‹ Nouveaux éléments de pathologie générale et de séméiologieChapitre 173 sur 439 · Polype de l'utérus · texte numérisé non relu

Polype de l'utérus

(*) „, r„„d de l-utérus; la paroi antérieure de l'organe T l^tgiT^l" M-M^

talîo,, du pédi.ule ; h, h, seetion en de,.x p.u-ln'S du n,...em. de tan. lu , e, le vag . , , 1 . i AMa,U.:s .Ir. fnnme..) (Chur^liiH, Uolcdv

(♦*).«, partie supérieure; h, partie inleru-ure; c, plm. tl .pou. m. i fcmmct.)

MALADIES ORGANIQUES. — NÉOPLASIliS CARTILAGINEUSES. (j87

lades que par leur poids, el par la compression qu'elles exercent sur les organes voisins. Elles restent longtemps stationnaires et diminuent rarement de volume, si ce n'est lorsqu'elles occupent l'utérus. H est rare qu'elles se détruisent d'elles-mêmes par inflanunation, et leur évolution la plus heureuse consiste dans la transformation osseuse ou crétacée.

Ces tumeurs guérissent généralement bien par l'extirpation, mais par excep- I tien elles récidivent sur place, et peuvent donner lieu, comme le cancer, à un fétaldiatliésique qui favorise le développement d'autres masses fibreuses dans »les Tiscères.

§ ««. — »o In production an tissu cnvtiIngîncH.v et «Ses cncIiondroniC!!>.

On rencontre rarement des cartilages de nouvelle formation. Cependant le cal, avant de constituer un nouvel os, se présente à l'état transitoire de carti- (lage; il en est de même dans le tissu fibreux naturel ou accidentel, qui se transiforme, dans le tissu cellulaire des valvules du cœur, dans les parois de certains .kystes, dans la plèvre enllamraée, qui peut avec le temps devenir cartilagineuse, etc.

En dehors de ces faits, le cartilage se développe quelquefois accidentellement sous forme de tumeurs isolées parfaitement distinctes, décrites pour la première Ifois par Miiller sous le nom d'enchondrotnes, et chez nous par M. Cruveiihier jsous celui cVostéochondrophytes (1).

D'après M. Lebert (2), les tumeurs cartilagineuses, ou enchondromes, sont •constituées par des masses plus ou moins considérables, variant de la grosseur d'un pois au volume d'une tête d'adulte ; elles sont arrondies, mamelonnées, " fort élastiques et quelquefois très-dures, quand une coque osseuse les entoure.' ' D'habitude leur enveloppe est fibreuse, et à l'intérieul- on trouve du cartilage normal ou encore mai formé, à l'état de masses séparées par un tissu hyalin, fibroïde ou osseux. Il s'y montre aussi des kystes simples ou multiloculaires lemphs de sang ou de sérum, et des vaisseaux artériels et veineux en quantité ()lus ou moins considérable.

L'enchondrome est formé des éléments ariatomiques ordinaires du cartilage, I seulement la forme et la disposition des cellules sont plus variées. Il y a une substance intercellulaire blanchâtre remplie de vacuoles à contours nettement délimités de 1/20'= à 1/1 0-= de millimètre.

Elle est homogène ou traversée de fibres plus ou moins abondantes. Tantôt cette substance prédomine et les cellules sont rares et écartées ; tantôt il n'y a |lj'e des cellules et peu de substance intercellulaire. Les cellules sont ovoïdes libres ou entassées (fig. 90) à contours ronds ou irréguliers de 1/60" à l/ZiO-^dè """•"'être, garnies ou non de noyaux et de nucléoles, et autour d'elles il y a un

(J) Cruveiihier, Traité d'analomie pathologique générale. Paris, 1856, t. III p 737

^' d!^^- - ""'''^ ^"""«"'^ J^ictionna,re de 'médecine

- '^'itrurg le pratiques, art. Chondrome. Paris, 18G7, t. VII, p. 493.

certain nombre de noyaux libres. L'enchondrome est en grande partie formé d'une gélatine spéciale désignée par Miiller sous le nom de cliondrine.

Ce tissu conserve longtemps les apparences du cartilage sans éprouver de <j changement, mais à la fin il se transforme parliellemont ou en totalité. Il se i\ ramollit, s'ossifie ou passe à l'état crétacé. On y trouve quelquefois des frag- -, monts et des masses osseuses, spongieuses ou compactes, avec des lanielles con- ^ centriques, des corpuscules osseux et des canaux médullaires formant des % ostéoïdes. Le plus ordinairement tout se borne à un dépôt considérable de matières calcaires dans les cellules otdans la substance intercellulaire, de manière

FiG. 89. — Choutlrite de la -tiite d'un métatarsien carré (*).

FiG. 90. — Éléments microscopiques de l'enchondroniB du thorax f*).

à former les plaques calcaires ou une masse d'une apparence blanchâtre granitique M Lebert a donné à cette métamorphose le nom de calcification.

Quand l'enchondrome se ramollit, ce qui est rare, la tumeur devient élastique et fluctuante, friable; le tissu perd toute consistance, se remplit de vacuoles et même de kvstes, et l'on trouve les cellules de cartilage infiltrées de graisse. M. Lebert signale enfin comme possible, d'après des observations de Lenoir et de Lioyd, la terminaison par ulcération et gangrène de la tumcui

L'enchondrome se développe de préférence dans les os et à leur voisinage, ci il n'affecte que plus rarement les parties molles. D'après une statistique de M. Lebert, faite avec des observations empruntées à différents auteurs, sui 125 cas d'enchondrome, il y en aurait eu lO^t ayant pour siège le système osseux, surtout les phalanges elles doigts, le fémur, les côtes, etc. Il prend raciiu

(*) cette li^urc est trés-remar,,ual,l,. au puiut de vue des ■-'«■-n''»-;; f ^^l.^^^^^^ I^:;;'^^^^^^ T.it^M. luu,tl, trouve une cellule ' norn.ale ; ,;lus .as, à droUe une ,J ^.^^î^^^^^^ -le ,U>nl

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'il,reuse. (Mnrel et villenùu, mtol„„ic, pl. VIII, lig. 0, et n.-umer, A-uaT,,., n,c„o»m,.c Wii'niraïc jimi/'/KCs, article Cahtii.aoi!. Paris, 18G7, l.Vl.p. 44l.) „,i,„;ooio''

n Cellules ovo.des libres ou entassées, « contours ronds ou Irrégnliers. (Lebert, .Uu.,o,n,c ,M>^ pl. XXVHl, lig. 13.)

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