LIVRE HUITIÈME
SICiWES l'OVRIVIS PAR I^'EVAMEIV ET Ï>E IIIODE DE SÉCnÉTIOW »É Ix'APPAREir I^ACRYMAIi.
Les larmes, incessamment sécrétées dans l'état habituel, servent à faciliter le glisseinent des paupières sur l'œil, et elles coulent dans les fosses nasales par les points lacrymaux, sans mouiller la joue.
Leur sécrétion augmente quelquefois dans l'état de maladie, et donne lieu îi un écoulement continuel sur la joue, ce qui constitue le larmoiement. Ce phénomène s'observe dans les névralgies de la branche ophthalmique dé la cinquième paire, à la fin d'un accès d'hystérie, dans quelques cas de folie, et dans la période d'invasion de la rougeole.
La fièvre avec rougeur des conjonctives et larmoiement est le signe presque certain du développement de celte maladie.
On observe également le larmoiement dans les obstacles au cours des larmes par les points lacrymaux, soit par le fait d'une oblitération de ces oriflces, soit comme conséquence d'une obstruction du canal nasal. C'est Vépiphora. Alors les larmes coulent sur la joue, irritent la peau et l'ulcèrent par leur continuelle présence.