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TROUBLES DU MOIVEMUNT. — CONVULSIONS

{gcideuts sont alors d'un heureux augure et peuvent, d'après Sydenham, faire Sésager la terminaison favorable de ces mahidies. Elles apparaissent enfm dans le cours des maladies de l'appareil respiratoire, pendant la coqueluche, la pneumonie, etc; J'ai vu un enfant qui les avait conservées pendant dix-huit £m au moment de la période d'état de la coqueluche. Celles qui surviennent ^ia fin des maladies aiguës sont toujours d'un fâcheux augure et indiquent giesque constamment une mort prochaine, car elles sont ordinairement liées à ODe altération du cerveau, et, comme je l'ai démontré, à une thrombose des Sinus de la dure-mère (1).

Des convulsions sympathiques s'observent quelquefois chez les femmes dont la menstruation est difficile, au moment des règles ; chez, d'autres, dans les premiers jours qui suivent la conception, et enfm chez quelcpes-unes aux approches de l'accouchement et après la délivrance. Ces dernières ont reçu le nom A'éclampsie, et elles dépendent presque toujours d'une profonde altération du sang, par le fait d'albuminurie prolongée.

Les altérations du sang de la chlorose, de la pléthore et des fièvres, les intoxications de toute espèce, par les eilluves marécageuses, par les strychnées, par leinercure, parle plomb, etc., peuvent également les produire. On connaît les crampes de la période algide du choléra, et les contractures qui se montrent quelquefois pendant sa convalescence ; le hoquet des fièvres graves, lorsqu'elles doivent se terminer par la mort; les convulsions du virus rabique et de venins de serpent ; le tétanos produit par la strychnine et la brucine; Vépilepsie déterminée par l'absorption du plomb, Vergoiisme convulsif qui résulte de l'ergot de seigle, etc.

- Restent, enfin, les altérations permanentes du cerveau, de la moelle et de ses Enveloppes, qui, au milieu de phénomènes morbides variés, amènent l'état confiilsif. Ce tout des convulsions symptomatitjues. A l'état aigu et à l'état chroçique, rinfliience de ces altérations est, à peu de chose près, la même ; mais, dans ee dernier cas, le diagnostic est iuGuimént plus difficile, et il faut le secours de l'oplithalmoscope pour arriver à un résultat positif. En général, les convulsions symptomatiques ne sont jamais primitives, et elles sont précédées d'un certain nombre de symptômes qui révèlent leur véritable nature. Les convulsions de la méningite sont accompagnées de fièvre et n'arrivent qu'après des vomissements, de la constipation et un état de maladie antérieur bien caractérisé. Celles de riiémorrhagie méningée et l'hémorrhagie cérébrale succèdent à la paralysie, et dans les maladies chroni(|ues du cerveau, telles que le ramollissement, les tumeurs de la dure- mère, les tubercules cérébraux, les hydatides, etc., il y a toujours des phénomènes de céphalalgie, de vertiges, de fourmillements, etc. , qui annoncent comme probable l'existence d'une lésion cérébrale maiérielle. C'est ici que la cérébroscopie pourra être très-utile, car sil'ophthalmoscope permet de constater une lésion de la papille optique, de la rétine ou de la choroïde, on devra croire que les convulsions sont de cause organique.

(1) Bouchut, Gaz. des hôpitaux, 1868.

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Marche et caractères des convulsions essentielles et sympathiques. — Les s' convulsions esseniielles et sympathiques sont caractérisées par des mouvements »j involontaires et désordonnés, plus ou moins violents, des muscles, de la vie de i\ relation ; exemple : la cliorée, certaines épilepsies. L'intelligence n'est qu'in- complètement abolie, toute manifestation extérieure est impossible, mais l'exer- -i cice de la pensée reste quelquefois intact; c'est ce qui se voit dans la chorée, et c'est ce qui résulte des révélations de malades ayant pu rendra compte de leurs sensations.

Nous ne considérons pas comme de véritables convulsions les petits accidents s qui s'observent de temps à autres chez les enfants, et qui sont caractérisés par des > soubresauts dans les membres, avec roideur du corps, fixité momentanée des > yeux qui fuient sous la paupière supérieure. C'est ce qui caractérise les con- vulsions internes.

