ARTICLE PREMIER DES CONCRÉTIONS INORGANIQUES
Les néoplasies inorganiques, productions salines ou calcaires, dépendent du trouble survenu dans les phénomènes chimiques de la nutrition. Le sang et les liquides émanés du sang, modifiés dans leur composition, contiennent une grande quantité de matières salines qui se déposent dans l'intérieur et la trame des organes ou au milieu d'anciennes néoplasies organiques. Il en résulte do.'concrétions aussi nombreuses que variées dans leur nature.
On sait, d'après les recherches de Gollard de Marligny, de Regnault et Reisct (1), que la respiration des vieillards est moins active et qu'il y a moins de carbone brûlé que chez l'adulte ; le carbone reste dans l'organisme, et il se . dépose dans les tissus, principalement dans les poumons, où il forme celte matière noire disséminée ou ces masses de charbon qu'on observe chez les personnes avancées en âge, et dont Natalis Guillot a fait connaître la nature. Ce > carbone se sépare dans un état de division excessive, et sa présence amène, avec l'oblitération des vaisseaux voisins, une diminution d'étendue dans la circulation capillaire et dans la surface des voies respiratoires. De semblables -
(1) Regnault et Reiset, Recherches sur la rcspirai.ion {Annaks de physique el de chimie, 3° série, t. XWI).
MALADIES UUGANIQUliS. — CONCIIÉTIONS INOUGANIQUES 653
dépôts peuvent avoir lieu avant la vieillesse, dans certains cas de maladies des ' poumons, et principalement dans la pluliisic tuberculeuse.
Dans la diatlièsc urique qui caractérise la goutte, le sang et les sueurs ren- I. ferment, d'après Bcrzelius, une quantité insolite de matières salines, et c'esî là ) ce qui explique la formation des néoplasies calcaires ou tophus qu'on renli contre souvent autour des articulations, dans les ligaments et sur les cartilages 5' chez les goutteux. Ces néoplasies calcaires sont formées d'urale de chaux, • d'urale de soude et de phosphate de chaux mêlés à une quantité plus ou moins
grande de nîatière animale.
l' Dans les liquides émanés du sang, tels que le mucus, l'urine, la bile, la sa- ,! live, la sueur, etc. , des sels ou des principes sécrétés en quantité trop grande f) peuvent se déposer et produire des concrétions qui deviennent souvent le point [-de départ d'accidents morbides. Il en est de même lorsque, dans ces liquides, la proportion de sels étant la même que dans l'état normal, c'est la quantité d'eau qui est sécrétée en moindre abondance, ou lorsque l'eau est résorbée dans un liquide de sécrétion trop longtemps inclus dans son réservoir naturel, i; Ainsi se forment les calculs des reins, remarquables par leurs aspérités en rapport avec la disposition des caUces, les calculs de la vessie, des uretères cl j.de la prostate, les concrétions salivaires du canal de Wharton, les concrétions 1] du foie et de la vésicule bihaire, etc.
■. Les concrétions calcaires ou calcifications se forment dans la trame de tous les tissus. On trouve souvent dans le poumon, ordinairement chez les tuberculeux, des masses calcaires blanchâtres, dures, résistantes, ayant pour origine un tubercule qui s'est transformé en phosphate de chaux. Ces concrétions sont plus ou moins volumineuses, et j'en ai vu qui avaient jusqu'à un centimètre et demi de diamètrè. Dans la plèvre, des plaques calcaires se développent quel-
iquefois à la suite d'anciennes pleurésies. M. Parise a rassemblé un grand nombre
^:de ces faits, et j'en ai observé un exemple sur la plèvre costale sous-mammaire d'une femme ayant jadis subi l'amputation du sein.
On en trouve dans les cartilages du larynx, dans les parois artérielles, dans les tendons, dans les ligaments chez les vieillards, dans le corps de l'utérus, au milieu d'anciens corps fibreux, etc. Les faits de ce genre sont très-nombreux, et j'en ai publié un dans lequel la concrétion calcaire utérine n'avait pas moins lie 20 sur 15 centimètres de diamètre.
