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RESPIRATION BRUYANTE A DISTANCE

respiratoires gutturaux que l'oreille perçoit à distance, c'est-à-dire sans être appliquée sur les parois thoraciques.

Dans l'état de santé, la respiration se fait sans bruit guttural ou tlioraciquc appréciable. Cependant il est des individus parfaitement bien portants chez lesquels, pendant le sommeil, se produit un roiillement plus ou moins fort. Ce bruit lorsqu'il est habituel indique une gêne respiratoire et il est dû, soit à l'hypertrophie des amygdales, soit à une disposition particulière rétrécie des parois des cavités nasales et pharyngiennes. Quand il est accidentel, il résulte d'un gonflement passager de la muqueuse nasale , déterminé par une inflammation légère et catarrhale ou coryza ; d'une amygdalite; d'une angine, ou enfm de la présence de mucosités qu'il suffit d'expulser pour faire cesser le ronflement.

Le ronflement ne peut avoir de valeur comme signe diagnostique dans les maladies qu'autant que l'on est certain que le sujet, dans l'état de santé, ne produit pas ce bruit pendant le sommeil; même dans ces cas, il n'a pas une bien grande importance, bien que l'on ait cru quelquefois qu'il annonçait le début du Goraa dans certaines affections du cerveau, ou dans les complications cérébrales de la fièvre typhoïde.

Dans un assez grand nombre de maladies graves, chaque expiration s'accompagne d'un bruit guttural assez semblable à un soupir; cette respiration, plaintive ou gémissante, ne se rattache à aucune affection déterminée, et elle s'observe chez les individus très-malades lorsqu'ils sont en proie à une douleur un peu vive.

Il n'en est pas de même de la respiration sifflante ou sibilante, qui indique presque toujours un obstacle mécanique au passage de l'air; soit qu'il vienne d'un œdème des rephs aryténo-épiglottiques et de la glotte, ou d'une diminution dans le calibre des gros tuyaux bronchiques de la trachée ou du larynx, à la suite d'un gonflement inflammatoire; soit qu'il dépende de la compression d'une de ces parties par une tumeur extérieure, aiguë ou chronique, abcès, goitre, etc. Ce sifflement peut ne se faire entendre que pendant un des mouvements respiratoires. — Dans l'asthme, dans l'emphysème pulmonaire, ce sifflement, quelquefois excessivement intense et bruyant, n'existe guère que pendant l'expiration. Il a lieu pendant l'inspiration chez les individus affectés d'angine grave ou d'œdème de la glotte, dans le croup, au milieu des quintes de coquetache, et lorsque le malade cherche à reprendre haleine. Dans ce dernier cas, il est presque pathognomonique. Enfin, une des dernières modifications des bruits respiratoires perceptibles à distance que j'aie à signaler, c'est la respiration râlante produite par le rAle trachéal qui se forme dans la tradiée, lorsque l'air passe au travers ou à la surface dos liquides visqueux qui 1 obstruent, et dont le malade ne peut se débarrasser par l'expectoration. Il eîuste dans la bronchite capillaire, dans la bronchite chronique avec emphye des poumons, dans l'hémoptysie foudroyante, dans les vomiques; mais c'est 8 la dernière période des maladies graves qu'on l'observe principalement et ignalc, souvent plusieurs heures d'avance, la fin prochaine dos individust le râle de l'agonie. '

SÉMÉIOLOGIE.

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