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CHAPITRE XVI

DE LA LiRYKGOSCOPIE.

Jusqu'à ce jour il a été impossible <le voir l'intérieur d« larynx d'un homn,e nt ce qu rendait très-obscur le diagno.tic des maladtes de cet organe ! e;t pit's ainsi aujourd'hui. Grâce à l'invention du "ï— P^- Se^^ de Genève, par B. Babington, par liston, Cïerroak (1), Turck (2), .TOieu Lkl e {S , Moara, on peut voir les cardes Vocales et le commencement de TtracMe de manière à découvrir les ulcérations, les rétréci^etneuts, 1 œdetne, les rorns étraneers et les tumeurs qui peuvent exister. , ,

Le iarv gÔs ope de Czerœak, d'après lequel som constrmts lous les ant est ui rnment composé d'un système de miroirs à l'aide desquek on d i «e t "et ie lumière dans le pharynx sur un miroir oblique place au-dessus de la

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serrant avec les doigts au moyen d'une compresse.

r,.ern,.K, ,„. ,«r,,«,..»P. «■'..«» -P'.»' " française. Paris, 1860. . . ^gg, in-S.— «c*

(.) T»cU, ■^SrT.;,» «d. .»',«r,„,o.^.

Cherches cliniques sur diverses maladies du la,ynx,eiua

Paris, ■1H62, in-8. vv^uc Piii"; 1867.

(3) Morell Mackeneie, Du laryngoscope, Uad. par L. ^.colas. Pans,

iMG. 227, - Position Je rexplorntcur en examinant un larynx. (Monrn.) 1^- — PATttOL. GÉN.

bÈMÈlOLOGIE.

Celui de Moura, qu'emploie aussi M. Fauvel (fig. 226), est préférable. 11 se compose d'un miroir réfleclcur adapté à une lampe derrière laquelle se place le médecin pour opérer comme il vient d'être dit un peu plus haut (fig. 227 et 228).

flCTSAU. cet

Vu;. 228. -l'ositinn du nm oir laryngoscopique et image du l«rynx. (M,n,n., I^ryngo^col^-)

On a imaginé aussi un spéculum c.mrme, bivalve, dont la supérieure (.i garnie d'un miroir laryngoscopique (A, fig. 229). L^^ordette 1 , so. vcnicur, dit s'être bien trouvé de son emploi, mais jusqu ici 1 usage instrument n'a pas prévalu.

(1) Lobordelle, «apport de Ch. HoLin (BuUeUn de VAcadémie .ie ^^f^^';!^'^^ t. m, p. 72t. et Emploi du spéculum laryngien dam le irailcmnl de l asphyx submersion, etc. {Annales d'/ij/ffiène, 1 868, 2--- série, t. XXIX, p. 325).

IIE LA LARYNGOSCOPIE. 931

Rémltats-obtems. — \)Ans, l'élat physiologique (lig. 230), on voit l'épiglotte, le Ijourreiet muqueux et caiailagiiieux qui borde supérieurement l'orifice du larynx, les cordes vocales supérieures (fausses), les cordes inférieures (vraies),

I"iu. 229. — SiKifuliim la

lîU'vnsieu de LabarJetle, ouvert (♦).

l'espace interaryténoïdien (glotte cartilagineuse), les anneaux de la trachée, et jnêuie, selon Czennak, la bifurcation des bronches.

Kii;. 230. - Ex

iiueii du lun iix, I upigloUo éliiut iTlevùe (**).

Les applications du laryngoscope à l'état pathologique sont déjà nombreuses tn, chaque jour, la science s'enrichit de nouvelles observations à ce sujet. Les .iltériitions de l'épiglotte, des replis aryténo-épiglotliques, les diverses lésions (les cordes vocales, peuvent éire parfaitement reconnues, surtout dans les maladies chroniques de ces organes. Des polypes, des excroissances verruqueuses développées sur les cordes vocales, ont ))u être extirpés à l'aide d'inslrumenls particuliers, et dont le maniement est généralement assez délicat. Nous donnons ici les dessins de quelques-unes de ces lésions (fig. 231, 232 Rt 233). En se reportant à la figure 230 qui représente le larynx à l'état' sain on pourra mieux se rendre compte du changement que ces lésions apportent «ans la configuration des parties iniei nes de l'organe.

(*; A, miroir luryiigien ; It, vnlve infi'rieurei C, vulve siipérieure ; D, el.nrnièrc.

