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SIGNES FOURNIS PAR LA CAPACITÉ THORACIQUE, OU SPIROMÉTUIE

La grandeur et la petitesse des mouvements de la respiration sont deux circonstances qu'il est important d'étudier, et qui ne sont pas toujours en rapport

(1) Houclmt, Traité pratique des maladies des nouveau-nés ol des enfants à Ui mamelle, 1867.

CAPACITÉ THOIîAClQUIi OU Sl'iHOMÉTKlE. 1137

avec les ollbrls visibles d'ampliatiou de la poitrine. Elles indiquent une grande ou une petite capacité des poumons. Dans la respiration grande, le volume d'air introduit dans le poumon est considérable ; or il peut fort bien arriver que, dans un cas où l'organe sera comprimé par un épanchement pleurétique; où le poumon enflammé sera devenu imperméable dans une partie de son étendue ; dans certains cas d'emphysème pulmonaire, de bronchite capillaire où une partie de l'air inspiré reste emprisonné dans les cellules par une sécrétion muqueuse épaisse et tenace, il ne s'introduise en réalité qu'une très-faible quantité d'air nouveau pendant les plus fortes inspirations. Par le fait, la capacité des poumons est diminuée et la respii-aiion sera petite, et c'est alors souvent que la fréquence des mouvements thoraciques devra augmenter.

Ceci me conduit à examiner la question de la quantité d'air inspiré et expiré à l'état normal et à l'état pathologique, et les moyens de la déterminer d'une manière à peu près exacte ; c'est ce que l'on a cherché à faire dans une série de travaux auxquels on a peut-être attribué une valeur exagérée, mais qui cependant ne manquent pas d'un certain intérêt.

Dans lé chapitre suivant, je parlerai des dimensions de la poitrine dans ses rapports avec l'ampleur de la respiration, mais, pour l'instant, je ne parlerai que des moyens de mesurer la capacité du thorax par l'application de la spirométrie {].). Précédemment j'ai indiqué les différents appareils de spirométrie et les moyens de les employer, aussi n'y reviendrai-je pas en ce moment. Je me bornerai à faire connaître les résultats obtenus.

Après avoir établi que chez un même individu la capacité de l'arbre aérien ou des canaux bronchiques n'est pas modifiée d'une manière sensible par l'exercice ou par l'habitude, Hutchinson (2) a étabh les différences qui résultent du développement des sujets, de leur âge, de leur poids, de leur état de santé et de maladie. Dans ces recherches curieuses par leur variété aussi bien que par la nature de leurs résultats, Hutchinson est arrivé à la découverte d'une loi physiologique importante confirmée dans son expression par d'autres observateurs et qui peut être formulée ainsi :

La capacité des canaux bronchiques est en rapport exact avec la stature des individus.

^ Plus la taille s'élève, et plus la capacité aérienne pulmonaire est grande. C'est ainsi qu'entre 5 et 6 pieds chaque pouce de taille en plus donne à l'expiration forcée 8 pouces cubes d'air en plus à 60° Farenheit. Voici le tableau des moyennes obtenues par Hutchinson :

(1) Voyez p. 727.

(2) Hutchinson, De la spirométvto, analyse de M. Lasègue {Archm^ de médecine, 1856).

B. — PATHOL. GÉN.

SÈMÉIOLOGIE.

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