Dans les néoplasies inorganiques doivent aussi être placées la sécrétion de
■ la matière colorante de la chromidrose (fig. f,7), déposée sur la peau de la paupière mférieure, et la formation du sucre de glycose qu'on trouve dans les urines dinbétiques (fig, 58),
Certaines concrétions calcaires se rapprochent beaucoup de certaines néoplasies organiques, avec lesquelles il est Aicile de les confondre. Les dépôts de carbone 'du poumon ressemblent un peu aux dépôts de mélanose, et les masses crétacées qu on rouve au milieu de quelques organes se rapprochent jusqu'à un certain point des ossifications accidentelles, avec lesquelles on les a confondues iusqu'è, jour, bien qu'il soit assez facile de les distinguer les unes des autres
g5/|. PATHOLOGIE GÉNÉRALE.
La nature de ces concrétions est très-variable, suivant leur origine. Ce sont toujours des sels unis h une plus ou moins grande proportion de niatière organique; et, dans les concrétions d'un même réservoir formées aux dépens du môme liquide, la composition est encore souvent très-différente. Ainsi, d'après
Fie. 57. — Matière colorante recueillie récemment et nouvellement sécrétée.
(Le Roy de Méricourt.)
FiG. 58. — Sticre de diabète cristallisé. (Beale.)
Vauquelin, il y a soixante-douze espèces de calculs urinaires ; ceux que forme la bile sont également très-variés, et il en est de même des calculs salivaires.
Les concrétions calcaires sont plus ou moins dures, quelquefois très-poreuses, et presque toujours formées de substance organique, de graisse, de cristaux de cholestérine et de phosphates terreux. On n'y trouve point de corpuscules ni de canalicules osseux. Ce sont des pétrifications accidentelles, ou, si l'on .veut, des calcifications,
ARTICLE II
DES NÈOPLASIES ORGANIQUES.
Les néoplasies organiques, exclusivement composées d'éléments revêtant des formes différentes, suivant la] structure des ti.ssus et la nature de l'impression morbifique, résultent, soit de la coagulation de la fibrine du sang ho. ~ des vaisseaux, soit d'un trouble de la nutrition moléculaire. Elles se présentent sans forme défmie. à l'état de dissémination, comme la graisse dans l'obesite, le tissu libro-plaslique dans les indurations, l'épithélium dans l'ichihyose, etc., on au contraire à l'état de masses circonscrites plus ou moins saillantes forniani alors les tumeurs ([u'on voit dans le lipome, le cancroide, l'épithéhoma, l'encliondrome, etc. Constituées par des éléments semblables h ceux qui entrent dans la structure normale du corps, comme l'épithélium, le tissu fibreux, etc.. on an contraire d'éléments normaux altérés, revêtant une forme différente, comme ceux de la matière cancéreuse ou tuberculeuse, elles méritent d'être distinguées
MALADIES ORGANIQDES. — NÉOPLASIES ORGANIQUES. 655
SOUS ce rapport, et, s'il est désormais impossible d'admettre avec Laennec, Vogel (1), Andral, Foreter, Ch. Robin (2), Lebert (3), etc., des néoplasies homœomorphes, et des néoplasies hétéromorphes, il faut convenir que cette division a rendu de grands services aux études anatomo-pathologiques.
