ARTICLE II INFLUENCE DES CAUSES ÉPIDÉMIQUES
De ces causes variées, différentes par leur degré d'importance, seules ou réunies dans une action commune, résulte l'intluence occulte dont l'impression engendre la maladie épidémique. Agissant par absorption sur l'impressibilité et sur la sensibilité, elle produit une réaction dont le résultat est une perturbation nerveuse, suivie ou non d'altération du sang, des humeurs, et de la structure des tissus, lorsqu'il doit se développer une lésion organique. Les épidémies névrosiques de folie, de monomanie, de convulsions, de chorée, de contracture, etc. , restent bornées au système nerveux central et ganglionnaire. Une épidémie à Belfast, en Irlande, de convulsions démoniaques a été signalée chez des jeunes filles ou femmes, dont la prédication religieuse exaltait les sentiments de piété (1). Les épidémies miasmatiques ont également pour intermédiaire les centres nerveux; mais le résultat est une altération du sang, suivie ou non d'altérations organiques. Il est certain que l'impression variolique, morveuse, rabique, morbilleuse, pestilentielle, scarlatineuse, etc., produit d'abord une altération du sang qui précède l'éruption cutanée. On neutralise l'aptitude à leur développement par I une impression différente due à des médicaments spéciaux ou à l'inoculation vac- ; cinale. Partout, et l'action des épidémies est impossible à comprendre autrement, les choses se passent de la même manière; à l'impression de l'influence épidémique succède une réaction qui entraîne l'altération humorale, et consécuti- I vement celle des tissus.
ARTICLE III