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CHAPITRE XV

DE l'endoscopie.

L'endoscope est un instrument imaginé par Desormeaux (1) pour l'exploration de la vessie et du canal de l'urèthre. Il ne jette que bien peu de lumière, et surtout il ne la répand que sur une surface d'un demi-centimètre à peine, mais il peut rendre quelquefois des services au diagnostic.

L'endoscope se compose d'une lampe qui se fixe dans un cylindre opaqnc a cheminée où la lampe brûle et éclaire par uu orifice latéral dans un conduit annexé à la cheminée. La lumière réfléchie par un miroir, et concentrée par une lentille biconvexe, entre dans un second tube placé perpendiculairement au premier et pouvant former un angle variable, mais toujours dans un plan parallèle au premier tube et tournant à frottement dans une tubulure du prcnnei tube. A une extrémité du tube mobile se trouve une lentille, à l'autre cxtrenii t se fixent les sondes.

(1) Desormeaux, De Vcndoscope, de ses applications audiagnoslic el au irailemM des affections de l'urèthre et de la vessie. Paris, 1865.

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La lumière passe du premier conduit dans le second, se réfléchit sur un miroir plan qui éclaire ainsi dans une direction perpendiculaire à la direction première de la lumière, c'est-à-dire dans la direction des sondes qui servent à explorer, et que l'on fixe à l'extrémité du tube mobile.

Les sondes dont on se sert varient pour l'examen de l'urèthre et pour celui de la vessie.

A. Pour l'urèthre, on se sert d'une sonde droite ouverte du bout, d'un diamètre de 4 à 8 millimèires. On l'introduit à l'aide d'un mandrin, et lorsqu'elle est placée, on engage son extrémité dans le tube mobile de l'endoscope, puis on regarde à travers la lentille qui est à l'autre extrémité de ce tube en retirant peu à peu l'instrument explorateur ou en le poussant davantage. Pour pouvoir explorer et opérer en même temps, s'il est nécessaire, on se sert d'une sonde

FiG. 225. — Position de l'endoscope pendant son application.

munie d'une fente latérale à sa partie qui n'est point engagée dans le canal, et l'on introduit par cette ouverture une tige garnie de coton pour enlever les mucosités de l'urèthre, des sondes de baleine pour franchir des rétrécissements ou des bistouris boutonnés trè.s-fins surmontant une tige mince, suivant qu'on veut immédiatement traiter un rétrécissement par la dilatation ou l'incision (Desormeaux.)

B. Pour examiner la vessie, on se sert d'une sonde h très-petite courbure droite, à l'angle de laquelle se trouve une fenêtre remplie par un verre à vitre

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Comme pour employer la sonde uréilirale, la sonde vésicale esl d'abord introduite, puis on applique l'appareil éclairant sur la sonde, qu'on promène ensuite

dans la vessie. i i i r .

Pour tirer profit de l'exploration de la vessie dans les cas de calculs, il faut remplir plusieurs conditions; la vessie doit être vidée, on doit faire ensuite des iniectioiis pour bien laver la vessie, et lorsque l'eau qui ressort de la vessie est tiès-claire, on remplit de nouveau la vessie avec de l'eau tiède, et l'on introduit alors la sonde exploratrice. (Desormeaux.)

L'endoscopie est excellente pour l'examen de l'urèthre, pour faciliter la recherche des orifices dos rétrécissements; elle sert îi placer des médicainenls sur les parties malades de l'urèthre, et à indiquer la place où il est le moins dangereux de faire une urétbrotomie profonde.

Pour les calculs vésicaux, l'endoscopie permet de les distinguer même dans In cas où ils sont enchatonnés; mais pour avoir une certitude absolue, il faut que la vessie soit propre, qu'il n'y ait pas diverses lésions, et l'on doit toujours répéter les examens.

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