Les convulsions sont ordinairement intermittentes, apyrétiques, et paraissent i sous forme d'attaques dont le nombre et la durée sont excessivement variables; ; exemple : l'éclampsie, l'hystérie, l'épilepsie, etc. Le début des attaques est ordi- nairement brusque et inattendu. Chez quelques malades, il est annoncé par • quelques prodromes, des malaises, un fourmillement partiel courant dans un i membre, et comparé à un aura ou vapeur allant de la périphérie au centre, et i produisant l'état convulsif; exemple : l'épilepsie.

Quand elles se montrent d'une façon périodique régulière, quotidienne ou i tierce, elles caractérisent une fièvre pernicieuse convulsive et elles exigent un i traitement immédiat par le sulfate de quinine.

En général, les attaques convulsives paraissent subitement et sans qu'aucune • influence vienne rendre compte de leur apparition ; ailleurs, c'est à la suite de influences morales, telles que la frayeur, un violent chagrin, dans le cours de l'évolution dentaire ou au moment d'une affection aiguë fort sérieuse, qu'on les observe. Les malades paraissent surpris par une impression étrange, le regard devient fixe et paraît comme illuminé, le corps s'allonge, les membres s'étendent et se redressent, la tête se renverse en arrière, le visage se boursoufle et se couvre d'une rougeur subite; puis, après un instant d'incertitude, d'angoisse, ou voit que la tête s'incline à droite ou à gauche, que les mâchoires se serrent, que les membres, fortement tendus, sont sourdement agités par des efforts alternatifs de flexion et d'extension, et que la respiration est comme suspendue. Aussitôt uu effort intérieur semble se produire, la face bleuit, les veines superficielles du cou deviennent saillantes et se dessinent sous la peau; à cet instant, les mouvements convulsifs apparaissent. Le regard est complètement égaré, les yeux sont perdus, très-mobiles : chacun d'eux s'agite pour son compte, l'un prend une direction que l'autre ne suit pas, il tourne sur lui-même pendant que l'autre est immobile ; et puis ils vont se cacher sous la paupière supérieure, de manière à ne laisser apercevoir qu'une surface blanche, celle de la sclérotique, dont l'aspect est si étrange. Les traits sont déformés, et quelquefois rendus effrayants, par suite dos contractions bizarres des muscles de la face. Les lèvres sont tirées dans tous les sens ; leur contraction rapide conununique au

TROUBLES DU MOUVEMENT. — CONVULSIONS, lUûi

visage les expressions alternatives et variées de satisfaction et de colère. Les doigts se fléchissent et s'étendent tour à tour, sans que leur pression ait aucune importance diagnostique. Les mains se contournent, les bras se convulsent, leur flexion s'opère; elle a lieu par saccades qui ramènent ;ia main sur la poitrine, et qui cessent tout à coup pour laisser le membre revenir à sa position première. Les orteils s'écartent et se fléchissent vers la plante du pied, les genoux se relèvent, et puis le membre s'allonge de nouveau. La respiration est irrégulière ; les mouvements de dilatation du thorax sont rapides, courts, incomplets, quelquefois intermittents et suivis d'une profonde inspiration, à laquelle succède un moment de repos qui dure plusieurs secondes, pendant lesquelles on observe l'action opposée des muscles inspirateurs et expirateurs, dont la puissance s'annule et s'entre-détruit. Après ce temps de repos revient une nouvelle série [de mouvements respiratoires, accompagnés des mêmes phénomènes. Le pouls est difificile à saisir^ mais dans la détente de la convulsion on le trouve toujours notablement accéléré ; il n'est fébrile que dans les convulsions symptomatiques. Les muscles de la vessie et du rectum sont quelquefois affectés. Il cessent d'être soumis à l'usage de la volonté, et souvent alors les matières contenues dans ces organes s'écoulent sans qu'on puisse les retenir.

Le désordre des fonctions musculaires existe seul ou accompagné de la perversion des sens et de l'intelligence. Celle-ci est ordinairement troublée dans l'épilepsie, et les malades restent étrangers aux choses qui les entourent : le bruit, les éclats de la lumière, ne paraissent produire aucune impression sur eux. La sensibilité cutanée est détruite en totalité ou en partie. La manifestation de la souffrance est obscure, mais il semble qu'un effort et qu'une contraction légère de la face indiquent encore le perception de la dou'eur produite par le pincement de la peau ou la piqûre de cette partie. Dans les fortes attaques convulsives, les excitations les plus douloureuses ne sont pas suivies d'un effet appréciable; rien ne révèle la conservation des fonctions sensoriales et organiques, qui paraissent entièrement anéanties. C'est à ce point qu'on voit des malades tomber dans le feu et y rester sans ressentir la douleur.