Les néoplasies organiques vivent de la vie des organes où elles se trouvent, par un échange de matériaux résultant de l'imbibition, ou par leur vascularité et par l'organisation dont elles peuvent devenir le siège. Elles changent d'état dans le coure de leur existence, et passent de l'état solide à l'état liquide et à l'état caséeux, ou, plus ordinairement, de l'étal liquide à l'état solide fibro-celluleux, et de celui-ci à l'état cartilagineux, osseux ou calcaire. C'est ce qu'on appelle des ti'ans formations et des dégénérescences morbides, expression que les histologistes veulent remplacer par le mot de substitution morbide. Il est certain ' qu'en regardant les choses sous la lentille du microscope, l'élément calcaire ou I osseux d'une tumeur a remplacé l'élément fibreux, et celui-ci l'élément cellu- ! leux primitif ; il y a donc en réalité, pour ceux qui n'acceptent que le ; témoignage des sens, substitution d'un élément h un autre; mais, aux yeux de 1 la raison, c'est la tumeur primitive qui s'est métamorphosée ou transformée . par le changement de ses éléments, et le mot de transformation morbide a autant ses raisons d'être que celui qu'on lui oppose.
La formation des néoplasies organiques offre des phénomènes analogues à ceux de la production des tissus normaux, tels que Schleiden, Schwann, Henle {h), J. Mûller, Vogel, etc., les ont fait connaître. Au sein des tissus infiltrés par un exsudât liquide qui n'est ni le sang, jini la lymphe ordinaire, mais un fluide d'imbibition émané du sang, jadis connu ' SOUS le nom de blastème (de i^\<xazl<;, germe) ou de lymphe plastique, se déve- ' loppent la plupart des éléments qui formeront les néoplasies (5). Dans ce blastème, il y a de la fibrine coagulable, susceptible d'organisation rapide;, de l'albumine, et des sels en quantité variable. Sa nature n'est pas constam- I ment la même, et rien ne peut en faire connaître les dfférences de composition; il est évident qu'au-dessous de l'influence diathésique qui préside à sa formation, une vitalité locale inhérente à l'organe imbibé de plasma imprime à ses métamorphoses une direction impossible à nier^, puisque dans
I (1) Vogel, Traité à' anatomie pathologique. Paris, 1847.
I (2) Robin, ïh Littré et Robin, Dictionnaire de médecine, 12^ édition. Paris, 1865.
(3) Lebert, Traité d'anaLomie pathologique. Paris, 1855-;il.
(4) Henle, Traité d'analomie générale. Paris, 1843.
(5) Virchow et son école nient l'existence de ce blastème, et attribuent à une sorte d'iri ritalion formativela prolifération des éléments dont l'accumulation forme quelques-unes des l' néoplasies. Cela ne me paraît pas conforme à ce que j'ai observé ; sans doute il n'y a pas ' toujours d'exsudat réuni en masse, mais tous les tissus au sein desquels se forme une ' néoplasie sont infiltrés de liquide servant à la nutrition par endosmose, et ce liquide
'nnilré est le blastème aux dépens duquel se fait la prolifération des éléments normaux et ? pathologiques. Ces liquides sont la source de la vie nucléolaire ou cellulaire, et il n'y aura l'i jamais de néoplasie dans une partie desséchée.
g56 PATHOLOGIE GÉNÉRALE.
un muscle, clans un nerf, sur les muqueuses et dans la peau divisés, le plasma s'organise en forme de tissu musculaire, de tissu nerveux et de tissu muqueuxul ou dermoïde.