' nihd"? '""S""; épiglotte; c, puroi nntérionre de k tracliée! d d ooi'de. v,n„1 • <• • ,e tubercules des eartilnges de Santorini f, œsophage • n li™.» nf nrvÎAn • f . • in'"i''e'ire3 ; ^"=«l«™perienr,.s;,-, bronche droite; b^ond.e gauèhe!' ' ' ^ »Oténo.ep,gIoUui„e ; h, \, corde^

(jv.) ^ SÉMÉIOLOGIE.

Dans d'autres cas, ce ne soiU plus des excroissances, des tumeurs; mais hku des modifications anormales dans la tension des cordes vocales que le laryngoscope permet de découvrir. La paralysie, l'atonie des cordes vocales, causes

FiG. 231. — Relation des pai-ties du larynx et le miroir laryngien (*).

assez fréquente d'aphonie, se reconnaissent ainsi facilement, et l'on peut, chez beaucoup de malades, obtenir par la galvanisation une guérison rapide.

Fio. 232. — ExiM'oissmices dans le larynx (**).

ViG 233. — lEdèmc clnoniiiiu' du larynx

iMi introduisant un miroir dans l'intérieur d'une canulo fonèirée, pu, à la suite d'une trachéotomie, examiner la partie inférieure des cok

(*) a,,:, commissure antérieure des cordes vocales; c, commissure poslénoure dos curdo , corde vocale droite; /, corde vocale gauche, oi'i se trouve une excroissance. 1, 2, 3, 4, 5, tumeurs

(, corae vocale gaucne, ou se uouve uii<j > Viilain

, leurs implantées sur l'épiglotle, la Lande V'^^"'>-i'^"''";:''.;'Xl'i;Jn.

«aucl.e Jt la corde vocale droite; «, ivpli nrytéim-épiglolliquc ; Ici,, l.aude vonti.c.lairc ^am. ,

(***) (. luinc tumeur >l,.uii-trans|.areule formùe par le rcnli »0'l/'no-''M''?'''"''J'\'; " j'".,!;;^^^^^^ gauchci droite; elle olilitore la glotte et couvre une parlie de la corde vocale gauche ; vl>, imnne vc, corde vocale gauclie.

DE LA LARYNGOSCOPIE.

vocales, et voir ainsi le larynx de bas en haut. Ce procédé pourrait peut-être rendre quelques services dans les cas où les lésions qui ont motivé la trachéotomie rendent impraticables les procédés ordinaires de laryngoscopie.

C'est encore à Czcrmak qu'on doit les premières applications de la méthode d'examen à laquelle on a donné le nom de rhinoscopie, et que ce professeur démontrait sur lui-même avec une remarquable facilité.

Dans ce procédé on éclaire la partie postérieure des fosses nasales à l'aide d'un petit miroir introduit derrière la luette. Il faut que cet organe soit relevé par un petit crochet qui la porte en avant. Cet examen est difficile, la titillation de la luette par le crochet est insupportable à la plupart des malades. Aussi la rhinoscopie n'est-elle pas encore, à proprement parler, passée dans la pratique. Elle pourrait cependant fournir des renseignements précieux dans les polypes des fosses nasales, dans certains états morbides des trompes d'Eustache.

Nous donnons ici à titre de curiosité le dessin des fosses nasales postérieures

Fm. 234. - FOS3P5 nasales postérieures, comme ou les voit dans la rhinoscopie (•)

vues par la rhinoscopie (fig. 23/0- Ce dessin, comme le fait remarquer M. Morell-Wackenzie (1), est aussi exact que possible : mais il ne peut être obtenu qu'en combinant les diverses images obtenues en plaçant successivement le miroir dans dilîérenles positions.

Les détails dans lesquels nous venons d'entrer suffisent pour démontrer que la laryngoscopie est une méthode d'examen avec laquelle le médecin doit aujourd'hui se familiariser. Il est incontestable que le diagnostic et surtout le irailement des maladies du larynx ont beaucoup gagné à son application. Il est bon toutefois de remarquer que le larynx n'est jamais aussi facile à explorer que orsqu',1 se trouve dans les conditions physiologiques. Dans beaucoup de cas le gonflement des parties supérieures, épiglotte, ligaments aryténo-épislotfques, masque complètement la vue des parties inférieures; et dans la plupart

934 sfi.viÉiOLor.ii'.

(les maladies aiguës la sensibilité morbide de l'arrière-gorge s'oppose à ce que l'exploration soit pratiquée d'une manière profitable. C'est donc particulièrement dans les maladies chroniques du larnyx que la laryngoscopie trouve ses applications.

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