TROUBLES DU MOUVEMENT. — CONVULSIONS
chose que la contraction irrcgulièrc des muscles de la vie organique et qu'on observe dans l'œsophage, le larynx, les bronches, etc.
Les convulsions sont idiopathiques, S7jmpathiques et sijmptomatiques. Les premières apparaissent sans altération appréciable de la moelle et du cerveau, les secondes sont déterminées sympathiquement par la souffrance d'un viscère ou d'un tissu éloigné, par les altérations chlorotiques du sang ou par certams empoisonnements, et les dernières enfin résultent d'une lésion matérielle des méninges ou de la substance cérébrale.
Lorsque les mouvements convulsifs offrent une roideur permanente, comme dans le trismus, la contracture et le tétanos, on dit que la convulsion est tonique, c'est-à-dire très-forte ; au contraire elle est clonique, lorsqu'elle présente des alternatives de contraction et de mouvements saccadés involontaires, ce qui se voit dans l'hystérie, dans la méningite, etc.
H y a enfin des convulsions qui existent à l'extérieur d'une façon très-apparente, dans la tête, sur le tronc et dans les membres, tandis que chez d'autres malades la convulsion semble être intérieure et caractérisée par une simple roideur de la tète et une fixité singulière du regard, avec demi-perte de connaissance. C'est ce que l'on a désigné sous les noms de convulsions externes et de convulsions internes. Bien que cette dernière division ne soit pas très-juslifiée ni bien nécessaire au diagnostic, elle peut être utile, et il faut la con-
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D'après leur étendue, les convulsions offrent de grandes dissemblances. Elles •imtpmHielles'ou, au contraire, générales. On trouve dans le tétanos l'exemple d'une convulsion tonique générale, et dans le trismus celui d'une convulsion tonique partielle ; — l'épilepsie, l'hystérie, la chorée, au contraire, fournissent des exemples de convulsions cloniques générales, tandis que le tic non douloureux monti-e ce que peut être une convulsion clonique partielle.
Les convulsions sont permanentes ou continues ; exemple : la chorée, le tic non douloureux, etc. ; ailleurs elles sont intermittentes, irrégulières, comme l'hystérie, l'épilepsie, ou intermittentes régulièrement périodiques, ce qu'on observe dans la fièvre pernicieuse convulsive.
Il est évident que les convulsions sont le résultat d'un trouble du système nerveux, et l'on sait aujourd'hui, sans en douter, que ce trouble peut se produire avec ou sans lésion matérielle permanente. Elles dépendent de l'hypél éniie ou de l'ischémie du cerveau et de la moelle, et elles ne sont différentes que par leur cause. Rien, dans l'état convulsif, ne peut les faire reconnaître les unes des autres, et, si l'on ne tenait compte des phénomènes concomitants fébriles, de leur marche et de leur durée, leur diagnostic serait impossible.
Les convulsions essentielles et synipathi<iues se développent à tout âge, principalement dans l'enfance, puis chez l'adulte et plus rarement chez les vieillards. Elles se montrent chez les personnes qui offrent une prédominance marquée du système nerveux. Elles sont héréditaires, et, s'il me fallait appuyer cette assertion de Basmes et de tous les auteurs, je pourrais fournir un trèsgrand nombre d'exemples dont quelques-uns ont été publiés.
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Elles résultent des impressions morales vives et de l'Iiabilude, Il est cependant possible que les phénomènes nerveux qu'on croit devoir rapporter k celle influence soient le résultat de la même disposition générale qui a provoqué les premiers accidents. La seconde convulsion est, comme la première, la conséquence d'un trouble local de la circulation encéphalique, qui n'a d'effet qu'eu vertu d'une constitution spéciale des individus.
Les convulsions s'observent à la fois chez les individus pléthoriques comme chez ceux qui sont dans l'anémie la plus complète à la suite de ['hi/pérérnie et de l'ischémie cérébrales et spinales. Ces deux causes concourent au même résultat.
Toutes les fortes sensations, la frayeur à la suite d'un grand bruit, l'éblouissement au milieu d'une lumière très-vive, la contrariété, la colère, les violents chagrins, les impressions faibles causées par le chatouillement, la douleur pror duite par des névralgies ou par une blessure de la peau, celle (jui est occasionnée par la dentition ou par une lésion organique quelconque, toutes ces sensations sont de nature à produire les convulsions. La chaleur et la viciaiion de l'air dans un lieu de réunion déterminept souvent les mêmes résultaLs, Cela se voit très-fréquemment dans une chambre fortement échauffée, dans une salle de spectacle et dans les églises où se trouvent réunies un grand nombre de personnes.
On observe fort souvent des convulsions passagères, éclamptiques ou épileptiformes, à la suite des troubles et des embarras des fonctions du tube digestif. La rétention du méconium, la présence dans l'intestin de substances indigestes qui ne peuvent être assimilées et qui oblitèrent sou calibre, la présence de vers intestinaux, des matières fécales endurcies, etc., sont autant de causes qui provoquent leur apparition. D'une autre part, et par un contraste singulier, elles se développent quelquefois dans le cours d'un flux intestinal intense, naturel ou provoqué par l'administration d'un purgatif. Ce sont des phénomènes sympathiques.
On a souvent contesté l'influence fâcheuse des vers renfermés dans le tube digestif. C'est un tort. Les convulsions sympathiques des vers intestinaux, ascarides ou taenias, sont rares sans doute, mais elles existent, et, si ce n'est à Paris, oii cependant j'en ai observé un assez grand nombre, c'est du moins dans les localités où les vers de cette espèce sont endémiques. Il est probable que ceux qui ont accordé une si grande part aux accidents produits par l'affection vermineuse ont observé dans ces localités. Sous ce rapport, le taenia mérite d'être signalé. Car il produit de nombreux accidents d'hémorrhagies, d'éclaniiisie, d'épilepsic, etc. J'ai vu plusieurs de ces exemples chez des enfants et chez des adultes; M. Legendre on a rapporté un très-grand nond)re (1).
Les convulsions sympathiques essentielles s'observent enfin au début et dans le cours de certaines maladies inflanunaioircs, telles que la pneumonie, les fièvres éruplives, et sans qu'il y ait eu de lésion dans l'axe cérébro-spinal. Lt'!*
(1) Legendre, Mémoire sur Vépitepsie produite par le ténia (Arch. de tnéd., 1849).