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DES ÉPIDÉMIES. — THÉRAPEUTIQUE

» J'ajouterai le choléra, qui fournit une mortalité de 60 à 70 pour 100. Tous, ces résultats sont purement approximatifs, et ne doivent pas être pris comme indiquant la mortalité réelle des épidémies connues. C'est ua travail à faire.

La mortalité des épidémies est relativement plus grande chez les enfants et chez les vieillards que chez les adultes. Ce sont les deux extrémités de la vie qui sont le plus cruellement frappées.

Au reste, les épidémies sont d'autant plus meurtrières, qu'elles sont plus nouvellement connues et plus récemment importées dans un pays. Les anciennes finissent par perdre beaucoup de leur activité. Leur intensité est en rapport avec leur naiurc : celles qui ont pour origine des effluves, des émanations putrides et des miasmes dont on peut se défendre, jusqu'à un certain point, par l'hygiène, la ventilation et la dispersion des foyers d'infection, sont moins ' graves que celles dont les conditions physiques de développement sont absolument inconnues, comme la fièvre jaune et le choléra. Enfin il en est un certain nombre qui sont sans gravité, qui frappent sur un grand nombre de personnes, et n'entraînent jamais d'accidents graves. Certaines conjonctivites, la bronchite, la diarrhée, les angines, les embarras gastriques, sont de ce nombre.

Lorsqu'une épidémie a notablement augmenté la mortahté d'un pays, l'année suivante les maladies sont moins nombreuses et moins graves; la mortalité est au-dessous de la moyenne, et, comme il y a en même temps, d'après Villermé (1 ), un excédant de naissance très-marqué, l'équilibre est en très-peu d'années rétabli dans la population. Voilà quatre épidémies de choléra qui ont ravagé la France en trente-quatre ans ; elles ont fait périr plus de 100,000 personnes, et la population de ce pays s'est néanmoins augmentée de quatre millions d'âmes.

ARTICLE VI

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