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MALADIES ORGANIQUES. — CONCRÉTIONS INORGANIQUES

! la cicatrisation s'accomplit. Les granulations charnues s'affaissent, perdent leur vascularité et acquièrent une densité plus grande; elles séparent moins de. liquide de la masse du sang; elles forment moins de pus et se couvrent d'un épithélium plus ou moins résistant, qui, du centre à la circonférence, finit par couvrir la surface ulcérée. Alors le tissu au milieu duquel s'est faite l'ulcération, se produit lentement sous cette membrane protectrice; des séreuses de la peau, une membrane muqueuse, se reproduisent. Il n'en est pas de même dans les ulcérations des parenchymes, là oii l'excavation produite se comble par rap-

H prochement des parois du foyer, en laissant au centre un noyau cellulo-fibreux

1 plus ou moins considérable : exemple, la cicatrisation des abcès du poumon. Dans les os, le mode de réparation participe des deux autres. Lorsque la carie est arrêtée, et que, par l'ulcération fistuleuse, les derniers débris de l'os dissocié ont été rejetés au dehors, un os nouveau, formé autour du premier, aux

; dépens du périoste, s'organise plus complètement et remplace celui que la mortification moléculaire avait détruit.

SECTION III

DES NOSORGANIES CARACTÉRISÉES PAR L'HÉTÉROTOPIE TROPHIQUE OU ERREUR DE LIEU DANS LA FORMATION DES ÉLÉMENTS MORBIDES.

Dans ce genre des nosorganies se trouvent celles qui résultent du déplacement i de l'acte nutritif, lequel accumule des éléments anatomiques sur un point où i ils ne doivent pas exister. Ce sont : 1° les productions morbides inorganiques, comprenant: les concrétions calcaires et salines; T les productions morbides ' ou néoplasies formées de matières organiques, telles que la production anormale 1 de tissu connectif, glandulaire, ou adénomes, adipeux, ou siéatoses, vascu- ' laire, cutané, musculaire, nerveux, épidermique, fibreux, cartilagineux, ■ fibro-plastique, osseux, pigmentaire, etc.

Les phénomènes de la nutrition moléculaire dans les tissus sont soumis à une ' série de troubles dont l'hypertrophie, l'atrophie, l'ulcération, etc., ne sont en 1 quelque sorte que le premier degré. En outre de l'accroissement et de la dimi- ■1 nution du mouvement nutritif des organes, il y a d'autres perturbations du pouvoir irophique qui ont pour effet la génération de tissus nouveaux ou néoplasies, jadis appelés par Laennec tissus homœornorphes (1) ou hétéromorphes (2), dont le développement entraîne une foule d'accidents morbides particuliers.

{\.)Tisius homœornorphes. — On appelle ainsi des tissus dont les éléments ont une forme semblable à ceux qui existent normalement dans la situation du corps. — Exemple : une lumeur fibreuse ou une tumeur épithélialc sont des tumeurs homœomorphes, parce que la production anomale e.st composée par les éléments du tissu fibreux ou épithôlial semblable au tissu fibreux ordinaire.

(2) Tisms hétéromorphes. — Composés d'éléments altérés dont la forme est nouvelle et inconnue dans les éléments organiques ordinaires. — Exemple : le tubercule, qui n'est qu'un mode de destruction des cellules et noyaux fibro-plastiques.

fi52 PATHOLOGIE GÉNÉRALE.

Ces deux mots de Laennec ont ét6 crûés pour faire comprendre que les élé-' ments histologiques des néoplasies sont identiques avec les élémenis ordinaires!* *des tissus, ou qu'ils en diiïèrent par la forme, qui est entièrement autre et nou-ivelle. Malheureusement, ce fait, d'abord accepté dans la science, n'y doit pasii rester. Ce que Laennec désignait sous le nom d'éléments liétéromorphes, con-H stituant des produits morbides sans analogue dans l'organisme, n'existe pas. ^ Ces éléments px'étendus nouveaux ne sont que des métamorphoses d'élémeuis ; ordinaires de nos tissus. La cellule cancéreuse est une hypertrophie de la cel-l lulc épithéliale des régions occupées par cette dialhèse, et elle n'a rien de« caractéristique. Le corpuscule réputé tuberculeux n'est que la dissociation des! épilhéliums et des noyaux fibio-plastiques de la granulation grise demi-transpa- • rente ; enfin les kystes ne sont que des ampliaiions cellulaires.

Les lésions dues à l'erreur du lieu de l'acte nutritif sont très-nombreuses, cl! elles semb'ent indiquer dans les organes une spécialité de réaction inlinimentl digne d'intérêt. Ce ne sont pas en effet de simples propriétés de tissus qui senti la cause de ces générations de tissu morbide toujours liées aune modification i de la manière de sentir des individus, et susceptibles d'une extension ou d'uiif généralisation telles que tout l'organisme en peut être infecté, comme dans les diathèses virulentes ordinaires.

Parmi ces lésions, les unes sont formées d'éléments inorganiques, sont en grande partie composées de matières salines, tandis que les autres sont consli- i| tuées de matières organiques créées aux dépens du sang par la prolifération dc^ tissus,

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