‹ Nouveaux éléments de pathologie générale et de séméiologieChapitre 220 sur 439 · PARASITISME ANIMAL. — ENTOZOAIRES HELMINTHES · texte numérisé non relu

PARASITISME ANIMAL. — ENTOZOAIRES HELMINTHES

A. — Cestoïdes vrais, proglottiques.

1° Tœnia de l'konune ( Tœnia solium, T. scrmta) (fig. 181). C'est Je tœnia armé. Ce ver, qu'il est inutile de décrire, habite l'intestin grêle, et ressemble beau-

F.G. 181. - Tœnia Bolimn », ttenia armé(*). F.g. 182. - BotLrioo^phale ou tcenia non armé

' coup au bothriocéphale, que l'on a confondu avec lui sous le nom de ver solitaire. Il s'en distingue surtout par la présence de quatre ventouses et d'une couronne de crochets situés à son extrémité céplialique. On le trouve presque

iMiltL'^''" ollongô, cnrps plus liii'ge, upkti r\\\,an(-, ilu pltisioiifs inùlivs • liil„...n„i . ,

(**) Têio allongée, mince, sans crochet, avec fossettes latérales ou lieu du

ventouses. (Bouohut.)

cxcliisivemeiil en France, en Angleterre, en Allemagne, en Hollande, en Orient.

2° Tœnia medio-cancellata. — Ce ver, très-commun en Europe d'après ; M. Kixchenmeister, est encare peu connu.

3° Tœnia nana. — Variété observée en Égypte par M. Bilhary.

h°Tœnia non armé [Botliriocepkalus latus), (rig.182). — Ce ver diffère du taenia par l'absence de crochets et de ventouses orbiculaires musculeuses de la <tète. On le trouve fréquemment en Suisse, surtout la Suisse occidentale, en Pologne et en Russie.

Les taenias ne produisent (luelquefois aucun accident, mais chez d'autres personnes ils occasionnent de la gastralgie, dos vomituritions, des vomissements, des hémori hagics intestinales, ou des accidents sympathiques de chorée, d'épilepsie, de paralysie, etc. On les reconnaît, soit parce que les malades en rendent des fragments avec les matières, soit parce que dans les excréments examinés au microscope on trouve des œufs arrondis, à double contour et à circonférence très-lisse.

B. — Cesloïdes cysliques.

Ces vers, jadis appelés vésiculaires, constituent ce que les auteurs ont appelé des acéphalocystes et des liydatides. Ce sont des cestoïdes incomplètement développés, dépourvus d'organes génitaux, dont le corps est terminé par une ampoule garnie de liquide. Cette classe renferme deux genres : le cysticerqm et Véchinocoque.

1° Cysticerque (fig. 183 et 184). — Ce ver, excessivement petit quand il est rentré en lui-même, est contenu isolément dans un kyste. Il est formé d'un corps de taenia incomplètement dévelojipè et invaginé sur lui-même. Sa tête est garnie d'une double couronne de crochets, et son corps est terminé en arrière par une ampoule ou vésicule plus ou moins volumineuse.

Le cysticerque de l'homme se rencontre de préférence dans le tissu musculaire et dans les centres nerveux. Il existe plusieurs faits de cys'ticerques trouvés dans le cœur et ayant donné lieu à une endocardite intense. Dans le cerveau, la présence de ces parasites détermine quelquefois des accès d'épilepsie, mais chez d'autres personnes leur présence ne produit aucun accident. Ainsi j'ai vn mourir deux enfants avec des cysticerques du cerveau : l'un n'a offert aucun phénomène nerveux, et avait du pus dans les méninges ; l'autre, qui avait présenté, un mois avant la mort, des convulsions choréiques, est mort subitement avec une néphrite albumineuse consécutive à la scarlatine (1).

