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HOQUET

Le hoquet est un spasme convulsif et passager du diaphragme caraclérispar une respiration brusque, saccadée, bruyante et rauque, avec tension énergique et subite des parois du ventre.

C'est un spasme plutôt qu'une convulsion, à cause de son siège dans un muscle de la vie organique. Phénomène sympathique ou réflexe, il se produit dans l'état de santé, surtout chez les petits enfants à la mamelle, et au milieu des maladies, sans qu'on en sache la véritable cause. Chez quelques individus, au contraire, il dépend d'une maladie de l'encéphale, et il est symptomatique.

Dans l'état de maladie, il y a un hoquet aigu et un hoquet chronique. Celui-ci peut durer plusieurs semaines, plusieurs mois, et même, dit-on, plusieurs années. Ces faits sont excessivement rares.

Le hoquet idiopathique et sympathique s'observe dans l'hystérie et dans certaines névroses des voies digestives, dans l'indigestion, dans la péritonite, dans les hémorrhagies abondantes amenant la syncope, dans les Gèvres typhoïdes graves, dans le typhus, dans le choléra, dans la pneumonie et les maladieaiguës graves. Sa présence n'aide point le diagnostic. Il n'offre rien de grave dans les maladies nerveuses et dans les névroses, au contraire, dans les maladies aiguës fébriles, telles que les phlcgmasies ou les fièvres, sa présence esi toujours l'indice d'un grand danger, sinon d'une mort prochaine. il

Le hoquet symptomatique a été observé, sinon d'une manière constante, duU tnoins accidentellement, dans un grand nombre de maladies du cerveau. C'est quelquefois le symptôme de l'encéphalite, de l'hémorrhagie et du ramollissement du cerveau, des tubercules et des tumeurs cérébrales, des épanchements ventriculaires ou méningés, etc. Il n'a aucune signification précidans le diagnostic.

SFXTION IV

SIGNES tOURNIS PAR LES TROUBLES DU SOMMEIL.

Dans l'état normal, le sonnneil est un temps de repos durant lequel les-j organes de la pensée, du mouvement musculaire et la sensibilité se remettent ij de l'épuisement causé par les fatigues de la veille. Sept à neuf heures par jour 1 1 suffisent en général pour chaque individu. Les troubles de cette fonction constituent Vinsomnie, la somnolence, le coma, le carus.

1» Insomnie. — Dans l'état morbide, quelques individus se plaignent de ^ ne pouvoir dormir, ou d'avoir le sommeil agité par des rêves, des cauchemars; ! ils ont ce qu'on appelle de Vinsomnie. Cet état se rencontre dans la plui^art de maladies aiguës fébriles, et en particulier au début de la fièvre typhoïde, dont n

SIGNES FOUliNIS PAU l.liS TUOUliLliS OU SOMMEII,. 10Z|3

I est un des symptômes habituels, dans le delirium tremens, dans la congestion : cérébrale, dans la folie, dans les maladies douloureuses^ telles que les névral- 1 gies, etc. L'insomnie est troublée par des songes et des cauchemars, par l'inï cube et les succubes dans certaines maladies, principalement dans la chlorose, i dans l'anémie, dans la folie, dans les maladies du cœur et dans la période de I germination de la méningite, dans le sommeil provoqué par l'opium, par la i belladone, etc.

2" Somnolence, — La somnolence et l'assoupissement sont des états mori bides dans lesquels l'individu accablé paraît être entre l'état de veille et de som- 1 meil. On les observe souvent dans les maladies du cerveau, surtout dans la ! méningite; avec la fièvre, quelle qu'en soit la nature, mais surtout dans la fièvre ■ typhoïde adynamique.

f. 3° Coma. • — Le coma est uu profond sommeil d'où il est difficile de tirer les malades. L'inteUigence, la sensibifitéet le mouvement paraissent abolis ; mais ce n'est là qu'un engourdissement. En effet, de violentes sollicitations déter- 1. minent quelquefois de faibles témoignages de sentiment et d'intelligence. Il y h a plusieurs espèces de coma : le coma vigil, accompagné d'un peu de défire; le s\ coma somnolerdum, dans lequel les malades répondent par monosyllabes lorsqu'on les interroge, puis retombent assoupis; enfin le carus, qui est le plus haut i;. degré de l'assoupissement et dans lequel on ne peut rien tirer des individus. C'est également ce qu'on appelait autrefois léthargie ou mo7't apparente.