D'après Scliwann, c'est dans cette exsudation que se développent des graiiula-i tions'ou des granules jouissant d'une certaine mobilité naturelle et qui se réu-i nissent pour constituer des corps plus volumineux, arrondis, connus sous leM nom de nucléoles et de noyaux, ayant 1/250" ou 1/Z| 30'= de ligne de diamètre. Quand les noyaux sont formés, ils restent libres et nus, ou bien ils s'entourent d'une membrane qui leur est d'abord immédiatement appliquée, puis s'en éloi-me laissant entre elle et le noyau un espace rempli de liquide. Alors la , cellule est constituée. Elle a 1/100'= à l/SOO'^ de ligne de diamètre ; elle ren-»| ferme un ou plusieurs novaux garnis de nucléoles et de granules moléculaires. «| Sphérique. polygonale, ou irrégulière; selon les tissus qu'elle doit former, ell. varie même sous les yeux de l'observateur. Elle éclate quelquefois par suite de segmentation du noyau, et il se reforme d'autres noyaux et de nouvelles cellules L'acide acétique lui donne plus de transparence et la dissout, mais n'atlaque pas les novaux. L'ammoniaque et la potasse dissolvent tout a la fois novaux et cellules. D'après Schwann enfin, c'est cette cellule même dont la traiisformation ultérieure engendre tous les tissus indistinctement. Un inslaDl cette genèse organique, connue sous le nom de théorie cellulaire, a été considérée comme exacte et applicable au développement de toutes les produc .on. normales et pathologiques; mais, aujourd'hui que de nombreuses excepUo,,sont opposées, il n'est plus possible de l'admettre comme id e absohu. R bnet ^lchow(l) en contestent l'exactitude. La théorie cellulaire vra. dans le plus grand nombre de cas, ne les explique pas tous, et, par conséquent, ,1P sniirait être admise comme théorie générale.
P e n 3 us l« éléments „o, ma„. de l'organisme „enve« se produire denteZent sous l'iniluence pathologique, nrais cette généraUon n'aheuque rt'anrès certaines lois formulées par Vogel et par Lombard.
L iTes productions morbides empruntent au tissu d'où elles «uianent «
se produit souvent près de l'œil ou dans les poumons, qui .enferme.
makment de la mélanose. , , ^yge qO'
La natu,-e du produit est toujours e.i rapport av c na «re^d^^^^ ^^^^^ a enge.Klré le blaslème. Ainsi des surfaces qui frottent les unes
(l) Virchow, la l'alhologie cellulaire, 3» édition. Paris, 1868.
MALADIES ORGANIQUES. — NÉOPLASIES GLANDULAIRES. b57
produisent des élémciils appelés à donner naissance à du tissu cellulaire ayant
forme de membrane séreuse. Un os luxé détermine, là où il se trouve, la i formation d'une fausse articulation tapissée d'une membrane séreuse et entourée
de tissu fibreux. Un organe malade rejette au dehors, par un trajet listulcux, i des matières putrides qui sont une cause d'irritation pour les tissus qu'elles 1 traversent, et une pseudo -muqueuse comparable à celle de tous les conduits
excréteurs se forme sur les parois de la fistule.
§ 1^''. — De la production du tissu conjonctif.
La génération du tissu cellulaire, connectif ou conjonctif, est très-fréquente, et se fait aux dépens de la fibrine du liquide infiltré dans les tissus, car elle n'a pas lieu dans les exsudats séreux qui ne renferment pas de fibrine.
Dans le nouveau tissu conjonctif se trouvent des fibres de tissu cellulaire proprement dit, des fibres élastiques, des noyaux ou cellules fibro-plasiiques, des ■ vaisseaux capillaires, ce qui lui permet d'être le siège de l'inflammation, de l'hémorrhagie et de la gangrène. Il se présente sous différentes formes et à divers degrés de développement parfait ou imparfait, selon la vitalité des tissus au milieu desquels il prend naissance. Son développement est assez rapide. Dans les quatre ou cinq pi'emiers jours, ce sont des cellules et des granulations moléculaires, et il faut attendre un peu plus longtemps pour que les fibres y soient apparentes et bien développées.
Le tissu conjonctif se rencontre dans tous les tissus qui ont été le siège d'une solution de continuité : dans les solides affectés d'atrophie ; dans ley parties où 1 un froltemejit a lieu; dans les fausses articulations; dans les parties affectées d'agénésie; dans quelques parties où un liquide épanché doit être absorbé: exemple, les hémorrhagies du cerveau, à la surface interne des kystes, à la surface des organes couverts de fausses membranes, etc.
§ s. — Uc la lirodnctiou du tissu glandulaire, ou adénonictt et liétcradcnoines.