T ÉcJiinocoque. — Ces vers (fig. 185) se composent d'«ne grande vésicule membraneuse transparente, nommée hydatide ou acéphalocyste, renfermée dans un kyste libreux résistant, dit advcxtif. Chaque hydatido contient un liquide limpide dans lequel nagent une quantité de petits helminthes blancs, ressemblant h des grains de sable très-fin, et qui, sous le microscope, paraissent

(1) Bouchut, Traité des maladies des nouveau-nés, des enfants à la mamelle. Pans, ■18C7, art. Cysticerque.

PARASITISME ANIMAL. — I.NTOZOAIHES Hli I.MiNTllIiS. 833

ovales ou piriforraes el renflés; leur léte, qui reiilrc ou sort à volonté, ressemble à celle d'un tœnia pourvu de quatre ventouses et d'une couronne de crochets.

Fis. 183. — Cysticenjue

FiG. 184. — c;ysljci;ic|iie deuiuutou dont In tète B n'est pas prolondémeiit rentrée.

Quelquefois il n'y a qu'une vésicule ou hydatide dans le kyste extérieur mais plus ordinan-ement il s'en trouve un très-grand non.bre. Alors elles sont ren-

Les échinocoques se trouvent dans le foie et dans tous les organes intérieurs tsnperncels du corps. Dans leur développement ils refoulent les n T ' organe malade, ce qui amène autour d'eux une production de til/ uLit de „ssu libreux, destiné à constituer le kyste adventif. Cclui-cr trL valc"

( ") iii tote I

B- — PATIIOI. CRN,

PAPIIOLOGIE OÉNÈRALli,

lajre, peut s'enflammer et se perforer de manière à faciliter le rejet des échinocoques.

D'autres fois il subit une altération rétrograde et s'infiltre de matières graisseuses et calcaires qui limitent son expansion; il comprime les parasites renfermés dans son intérieur et les fait périr.

De cette variété dépend le cœnure (fig. 185), ver vésiculaire dont le corps et la tête, garnis de ventouses et de crochets, sont rentrés dans une vésicule blanchâtre percée d'une ouverture pour la sortie de l'animal. Le cœnure se rencontre principalement dans le cerveau du mouton, et c'esi à sa présence qu'il faut rapporter le tournis, maladie nerveuse qui en fait périr un si grand nombre.

Dans ces cas, les montons tournent sur eux-mêmes et toujours du côté correspondant à l'hémisphère cérébral

Fig. 185. — Écbinocoqnes.

A, paroi homosèue, ..pal"" épaisse, tremblante, enveloppant la rocn>-

lu-ane mère des ^<='''°<"=^,1"f î,,'';, °t ■ brane mère à la face de l»-]'''-'^;^ ,. appendns les échinocoques; h ciques adhérents à la membrane mère-

N» 2. B, membrane mère; A, < < ve oppement vésicliforme de cette me^braiie, renfermant de quatre à "récL<;eoqnes; d, face mtern,. de membrane où sont attachés les .em eoqnes et pédicules d atwcho.

spl,érouUllon,deO--,2 0 la tétc est rentrée 0 ,J " A, ventouses de I '>"•'»"'•'',•,„, . », 1. de erochcis autour de la t. te, même, vue ii part.

N. 3.B, tétevuc de face arec iiuatre ventouses.

.le ranimai ; tête avant 1'"^"?'"

N" 5 et 6. - Échinocoques l""**^-^.^ N» 7. lichinocoques à l*tc re invaginée dans le corps.

N«8. Crooliett libre»-

OÙ ils 01)1 le cœiiurc; ainsi ils portent la tête et le corps à gauche si l'helminthe occupe l'hémisphère gauche, et ils tournent à droite si l'animal est placé dans l'hémisphère droit.

Deux fois seulement le cœnure a été observé dans la moelle par M. Delafond,

Pic. 186. — Cœniire (*).

eu dans le dernier fait publié en 1857. le cœnure, placé dans le cordon médul ^ e gauche de la moelle, au niveau de la troisième vertèbre lombaL a " ^ letcrn„„e une paralysie presque complète de la jambe postérieure ^ mH.! jambe droite étant parfaitement libre de ses mouvemms '

Page 1