TROUBLES DU MOUVEMENT. — AMYOSTHÉNIE
revient avec le calme intellectuel, mais du mouvement musculaire exagéré résulte souvent une maladie de quelques jours.
FiG. 243. — Dynamomèli'e de Biirq. — Appareil monté.
L'amyosthénic s'apprécie autant par le rapport des malades que par l'essai ^u'on peut faire de leur force en se faisant serrer la main par eux ou en leur donnant à manœuvrer le dynamomètre de Burq que voici (fig. 2^i3 et 2UU). te çhemin que fait l'aiguilic sur son cadrau indique la force contractile du bras qui cWgmente peu à peu à mesure que la santé s'améliore ou que le mal disparaît.
A quoi tient l'amyosthéuie? Il est difficile de le dire. Dans les maladies aiguës fébriles, et dans la fièvre typhoïde, c'est à une altération de la fibre musculaire, (|ui, selon Zinckcr, apparaît au uiicro- ^pe, privée de .ses stries transversales, autant qu'à une sidérnlion nerveuse, ([u'il faut rapporter le phénomène, mais dans
la clilorose et dans les maladies nerveuses, ,. „ ,„
' iMc. SM. — nynnmonietre do nui'i|. — Ciulrnn.
il est peu probable qu'il en soit de même.
L'altération de la fibre musculaire existe-t-elle alors? On n'en sait rien, et il est
1022 SÉMÉIOLOGIE.
probable que l'amyosthénie résulte alors d'un affaiblissernonl considérable d'iiml flux nerveux. Cela est à étudier.
L'amyosthénie des maladies aiguës et des fièvres ne cesse qu'avec la maladie»! au moment de la convalescence lorsque l'alimentation a pu réparer la consomp-v tion causée par l'état fébrile. Au contraire, dans l'amyosthénie de la chlorose ete des maladies nerveuses, le phénomène disparaît assez vite dès que les toniques, J les ferrugineux, l'hydrothérapie, etc., ont pu reconstituer le sang et ranimer laiij force nerveuse.