Le tissu glandulaire peut augmenter de volume au milieu des glandes qu'il constitue, et former des tumeurs glandulaires qu'on appelle adénomes ou tumeurs adénoïdes. Ce sont des hypertrophies des culs-de-sac glandulaires, avec amas d'épithélium dans leur cavité et formation de vaisseaux nouveaux. Elles ^ sont dues à la multiplication des aciui glandulaires et du tissu conjonctif. Ce • sont de véritables hypertrophies glandulaires; on les observe dans la parotide, la glande thyroïde, la prostate, la mamelle et dans les glandes sudoripares (1).
Les tumeurs adénoïdes ou adénomes peuvent se transformer en petits kystes qui s'enflamment et suppurent, mais elles se convertissent rarement en véritable cancer. Elles sont dures, lobulées, sans adhérence à la peau, indolentes et se développent très-lentement.
(1) Voyez, Hypertiiophie.
B. — PATHOL. GÉK. /j|2
A côté de cette hypertrophie locale du tissu glandulaire au sein d'tiiic glande,' il y a encore quelquefois, dit-on, production du tissu glandulaire dans des régions où il n'y a pas de glande, et où par conséquent cette production anormale forme une véritable erreur de lieu de développement. Les tumeurs qui en résultent sont des hétéradénomes (Ch. Robin), et c'est ce qu'on appellile tissu hétéradénique.
Les hétéradénomes se produisent là où il n'y a que du tissu cellulaire au voisinage des glandes, et particulièrement sous le grand pectoral qui les sépare de la mamelle. Ils sont formés, soit par des culs-de-sac filamenteux avec des diverticulums en caecum formés par une gangue celluleuse et de l'épiihélium nucléaire, soit par des culs-de-sac terminés par des renflements pleins d'épithélium nucléaire et des corps oviformes de nature azotée interposés entre ce
FiG. 59. — Culs-dc-sac d'une tumeur hétéradénique de Torbite (*).
culs-de-sac de nouvelle formation, soit enfin par de simples tubes pleins d'épithélium nucléaire (fig. 59).
Quelques personnes nient l'existence de ce tissu hétéradénique, et, avec ur douez, elles prétendent qu'il y a eu erreur d'interprétation dans l'étude de
1 rf. C, f: V
(*) a, h, c, porllo,! des Rninc» dftnS lesquelles l'épithéhura 09 dispose en "^^^ P^^^-^Soro anio, tinVdes gaines fo.mée d^-pithMium nnelùaire ovo.de : e«l.-c ^«'^^^^ non encore segmentée en e!rllnlc5. - De d en «, on suit a transition de 1 nue à 1 autre uc» u indiquées ci-dessus. (Ch. Kobin, Mémoire sur le lissu hitcrademque.)
NÊOPLASIES GRAISSEUSES.
lésion. Selon cet anatomiste, ce qu'on aurait regardé jusqu'ici comme du ti.ssu glandulaire développé par erreur de lieu dans un point de l'organisme'ne serait autre chose qu'un parasite végétal disposé en cul-de-sac, et ce qu'on aurait pris pour de l'épithélium nucléaire ne serait qu'un amas de spores. Quoi qu'il en soit, ces tumeurs sont souvent prises pour des cancers, surtout dans les fosses nasales et dans l'orbite, mais près de la mamelle ou de la parotide elles ressemblent aux tumeurs adénoïdes. Ce sont là des faits à étudier de nouveau,
§ s. — Me la stéatoso, ou production du tissu adipeux et «le la gfais!$e.
Le tissu adipeux et la graisse se produisent dans un grand nombre de circonstances particulières, soit comme hypertrophie du tissu adipeux normal, soit à l'état d'infiltration dans certains organes qui en sont habituellement privés, soit enfin au miheu des éléments anatomiques altérés.
