‹ Nouveaux éléments de pathologie générale et de séméiologieChapitre 205 sur 439 · DU PARASITISME VÉGÉTAL. — ENTOPHYTES. — CHOLÉRA · texte numérisé non relu

DU PARASITISME VÉGÉTAL. — ENTOPHYTES. — CHOLÉRA

choléra sont trois fois plus grandes et sont ovales. Berkeley et Hassal décidèrent aussi que les cystes en question proviennent d'un végétal différent de VUredo en question. Nous voilà bien loin de la quatrième conclusion de Baly et Gull,

» Je résume ici la description de Williams, la plus complète physiologique- I) meut : « Quand on reçoit les selles riziformes fraîches dans un vase, le mucus » qu'elles charrient gagne le fond; mais au bout de vingt-quatre heures, sous rt l'influence d'une certaine chaleur, il remonte à la surface ; il est alors aug- » menté de volume. Ce mucus est un ferment, il contient : 1" une grande quan- » tité de cellules composées, de forme ovale ou polygonale; cette dernière forme » provient de la compression réciproque ; 2» des fragments d'enveloppes de cel- I) Iules, semi-lunaires ou plats; 3° des corpuscules discoïdes ou'moléculaires. Ce ,) sont les cellules qui, après s'êbre-gonflées par endosmose, émettent leur con- ,) tenu moléculaire, lequel constitué à lui seul la majeure partie des flocons des » selles riziformes. » Williams avait donc fait un pas décisif en avant, il avait découvert la germination des cystes; sa description n'est relatée ni par Ch. Robin, ni par Hallier, qui cite d'après Robin ; Klob assure ne rien comprendre à ces cellules polygonales, et cela se conçoit, puisque lui, Klob, ne les a pas vues; mais il relève, avec raison, la description de la masse ponctuée comme étant conforme à ce qu'il a vu lui-même.

» Pourquoi les cystes colorées ont-elles échappé aux observateurs depuis Wiliams jusqu'à Hallier? Probablement parce qu'elles gagnent le fond du vase, :omme le savait William et comme l'a observé Hallier; peut-être parce que, en •aison de leur forme irrégulière, on les prenait pour des fragments de corps étrangers sans importance; ou bien, enfm, parce qu'elle»^ se résolvent bientôt m une poussière qui ne rappelle en rien son origine. ,Lés granules provenant tes cystes ont encore un poids spécifique tel qu'ils tendent à gagner le fond, lallier décrit avec détail ces cystes jaunâtres, ovales ou déformées, bosselées m les spores déjà gonflées qu'elles renferment; l'enveloppe des cystes se ■orapt ou se dissout, les spores, gonflées à leur tour, colorées en jaune ;omme les cystes, deviennent libres ; elles développent dans leur intérieur, leur loyau subissant des divisions à l'infini, un nombre considérable de granules xtrêrnement petits, disposés dans une substance intermédiaire hyaline. Il résilie de ce mode particulier de germination, quand l'enveloppe de la spore a l'sparu par résorption, un globule glaireux, régulièrement ponctué par les spo- •mes; cette masse grossit, glaire et sporuies; souvent elle est jaunâtre comme était l'enveloppe; c'est un caractère important, car Hallier fait cette remarque lue les cellules épithéliales assiégées par les sporuies offrent cette mêmecolora- '0» jaune, et nous la retrouverons jusque dans les parenchymes, dans les '-'mations de Buhl; parfois les masses glaireuses sont incolores. Finalement

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seman leurs sporuies sur le sol organique qui va devenir leur proie et leur

«'^'^ ''"'"'S'^c ^les cystes et sur les

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vais examiner ses effets et ses migrations.

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» Deuxiome période. Les sporiiles puncti formes (Pacini, iar)ii-1865 ; Klob, ^ 1867). Je ne puis m'empècher de citer, en tête de ce chapitre, quelques mois écrits, en 1853 par lienle, qui, dès 18/i0 (1), avait pris en inain la cause du parasitisme en médecine : « Il n'est pas i)esoin de prétexter que les orga- » nismes qui agissent comme contages sont inaccessibles à nos moyens optiques. » Les animalcules minimes ne sont reconnaissables qu'à leurs mouvfiments; les » végétau)ç infimes saurai(|it être distingués des cellules, des noyaux, des « granules, qui se lèvent dans beaucoup de tissus, dans les produits excrétés, „ et notamment dans le pus, que par l'arrangement particulier que peuvent „ prendre leurs éléments dans certaines phases de leur développement (2). »

» Pacini est le premier en date ; il ne sait rien sur l'origine du ferment, il n'a vu que les granules infiniment petits et les estime à un millionimètre: mais il ne s'est mépris ni sur leur nature, ni sur le pouvoir destructeur qu'ils possèdent; ses observations, à cet,égard, sont plus complètes que celles de Klob. Pacini a vu les molécules punctiformes disséminées sur l'épithélium intestinal qu'elles détruisent, et les a vues infiltrant la muqueuse et les villosilés, qu'elles rendent opaques, blanch;llres, rigides.

» Reinhardt déjà, dans le travail fait en commun avec Leubuscher (3) et surtout Leubuscher (^i) , avaient déjà décrit cet état des villosilés et de la membrane muqueuse qui est opaque et de couleur laiteuse; ils parlent d'un exsuàit. (c'était le terme du jour) à granulations fines, graisseuses les unes, prote.ques les autres ; ils comparent l'état de la villosité lurgide et blanchie à celui qu elh' prend pendant l'acte digestif. Buhl (5) alla plus loin.nl en vint jusqu'à ideni.ûer, pour ainsi dire, ces deux états de l'intestin.

„ Pacini attribue aux molécules infiltrées la chute de bon nombre de vllk)sUe^ (que l'on retrouve dans les selles), ce qui donne à la muqueuse l'aspect du vc lours râpé; il décrit, comme étant la suite de cette invasion des mo Seules ccorrosions superficielles, que l'on rencontre surtout vers la fin de l il.on etda v le côlon, et la chute de parcelles nécrosées de la membrane muq»'^^ l'-^^;' sions, il est vrai, ne sont pas constantes; elles ont été décrites par Rem ardt Leubuscher (6) et fréquemment depuis, comme étant la suite de ce quu. désignent avec Virchow comme processus diphthériiique.

« Pacini, enfin, a rencontré ce ferment eholérique, comme il 1 ^PPellesan^^rt tour, congloméré à la surface de la muqueuse en masses glob".ouses bl u ciJB. asse^ graiLs pour être visibles à l'œil nu. Ces masses, pmes pom- .«^ ^ nous allons les retrouver plus longuement étudiées par Klol . c ZooQloea ■ il ne connaît le travail de Pacini que d'après un extra t bien .ncon îit, Il faut le croire, et ne le cite qu'à propos de la chute des villos.tés.

(1) Henle, Palhologische Unlersuchmgen, 18/iO.

(2) Ilenlc, Palhologio rationnelle, t. II, ÛC6.

(3) Ouvrage cité.

[ti) Ouvrage cite.

(5) Ouvrage cité.

(6) Ouvrage cité.

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