Le coma est donc caractérisé par un sommeil profond, dans lequel l'intelligence, la sensibilité et le mouvement sont plus ou moins diminués. Il y a une sorte de résolution générale des membres, sans paralysie, et de temps à autre quelques mouvements spontanés, quelques contractions des membres après l'irritation de la peau, et enfin quelques mots inintelligibles après de pressantes sollicitations. Le visage est morne, presque immobile; il exprime l'abattement; les paupières sont demi-closes et les pupilles dilatées ou inégales, ce qui distingue le coma du sommeil physiologique, dans lequel il y a toujours contraction des pupilles. — L'atropine exerce encore son action sur l'iris qu'elle dilate au bout d'un quart d'heure et, à l'ophthalmoscope, on voit le fond rouge de la choroïde traversé par les veines et les artères de la rétine sortant de la papille optique. — La respiration est lente ou profonde, souvent accompagnée d'un faible ronflement |)roduit dans la gorge ou sur le bord des lèvres. Les battements du cœur persistent avec leurs caractères naturels, différence importance avec l'état de syncope, où ils sont rares et affaiblis; avec la mort, où on ne les entend plus du tout. Ce sont des exemples de coma et de syncope qui ont été pris très-souvent pour des cas de mort; suivie de préparatifs d'inhumation. Au temps où l'on ignorait l'auscultation, de semblables erreurs pouvaient être commises; mais à présent que l'on connaît les conditions matérielles de la vie qui résident dans le jeu du cœur et dans la possibilité d'apprécier ses battements au moyen de roreillc, il est impossible de commettre de semblables fautes. Dans la sonmoleiice, le orna, le carus, la léthargie, sauf obstacle situé au-devant du cœur, on entend 'oujours à la région précordiale des battements faibles, rares, éloignés, qui dis-

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paraissent dès que ia vie a cessé. J^'absence proioiif^ée des bruils du cœur sousi l'oreille est, comme je l'ai démontré (1), un des signes les |)i us certains de la mort,»

Le coma dure plus ou moins longtemps, suivant la nature de ia cause quu lui a donné naissance. C'est un phénomène dont l'importance diagnostiquei( n'est pas très-considérable, car il se rencontre dans une foule de maladies diffé-^ rentes. Néanmoins il fournit cpjelques lumières au diagnostic et au pronostic, i Ainsi la manière dont il s'établit est fort utile à considérer.

Le coma survenu d'une manière secondaire et progressive dans le cours ou à i la fin d'une maladie résulte toujours d'une maladie cérébrale. Alors, l'opliihal-l' raoscope permet habituellement de reconnaître quelque lésion de la papilleii optique, de la rétine ou de la choroïde de la nature de celles que j'ai indi-i quées (2). Au contraire, le coma phénomène primitif c'a plutôt la couséquencc:i d'un état nerveux grave, d'une maladie adyuamique, d'une fièvre pernicieuseapoplectique, etc., bien qu'il ne faille pas faire de cette assertion un principe* général. Dans ces cas, l'ophihalmoscope ne révèle qu'un peu de congestion au fond de l'œil.

On observe le coma comme symptôme d'un très-grand nombre de maladies du cerveau, dans la méningite simple, tuOn'culeuse ou rhumatismale, après les vomissements, la constipation, le délire, les convulsions et la contracture; dans l'encéphalite aiguë, après les autres phénomènes de la maladie; dans la» compression du cerveau, par des épanchements de sang, de sérosité, à la suite d'une chute sur la tête, par un enfoncement des os du crâne et par les tumeurs de la dure -mère; dans la congestion cérébrale et dans Vhémorrhogie du cerveau; mais dans ce dernier cas, alors le coma arrive subitement et s'accompagne de phénomènes de paralysie très-marqués.

Ce phénomène s'observe en outre dans un grand nombre de maladies qu'il est difficile de rapporter à une altération matérielle du cerveau et de ses enveloppes. — 11 succède à la syncope subite produite par une impression morale vive, une grande frayeur et un profond chagrin. — Il est le symptôme constant des attaques d'épilepsie après leur période convulsive, et il dure de quelqnheures à un jour entier. C'est alors un signe de congestion cérébrale. — (' l'observe après certaines attaques d'hystérie très- violentes et c'est le symplùnu capital de la fièvre pernicieuse apoplectique du cuwafeuse : mais alors il ri'Vicut d'une façon iniermiitente, régulièrement périodique, fait capital que le médecin ne doit pas ignorer pour prévenir la mort eu administrant le sulfate de quuiinc aussitôt la fin du premier accès. — Le coma s'observe aussi dans l'anémie des centres nerveux produite par une hémorrhagie considérable et par rinanition. C'est le SNmptÔnie capital de la congélation et de la mort par le froid ; car, ainsi que l'a dit Solander : Quiconque s'assied s'endort, et qui s'endort ne se réveille plus. Enfin, tout empoisonnement et toute asphyxie peuvent le pro-

(1) JJoucl.ut, Trailé des signes de la «wrt c( des moyens d'cmpécher les entermiml^ prémalurcs, ouvrage couronné par i;inslilul .le Frnnre. Paris, 18/i9, !n-l2. {'2) E. Douclint (ouvrage cil6).

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