration OU SCLÉROSE.
L'induration est caractérisée par l'augmentation de consistance des tissus, et elle est déterminée par la présence d'une infiltration d'éléments fibro-plastiques et conjonctifs ou amylacés.
Elle se produit dans les organes membraneux et parenchymateux, tels que l'estomac, l'intestin, la vessie, le cerveau, les ganglions lymphatiques, le poumon, le foie, la rate, le tissu cellulaire sous-cutané, l'utérus, les os, etc. ; mais elle est plus fréquente dans les parenchymes.
Les tissus sont dors, résistants, compactes, et sont plus ou moins altérés par suite d;une infiltration de tisîu conjonctif. Ainsi, dans le sclérèrae des enfants ou des adultes, la peau endurcie est remplie d'une plus grande quantité d'éléments de tissu fibreux. Il eu est de même de l'utérus et des muscles indures, de la substance du cerveau dans la sclérose cérébrale, de la rate, qui est petite et dure dans les maladies du cœur, etc. Quelquefois la couleur des tissus reste naturelle ; le plus souvent elle est modifiée, et offre une teinte rouge, jaune, noirâtre, ardoisée, etc. Ils sont infiltrés de matière séro-albumineuse, amorphe, de cytoblastions ou noyaux fibro-plastiques, de fibres de tissu conjonctif, de substance amylacée, de tissu fibreux, et ont toujours une vascularité moindre que la
vascularité normale.
L'induration superficielle se reconnaît avec la main, mais l'induration profonde échappe souvent à tous nos moyens d'exploration, si ce n'est dans le cas où elle occupe un organe accessible à la percussion, car alors une vitalité plus grande ([ue de coutume peut en faire soupçonner l'existence.
L'induration est tantôt indolente, sans aucun phénomène dynamique de
MALADIES ORGANIQUES. — RAMOLLISSEMENT. 6Zl3
réaction, et tantôt elle est accompagnée d'une sensibilité exagérée ayant pour siège le tissu malade ou les organes voisins comprimés par la masse d'indulation.
Quel que soit le tissu affecté, l'induration est ordinairement liée à une phlegmasie chronique consécutive à une phlegmasie aiguë, mais il y a de fréquentes exceptions à cette règle. Il arrive souvent que l'exagération du mouvement nutritif produit l'induration des tissus sans intervention d'un état inflammatoire bien caractérisé. L'induration du cerveau en est une preuve. Quelquefois aussi les tissus s'endurcissent par suite de l'hypérémie dont ils ont été longtemps le siège ; c'est ce qu'on voit dans les maladies du cœur, lorsque la rate hypérémiée acquiert une dureté et une densité si remarquables.
L'induration est souvent confondue avec un certain nombre d'états anatoniiques qui ont avec elle, pour caractère commun, la dureté des tissus. Ainsi les tumeurs épidermiques des glandes, les infiltrations tuberculeuses, fibroplastiques et cancéreuses, la compression d'une partie molle, comme le poumon, par un épanchement de liquide, etc., sont assez souvent considérées par les médecins comme des exemples d'induration. C'est une erreur qu'il faut tâcher d'éviter, et, bien que le mot d'induration soit applicable à tous les états anatomiques dont nous venons de parler, il ne doit servir qu'à désigner l'état de dureté des organes dans lesquels il n'y a que de la matière consistante amorphe et quelques éléments de tissu conjonctif ou fibro-plastique.
L'induration est un état morbide qui disparaît très-lentement des tissus. Souvent même elle persiste toujours, soit en conservant sa force primitive, soit^ au contraire, en changeant de texture et s'infiltrant de matières grasses Salines, de pigment, d'éléments fibro-plastiques, amyloïdes, etc.