Sol
La composition géologique du sol est sans influence notable sur l'homme. On conçoit d'ailleurs que les substances solubles et qui pénètrent dans l'organisme par l'intermédiaire de l'air ou de l'eau soient les seules qui puissent agir sur l'économie. C'est ainsi que l'eau potable a été accusée de produire le goitre et le crétinisme en raison des grandes quantités de chaux qu'elle peut' renfermer.
Falk a fait une étude approfondie sur la distribution du goitre en France : on le rencontre principalement sur le lias, le keuper et leurs équivalents, ainsi que sur le
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calcaire coquillicr, le grès bigarré, le calcaire magnésien et les couches pénéennes ; il est très-rare, au contraire, sur les terrains primitifs, tels que 1rs granits, sur l»*s terrains de transition connue le Grauicacke, schistes ardnisiers, les calcaires devonims et carbonifères et les couches houillères. On ne le rencontre pas davantage sur l«'s terrains de formation plus moderne : les sables verts, la craie et les différentes formations tertiaires.
Cependant des recherches plus récentes sur l'influence du sol ont démontré qu'il n'est pas sans exercer une action notable sur la disposition des populations à contracter certaines maladies épidémiques, telles que le choléra, le typhus, la fièvre intermittente, la dysenterie. Le porosité du sol favorise aussi cette disposition, en rendant possibles des iitibibitions de nature diverse, et la germination d'organismes inférieurs ; un sol compacte et rocheux exerce au contraire une influence tout opposée.
Le sol est encore important a considérer quand, par son altitude et sa composition, il peut influer sur le degré de température, de pureté, d'humidité et d'agitation de l'atmosphère, ainsi que sur la nature des aliments. Les habitants des montagnes sont généralement plus forts et plus durs que ceux des plaines. Cependant à mesure que Ton s'élève et que la végétation devient plus maigre, les fonctions et surtout la nutrition de l'homme en souffrent plus ou moins, quoiqu'il nen résulte pas de maladies déterminées. Sur les plateaux élevés et stériles on trouve généralement des habitants maladifs ; la tièvre intermittente s'y observe même à coté du goitre, du crétinisme et des scrofules. 11 en est de même des vallées étroites, situées à une grande altitude. Dans les vallées basses, le vent est toujours d'autant plus fort que leur direction est plus rectiligne; les rhumatismes y sont fréquents en général.
L'irrigation du sol, dans les plaines, n'est pas non plus sans im* portance. Dans le voisinage de la mer, la température est plus uniforme, mais le froid y est plus sensible à cause des vents. C'est sur les rives des fleuves rapides que le séjour est le plus favorable à la santé. Les basses plaines humides et les contrées marécageuses sont des plus dangereuses, et elles le sont d'autant plus que Pair est plus chaud, par conséquent en été et dans les pays méridionaux. Non-seulement la fièvre intermittente, mais encore la dysenterie, le choléra et les diarrhées catarrhales (chez les enfants) y sont communes, surtout chez les étrangers. Le séjour y devient spécialement dangereux quand en même temps le sol reste inculte, ou bien quand le pays est abandonné après avoir été florissant, peuplé et salubre.
ÉTIOLOGIE GÉNÉRALE.