PARASITISME VÉGÉTAL. — ENTOPHYTES. — FIÈVRES INTERMITTENTES
rapports intimes qui existent entre la cause de la fièvre intermittente et les cryptogames développés sur les sols humides après leur dessiccation, j'ai rempli six caisses d'étaiu avec de la terre de sui-face d'une prairie marécageuse, décidément miasmatique et entièrement couverte de Palmella. Des tranches de cette surface furent placées avec soin dans les boîtes en hauteur et en largeur de manière à ne pas altérer autant que possible ces végétations. Les boites lurent ensuite revêtues de leurs couvercles et portées dans un district élevé et iHontagneux, distant de cinquante milles de toute localité à miasmes et où il ne s'était jamais développé le moindre cas de fièvre. Cette localité était à plus de trois cents pieds au-dessus des bas-fonds, sèche, sablonneuse et rocheuse. Les boîtes contenant les cryptogames furent placées sur le rebord d'une croisée du second étage, ouvrant sur la chambre à coucher de deux jeunes gens. Les couvercles furent enlevés et les boîtes placées de manière que rien ne fût dérangé, et les fenêtres demeurèrent ouvertes. Ayant suspendu le quatrième jour, pendant la nuit, une lame de verre, on la trouva, au matin, couverte de spores de Palmella et de nombreuses cellules appartenant à cette même plante adhéraient à une autre plaque suspendue dans la chambre, et humectée avec une solution de chlorure de calcium.
Le douzième jour, l'un des jeunes gens éprouva un accès très-nettement caractérisé de fièvre intermittente, et le quatorzième, le second fut pris à son tour, les trois stades étant très -nettement accusés. Dans les deux cas le type était tierce. Les moyens appropriés en firent promptement justice.
Quatre membres de la même famille qui couchaient au rez-de-chaussée n'éprouvèrent absolument rien.
L'expérience fut répétée sur un autre point, dans le voisinage. Un jeune ! Iiomme et deux enfants furent placés dans les conditions décrites plus haut. Les ieux enfants furent pris, l'un le dixième jour et l'autre le treizième, tandis que le jeune homme demeura réfractaire.
D'autres occupations, la répugnance des sujets à se prêter à ce genre d'expérriences, empêchèrent l'auteur de pousser plus loin ses recherches à cet égard. ' Maisd voit dans les faits relatés la confirmation de ses idées et de ses observaions antérieures.
Mamtenant, existe-t-il des moyens de s'opposer au développement et à l'exlansionde ces corpuscules fébrigènes? Les terrains bas et humides doivent être 'oumis par la culture et le drainage à des modifications qui les rendent impropres ' >u développement du genre Palmella. Les progrès de la culture et du dessé- > >liement, qui empiètent chaque jour sur le sol marécageux, restreignent de wus en plus le domaine de la malaria et des fièvres intermittentes; mais, comme reste encore dans ces localités des terrains noyés, des mares, des creux, des rrents dont le ht se dessèche pendant les chaleurs de l'été, on ne peut espérer -oir s éteindre et disparaître les maladies paludéennes. On peut cependant XsL "i '''''''' d'infection, en comblant
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I ""^ ^"'^"re mcessamment renouvelée.
* B. — PATHOL. GÉH.
Lorsqu'il sera nécessaire de faire des affouillemenls dans les sols marécageux pendant les mois de sécheresse, on devra saupoudrer largement, tous les soirs, à la nu du travail, les parties découvertes avec de la chaux vive. Si cette opération est bien exécutée, les plantes fébrigèues ne pourront se développer. Il sera aussi très-nécessaire, quand on creusera des canaux à travers un terrain à malaria de recouvrir de chaux les fonds et les côtés du canal, ainsi que les terres r'ejetées au dehors. On aura encore recours aux aspersions de chaux vive sur les bas-fonds humides ou submergés des districts fiévreux, aussitôt qu'ils se
seront desséchés. .
Cet emploi de la chaux est, en outre, avantageux pour le terrain. Il détruit les acides, et se convertit avec les matières résineuses en un savon solublc; les céréales y croissent mieux et le rendement compense, et au delà, le prix de la chaux employée. A défaut d'oxyde de calcium on pourrait se servir de cendre de bois, mais le résultat n'est pas aussi favorable (1).
Tel est dans son ensemble et dans ses détails le travail de M. Sahsbury. Si l'expérience ultérieure vient à confirmer ses observations, cette découverte pourra certainement figurer parmi les plus remarquables et les plus importantes de notre époque. On pourrait bien dire que si VAlgagemiasma exisle er^ arande abondance dans l'air, il n'est pas étonnant qu'elle se trouve dans 1 exnectoration des mucosités du pharynx, ou dans l'urine, puisque tout est sature de spores et qu'on ne dit pas si l'urine a été rendue altérée, ou examinée plusieurs heures après qu'elle aurait été recueilUe dans un vase dont les parcs seraient souillées de spores. - Mais les faits d'absorption de ces "latieres febr. gènes par des jeunes gens soumis à leur influence sont plus concluants, et cesi là ce qu'il faudrait établir par de plus nombreuses observations.
XI. - Tnfusoires delà carie dentaire ou Leptolhrix buccalis et Vibrio denlicola.
Pour quelques médecins, la carie des dents est le résultat de la présence dv Vrbrio Lticola (Ficinus) et du Leviothri. buccalis, "YPtogame d^^^^^^^^ Robin - Sans ces infusoires et sans ces cryptogames pas de cane denta re, e en effet ces uùcrozoaires se trouvent dans le tissu des dents cariées toutes les foi: nn'on examine cette lésion au microscope. • ' d e coro la question .e pose comme pai lom : le. infusoires observes »o - 1 la camnie la «rie, ce qui (ait de celle allération des deuls uue maladie l».a- ;rrë otwen, ue lon.Jls qu'un ete de la n.oditolion survenu dans le «
dèrairc Liael e crée un milieu nouveau favorable a l'Ècteon cl à la nu lupl dentaire, laq ^^^.^^ ^ „
«aies d'/iyf/iene, 1868, 2" sorie, i. a.ma, j. ^ f x ,„ mamelle chap.FiEVR
Ueaugranc-), el Bouchut, Maladies des nouveau-nés, des enfanls a la mamelle, cnap INTERMITTENTE, p. 770. Paris, 1867.