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PROPHYLAXIE ET TRAITEMENT

La prophylaxie et le traitement des maladies contagieuses reposent sur une exacte connaissance de la nature et des effets de cliaquo principe contagieux. Malheureusement nous sommes encore peu avancés à cet égard. Quelques-uns seulement nous sont connus dans leurs conditions générales de propagation cl d'action. Cela suffit pour qu'on puisse les rassembler en catégories spéciales avant chacune leur prophylaxie et leur traitement approprié.

Les maladies contagieuses virulentes, purulentes et parasites, les infectocontagieuses virulentes, miasmatiques et névrosiques, ne peuvent être prévenues ni combattues par la même méthode ni de la même manière. Pour empêcher que le principe contagieux ne se propage, et dans le but de garantir quelques individus ou une population entière, il faut avoir recours à des moyens différents, selon la nature des principes contagieux.

Est-il virulent et fixe, il faut tâcher de l'isoler et de le séquestrer dans la pei'sonne atteinte par la contagion. C'est là l'origine des cordons sanitaires, des quarantaines et des lazarets qui sont alors très-utiles.

Le principe contagieux est-il virulent et volatil, comme l'est celui de la variole, l'isolement et la séquestration n'ont plus les mêmes avantages ni les mêmes chances de réussir. Le mal saute très-souvent par-dessus les barrières qu'on lui oppose. Entraîné dans l'atmosphère, il peut aller au loin répandre le mal qui lui a donné naissance. Dans ces cas, les cordons sanitaires et les lazarets, fort utiles, le sont infiniment moins que dans le cas précédent.

Les principes contagieux miasmatiques se rapprochent tant de la nature des principes virulents volatils, que leur marche est souvent la même et doit être combattue de la même manière, c'est-à-dire par l'isolement et par la séquestration. Toutefois ces moyens n'atteignent presque jamais leur but, ils retardent quelquefois la propagation du mal; mais vient un moment où le miasme concentré s'échappe dans l'air et porte au loin ses ravages sans qu'on puisse l'arrêter. Ici encore les cordons sanitaires, les quarantaines et les lazarets ne sont pas d'une très-grande utilité.

Les principes contagieux névrosiques sont irès-facilement arrêtés dans leur marche, ainsi que la propagation des maladies qu'ils engendrent, par l'isolement et par la séquestration. Disperser les lieux de réunion, empêcher les rapports et les communications entre les populations et les visionnaires, les aliénés, les épileptiques, les hystériques, les choréiques, les monomanes, interdire les récits des accidents engendrés par les névroses, il n'en faut pas davantage pour arrêter la propagation des névroses contagieuses.

Si les principes contagieux sont de nature purulente ou parasitaire, l'isolement des malades suffit pour empêcher la propagation du mal.

Une fois l'impression contagieuse produite, on peut encore quelquefois pré-

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