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FRÉQUENCE DE LA RESPIRATION

Dans toutes les affections aiguës fébriles, la respiration s'accélère, et dans un temps déterminé le nombre des mouvements respiratoires et expiratoires est plus considérable qu'à l'état de santé. Le rapport normal de i à relativement au pouls, cesse d'exister. La nature de l'affection, son siège, sont autant de circonstances qui peuvent et doivent le faire varier. Il est facile de comprendre qu'une maladie du poumon accélérera la respiration plus qu'un rhumatisme articulaire, lequel aura cependant produit une augmentation très-considérable des pulsations artérielles. Il n'est pas extrêmement rare, dans les affections thoraciques, de voir la respiration doublerdc vitesse, monter à trentesix, quarante, par minute, tandis que le pouls ne dépasse pas quatre-vingt-dix ou cent dans le même espace de temps. Cette fréquence relative peut devenir souvent précieuse pour le diagnostic de certaines altérations profondes de l'appareil respiratoire que la symptomatologic ordinaire n'aurait pas suffi à faire

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reconnaître, ou que l'on n'aurait pqs mémo soupçonnées, en l'absence de tout i phénomène extérieur.

he upmbre des inspirations peut devenir très-considérable, s'élever à ci^ • quante, soixante, quatre-vingts et même plus ; on a constaté jusqu'à cent respir ■ rations par minute chez; les enfants atteints de pneumonie double ; mais nuug rappellerons qu'à cette période de la vie la respiration normale est plus fréquente qu'à l'âge adulte, et dans l'appréciation du pliénomène pathologiqu'e, il faut toujours tenir compte du phénomène correspondant dans l elat de santé.

Plus, dans le cours d'une maladie, la respiration devient fréquente, et plue ou doit supposer que le danger augmente. Sans vouloir poser de règle invar riablo et absolue, nous çroyqns pouvoir établir que des mouvements respiratoires qui dépassent soixante par minute chez l'adulte annoncent presque toujours un cas de la plus haute gravité, et cela doit faire porter un pronostic défavorable.

Il est des états généraux dans lesquels on observe une accélération de la resr piraiion, sinon habituelle, du moins très, sensible au moment où le sujet fait le moindre mouvement ; tels sont les états chloroliques, chloro-anémiques, soit idiopalhiques, soit consécutifs à de grandes hémorrhagies, et cela sans qu'il y ait aucune lésion des organes respiratoires.

Bien pins rarement le chiffre des respirations est diminué et tombe au-des^ sous de la moyenne normale ; ce n'est ordinairement que sous l'influence de la méningite et des maladies du cerveau que se produit ce ralentissement qui est toujours une chose grave. Dans ragonie(l),il arrive très-souvent que le nombre des respirations diminue de la moitié, des trois quarts ; mais, pour cela, la durée des mouvements d'inspiration ot d'expiration, sur lesquels nous revieur. drons plus bas, ne se trouve pas augmentée; seulement, chaque respiration se trouve séparée de celle qui la précède par un intervalle de plus en plus long, pendant lequel on n'observe pas le moindre mouvement ihoracique, et le corps semble privé de vie. Pendant les derniers instants de l'existence, ou n'observe plus quelquefois que trois ou quatre respirations par minute.

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