‹ Nouveaux éléments de pathologie générale et de séméiologieChapitre 60 sur 439 · PRONOSTIC · texte numérisé non relu

PRONOSTIC

Les maladies infecto-contagieuses sont généralement graves et quelquefois très-meurtrières. Il faut cependant les distinguer, sous ce rapport, d'après les classes que j'ai établies. La gravité, qui est très-réelle pour les infecto-contagieuses virulentes et miasmatiques, n'existe plus au même degré pour les infecto-contagieuses purulentes, parasites et névrosiques. — Celles-ci ne produisent pas d'infection de l'organisme, leur manifestation est en quelque sorte locale, et elles n'ont pas pour point de départ un poison morbide trop violent.

Le développement contagieux ajoute à la gravité de plusieurs des infectocontagieuses, virulentes et miasmatiques. Ainsi certaines d'entre elles, le choléra sporadique, la dysenterie, l'érysipèle, etc. , à l'état sporadique, sont beaucoup moins dangereuses que lorsqu'elles se présentent sous la forme épidémique. — A chaque épidémie, la nature du mal est, il faut le dire sans essayer de le comprendre, plus ou moins dangereuse^ différente d'elle-même dans sa mortalité. Telle épidémie contagieuse; d'une maladie est actuellement très-meurtrière et maligne, tandis que précédemment, ou plus tard, elle a été ou sera bénigne et peu dangereuse pour ceux qui sont frappés.

D'une manière générale, les infecto-contagieuses les plus graves sont celles qui sont occasionnées par un germe virulent ou miasmatique incontestable dont l'absorption empoisonne tout l'organisme. Il en est même quelques-unes dont le danger est tel, qu'on peut considérer comme irrévocablement perdus ceux qui en sont atteints. Tels sont, parmi les virulentes, la rage ; et, dans les contagieuses miasmatiques, la morve et le charbon, dont les germes, fixes et volatils à la fois, sont des plus meui triers.

Les infecto-contagieuses parasitaires, purulentes et névrosiques sont infiniment moins graves que les précédentes, à cause de leur manifestation anatomique extérieure très-circonscrite chez les unes, et à cause de l'absence d'empoisonnement de l'organisme chez les autres. — Elles dilTèrent peu à l'état épidémique de ce qu'elles sonf à l'état sporadique. Les uréthrites dont j'ai parlé, et qui ont été observées en Afrique par MM. Larger et Bouliau, çur des soldats éloignés depuis un mois de toute population, n'ont pas eu d'autres caractères que ceux de l'uréthrite simple. 11 faut cependant excepter certaines opluhalmies purulentes, que la cause épidémique et contagieuse rend quelquefois très-^ravçs pour l'œil affecté.

PA'l'HOLOGIE GÉNÉRALE.

ARTICLE VII

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