La graisse se dépose en quantité plus ou moins considérable dans le foie chez
FiG. 60. — Moitié de deux acini du foie se tiuichant (*).
l''iG. 61. — Canalieule urinifère recourbé provenant de la sulislunee corticale d'un rein subissant Ja dégénérescence graisseuse spéciale il la maladie deBriglit(**).
Kio. 62. — Prolifération graisseuse interstitielle (engraissement des muscles) (***).
les phthisiques, et constitue l'état gras dû foie (Virchow, fig. 60); on en rencon re ega ement dans les reins affectés de la maladie connue sous le nom de néphnte albumiueuse (fig. 61), dans les muscles atrophiés à la suite de para- Mes anciennes (fig. 62), dans les muscles des sujets empoisonnés par le phostk VZl" ^'"^ P^™'« '''^'-'^ «éniles (fig 63
ansU. w kV"""' ^'"^ P'"'^^'-^ pathologiques' slu à ma ^'"'"^ '^^ granulationrgn-se^
cil 1p 1 , '''"'■''^"^ '''"^'^"^ tubercules. C'est m-iu-
^^Z^:^ T ''''''''' ftermusculaire, V n
voit apparaître, et c'est à sa présence que se rattache VobésÙé.
intH„'[,'„r„r;'t\'^\':,,r:'T'''''''^ '''■""■■•-•^ .•amili,.al,lo„, ullérleures.,, vénnu.hi.t „ ■
ggQ PATHOLOGIE GÉNÉRALE.
Le lissu adipeux hc présente aussi à l'élat de tumeurs isolées, xiuelquefois énonnes, connues sous le nom de lipomes, de stéatomes et de cholestéaiomes.
FiG. 63. — Dégénérescence graisseuse des artères cérébrales (*)
Les lipojnes occupent le cuir chevelu et les différentes parties du corps; ils sont arrondis, mobiles et de consistance assez molle, plus ou moins volumineux, et atteignent quelquefois le volume d'une tête d'adulte; ils sont foim.'de graisse jaune, séparée par des interstices celluleux formant de petits lok-
Fie. 64. — Coupe verticale d'une plaque sclérotisée de l'aorte subissant la métamorphose graisseuse (tunique interne, surface interne) (**).
FiG. 65. — Bouillie athéromateuse proven. d'un foyer artériel {***).
et renfermée dans des vésicules transparentes ou cellules adipeuses, que l'cllicrp dissout complètement (fig. 67 et 68).
Les stéatomes sont plus résistants, bosselés, renfermés dans luiP capsuu
(*) A, n,étnn>orpl,«sc graisseuse des cclhdes musculaires de la '\'-'''^'"2''T«^^^^^^^ \nU à granules graisseux dans les corpuscules conjouclifs de la membrane mlerne. 300 diamètres. (Virchow.) cellule' -
l**) c i..irtion la plus interne de la tunicpie avec noyaux subdivisés (groupés); «o»!'^ ,^,„'j|| ^o»! „,i„tL,t'cle volunn. ' ch, v.,it des réseaux lorn.és par .les cellules f»f """-/'^ "^J'^ 'u, d^^^ «. ayant laspeet cartilagineux; ]>, eoncbe de F"'''"''"''"». ^'ï^'f "'J ' ^^^^^^ -
devenant albéronmteuso ; a commencement du processus ; etal plus avance de tianslonnan . Grossissement; 3U0 diamètres. (Virchow.) ■ „c intcn.'
(***) «, a-, graisse licp.ide provenant de ""■'anunTbose graisseuse des e^^^^^^^^ I,,,,,,,, ,p,î se tra'nsrorment en globules grunnleux «, «, pu.s s. J7'7»^''"\^ ' " '^^f li.^./VamolU et hql l„.es (détritus graisseux); anms amorphes, grannleu.x e pl.sses, !^ '«"^
,., i nst.u.x ,l,r, hol. sUTine ; e, grandes tables rhomboldalcs; e, c , msuiUts lUorai.o.a sîss'ement : 300 dianiètriNs. (Virchow.)