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SIGNES FOURNIS PAR L'EXAMEN EXTÉRIEUR DE LA POITRINE

costaux. — On en observe aussi sur la colonne dorsale, dans le cas où le rachitisme produit une incurvation lombaire antéro-postérieure, lorsque l'afTaiblissement des muscles produit la scoliose dorsale ; enfin, lorsqu'une arthrite vertébrale ou une carie des vertèbres déterminent la gibbosité sur les différents points de la poitrine à la suite d'abcès par congestion, d'abcès froids, hydatiques, etc. ; mais alors ce sont des voussures qui sont tôt ou tard remplacées par des tumeurs plus ou moins considérables.

La dépression thoracique, générale ou partielle, s'observe quelquefois d'un côté du thorax, à la suite d'épanchement pleurétique entièrement guéri, laissant une complète adhérence entre les deux feuillets de la plèvre; à la région précordiale après la guérison d'une péricardite ayant produit des adhérences; enfin dans les déviations de la colonne vertébrale, suite de rétraction musculaire, et dans le rachitisme. Ici, toutefois, la dépression des parois thoraciques ne se produit pas au moyen d'adhérences pleurales ou péricardiques tirant les côtes en dedans; elle résulte d'un autre mécanisme. La rétraction des muscles de la gouttière vertébrale, changeant les conditions du rachis et les conditions de l'équilibre, amène une saillie de la poitrine d'un côté et un enfoncement qui devient permanent dans le côté opposé. Dans le rachitisme, la mollesse des os et des côtes les rend aptes h subir toutes les déformations possibles imposées par la violence extérieure. Les côtes sans résistance subissent la pression des bras par le décubitus, et, sous chaque aisselle, les côtes plus ou moins enfoncées donnent heu à une déformation caractéristique de cette maladie. En effet, la dépression latérale et régulière de chaque côté de la poitrine avec gonflement de la symphyse sterno-costale formant chapelet sur le thorax est un signe certain de rachitisme.

Des plaies et des tumeurs soulevées d'une façon intermittente à chaque effort d'expiration et de toux se montrent quelquefois à la surface de la poitrine. L'air sort de ces plaies ou pénètre dans ces tumeurs. C'est ce qu'on observe dans les plaies pénétrantes du poumon, dans les fistules pulmonaires sous-cuianées que j'ai décrites (1), dans les hernies du poumon (2), etc.

Les mouvements des côtes dans la respiratio72, réguliers dans l'étal sain, et limités au chiffre de 12 ou 18 par minute, s'accélèrent beaucoup et deviennent irrcguliers dans l'état morbide. La respiration devient très-fréquente et s'élève à 20, 30 et IxQ, soit chez l'adulte, soit chez l'enfant, dans les maladies aiguës de la poitrine. Dans le premier Age, elle est intervertie dans son rhythme, et, comme je l'ai fait connaître, elle devient expiratrice dans la pneumonie lobulaire confluente et dans la pneumonie lobaire, phénomène dont on peut se faire une idée en poussant plusieurs expirations gémissantes aussitôt suivies de l'inspiration. Elle est irrégulière, lente et suspirieuse, dans la méningite granuleuse, de façon qu'une série do petites inspirations à peine appréciables soient de temps

(1) Bouchut, Mémoire sur les fistules pulmonaires cutanées [BtiUetin do l'Académie in^périale de médecine. Paris, 1853, t. m, p. 64).

(2) Morel, Mémoires de la Société de chirurgie. Paris, 1847, t. T, p. 75.

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à autre irrégulièrement entremêlées d'un soupir ajouté à l'inspiration, l'-lle est abdominale chez les individus qui ont la poitrine faible et dans les cas d'épanchernent pleurélique ou d'obstacles 'îi l'inspiration situés dans le thorax. Elle est enfin courte, empêchée, dans la pleurésie avec douleur pleuréliijue vive, ainsi que dans la péritonite aiguë très-douloureuse. Ces phénomènes sont extrêmement pi ononcés chez les jeunes enfants, et leur présence acquiert une trèsgrande importance diagnostique.

SECTION IX

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