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MALADIES ORGANIQUES. — CONCRÉTIONS MEMBRANEUSES

plus de malignité; ce goiillemenl; peut aller jusqu'à siippuralion, ainsi que lirelonncau l'a vu deux fois, et comme j'en ai cité un exemple. H y a presque toujours de l'albuminurie, avec la desquamation des tubuli du rein, qu'on retrouve dans l'urine, tantôt incolore et tantôt chargée d'un dépôt blanchâtre nhondant d'urate de soude amorphe/Cette albuminurie dure tant que la maladie reste grave, tant que s'opère la résorption des produits putrides ou purulents, et sous ce rapport elle est, comrnc j'ai essayé de le démontrer (i), l'analogue de l'albuminurie que Darcet a constatée dans l'infection purulente, et qui existe dans les brûlures étendues, avec suppuration abondante, empoisonnant peu à peu les malades. J'ai vu celte albuminurie se prolonger chez des malades qui ont guéri, et produire, comme dans la maladie de Bright, l'œdème, l'anasarque et l'hydrothorax, qui ont disparu à leur tour. On trouvera plusieurs cas de ce genre publiés par moi (2), et il y en a d'autres antérieurement publiés par le docteur Wade.

Le pronostic de la diphlhérite diffère beaucoup dans la diphthérile infectante et dans la diphthérite non infectante. Celle-ci n'a que peu de gravité, tandis que

V l'autre est toujours une maladie sérieuse, par les éventualités qu'elle fait courir

I- aux enfants. Sa malignité varie dans l'état sporadiqv.c ou épidémiq'iœ, et alors elle est très-souvent suivis d'accidents mortels.

On cite des épidémies ayant sévi sur des communes où il y a eu autant de iécès que de malades. La mort frappe dans les proportions de 100 pour 100. Ailleurs, quelques victimes échappent d'abord en très-petit nombre, puis en ]uantité plus considérable, à mesure que, par générations successives, s'épuise a malignité de l'influence morbide.

l'infection de l'économie est le plus grand des dangers de l'inflammation :oueiineuse. Analogue à l'infection purulente et à celle qui résulte des grandes

I. suppurations de brûlure, elle s'accompagne d'adynamie, d'albuminurie, de dé- :oloration des tissus, de la teinte bistre du sang avec leucocytose, et quelque-

' bis de purpura ou d'abcès métastatiques sur les phalanges ou dans le tissu ■ellulaire. .l'en ai vu déjà bien des exemples. Après la mort, du purpura existe ouvcnt sur des séreuses et dans les viscères. Les poumons renferment de petits loyaux d'apoplexie pulmonaire, et au centre de ces noyaux peut exister ce que !îi vu plusieurs fois, de petits foyers purulents miliaires que je considère ;ommo de véritables abcès métastatiques. Cela ressemblait aux petits abcès lu'on observe sur les poumons de sujets morts de la morve aiguë ou chez l'ielqucs varioleux.

Un autre danger des maladies couenneuses, c'est le croup. Ici les fausses iiombranes jouent par elles-mêmes, et indépendamment de la spécificité du mal, 1" lôle important. Par leur propagation dans les voies aériennes, elles agissent oinnie cause mécanique, empêchant l'hématose et amenant une asphyxie que

') Bouchut et Empis, De l'albuminurie clans les maladies couenneuses {Comples '-"dus de l'Académie des sciences, 1859). (2) Bovicliui, Leçons cliniques sur les maladies de l'enfance.

^^g PATHOLOGIE GÉNÉRALE- -

révèlent la dyspnée, la cyanose et une anesthésie progressive plus ou moins «1

L^vrail diphthérite, ou dlphthérite ulcéreuse et gangréneuse, est grave enfin, il nar les traces profondes qu'elle laisse quelquefois dans l'organisme. Sa convalescence est souvent longue et difficile. L'anémie lui succède, et souvent avec < elle des paralysies essentielles du voile du palais, des membres, des organes des s sens signalées pour la première fois en 183^, 1835 et 1836, dans leur rapport rde causalité, par le docteur Orillard (de Poitiers), et depuis lors par un grand

nombre de médecins (2) . , , , ti • i . «

Le iraitement de la diplithérite est à la fois local et .jéneml.TX vane selon le,^ siège anatomique de la phlegmasie ulcéfO-metnbraneuse, et il exige ,u on a,l une idée nette de la nature du mal à détruire.

Si la maladie est, comme je le pense, d'abord localisée sur un point et ne devient générale, c'est-à-dire grave, que par l'absorption des produits forme, su fo sie-e prim Uf du mal, il est évident que si l'on arrive à temps, n esXïétnùre le «,al surplace en enlevant ou en brûlant toute lap.rt,e..|

cît' le cas de plusieurs maladies virulentes connues : de la pustule maligne, de la rage, de la s'ypliilis, dont on peut arrêter le dévefoppement par la cautér-

'''S'^tt* tTiSi^rrifs^t l'origine de la diplubérite, ou qu'une „tem iê P ciaqne se développe sur un point et y produise l'ulcération inei.bï ner peu mporte. La maladie semble être primitivement locale, et si 1 eAte sm- une parte accessible à la main, qu'on puisse déuuire entièrement, ,

't'" r:;:ir -est do„c . première indication du traitement de 1.

ainsi qu'on a traité avec quelques succès 1 angine maligne gang . couenneuse, les diphthérites de la peau, dj'» ™ rabsorption

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but, lorsque la diphthérite commence par les amygdales liyperi p

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la convalescence de toutes les maladies aiguës.

fois {'ablation des amygdales a été faite au début de la maladie, setp fois par moi, onze fois par MM. Domerc, Symyan, Spcckahn et Paillot ; et dix-huit fois la maladie a guéri, sans que la plaie opérée par la section se recouvrît de fausses membranes (1).

Le mercure, le sulfure de potasse, le chlorate de potasse, le perchlorure de fer, le brome, le bicarbonate de soude, l'eau de chaux, et tous les sels alca- 1 lins considérés comme dissolvants de la fibrine, ont aussi été administrés sous t; toutes les formes dans le but de les détruire.

li SECTION IV

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