Les phénomènes convulsifs offrent des aspects très-variés dans les différentes maladies nerveuses, et d'après leur nature essentielle ou s7jmptoma.tique. — Intermittents et apyrétiques dans l'hystérie, l'épilepsie; fébriles et continus dans les maladies aiguës du cerveau ; continus et apyrétiques dans la chorée, ils se montrent sous toutes les formes qu'une étude spéciale doit seule faire connaître. Ils sont souvent suivis de coma ou de contracture permanente d'un muscle, ce qui peut donner lieu à une difformité. Chez d'autres, au contraire, ils disparaissent sans laisser de traces.

Les convulsions se prolongent plus ou moins longtemps, suivant leur nature. Celles que l'on désigne sous le nom d'essentielles durent de quelques minutes à plusieurs heures et plusieurs jours. Alors les phénomènes convulsifs ne sont pas continus, ils se présentent sous forme d'accès plus ou moins longs, qui se répètent à des intervalles Irès-rapprochés, dans lesquels l'enfant reste sans con-

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naissance ot en proie à une sourde agitation. J'ai vu des cnfanis alteinlsde coque- • luche, et chez lesquels les convulsions ont duré douze à dix-huit jours de suite; :' il y avait trois ou quatre paroxysmes par jour. — Les convulsions essentielles » continues sont très-rares, et la cliorée est le seul exemple de celte espèce, . Lorsque l'accès convulsif est près de disparaître, on observe un mouvement i général de détente, la face péllit, les paupières s'abais&ent et les traits expri- • ment l'abattement le plus profond; les mouvenients musculaires se calment et i ne reviennent qu'à des époques plus éloignées ; la roideur des membres se dissipe ; la respiration reprend son cours. Le malade tombe dans l'immobilité, et le sommeil arrive pour mettre un terme à tous ces accidents. Quelquefois les con- vulsions se terminent par une syncope ; je vois souvent un petit garçon, une fois atteint de convulsions suivies de syncope, à un an, au jardin des Tuileries; il était avec sa nourrice; celle-ci le voyant tomber immobile et flasque, après la convulsion, le crut mort et le rapportait chez ses parents dans son tablier. En li arrivant chez lui, l'enfant reprit sa connaissance, se mit à jouer et dîna comme tout le monde.

Ce fut la seule attaque convulsive qu'il eut à subir. , Il n'en est pas cependant toujours ainsi : loin de s'amoindrir, l'excitation m nerveuse semble quelquefois augmenter, et les convulsions essentielles peuvent i se terminer par la mort. « Elle survient de deux manières : ou bien elle commence par l'encéphale ; cet organe, paralysé, cesse d'agir sur les autres organes; la respiration s.'arrête, l'hématose n'a plus lieu, et la mort est certaine; ou bien elle commence par les poumons : la respiration, gênée par le spasme et par les contractions irrégulières des muscles respirateurs, ne ■ s'exécute qu'imparfaitement, les poumons s'engorgent, le sang ne les traverse qu'en partie ; bientôt la suflocaiion devient imminente, et cela a lieu si des mou- vements plus réguliers ne viennent rétablir et la respiration et la circula- •

tion(l). » r. i

Les convulsions ne laissent souvent pas de trace de leur passage. Quelqn^^ sujets recouvrent, aussitôt après l'attaque, leur sérénité naturelle et ne paral^sent pas avoir été malades. Les autres conservent un léger mouvement febrde • qui ce'^se rapidement ; ils ont assez souvent des douleurs dans les membres con- vulsés, avec des ecchymoses à la surface de la peau, et un petit nombre devien- ■ nent dilformes. C'est aux convulsions des muscles qu'il faut rapporter l'ongnie ^ de certaines contractures permanentes qui entraînent la déviation de la tète ou . de ses parties, la rétraction des membres, la paralysie, etc. J'ai vu plusieurs^ enfants dont le torticolis n'avait pas d'autre cause, et il en est de niême de cer- ■ tains cas d'abaissement de la paupière supérieure, de strabisme, de déviation de ^ la bouche, et de quelques contractures permanentes des membres. Ces ac .dents « succèdent aux convul^ions essentielles comme aux convulsions symptomal.qucs; • ils ne sont pas plus en rapport avec les altérations de l'encéphale que cerlames paralysies faciales et certaines paralysies nerveuses observées chez les hysté- •

(1) Braciiel, Des convulsions dans V enfance. Paris, 1837.

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