C. — Uumidilè de l'air
L'air n'est jamais absolument sec; nous disons qu'il est humide quand il renferme beaucoup de vapeur d'eau relativement au degré de la température. Un même volume de ce gaz peut contenir d'autant plus de vapeur que sa température est plus élevée; mais Pair chaud nous paraît sec, parce que l'eau y reste sous forme de vapeur,
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tandis que l'air froid, tout en ne renfermant que la même quantité de vapeur d'eau, nous parait humide parce que celle-ci se précipite d'autant plus aisément que le refroidissement est plus rapide. La rosée et la moiteur des habits sont moins un signe de grande humidité que de la réfrigération de l'air.
L'air enlève d'autant moins d'eau au corps qu'il est plus humide, et d'autant plus qu'il est plus sec. L'air froid et humide soustrait beau* coup de calorique au corps, tandis que l'air chaud et sec produit un effet opposé. L'air froid et sec, en enlevant de grandes quantités d'eau au sang, provoque des congestions vers les poumons. L'air humide et chaud augmente l'activité cutanée, mais entrave l'évaporation pulmonaire.
Les observations hygrométriques n'ont donné aucun résultat relativement aux épidémies. La mortalité, il est vrai, d'après Casper, parait être moindre dans les mois humides que dans les mois secs, chauds ou froids, mais elle ne dépend peut-être que des températures extrêmes. L'air modérément chaud et humide parait généralement favorable aux poitrinaires, et c'est pourquoi on les envoie dans les étables a Taches, sur les bords de la mer ou sur les vaisseaux, à Madère, etc. Mais dans tous ces endroits, c'est l'uniformité de température qui parait être le point le plus essentiel, comme le démontre le climat de l'Egypte qui est l'un des plus secs.
Pettenkofer (Ztichr. f. Bioi I, p. 180) a étudié les effets de l'humidité des pieds. Si nous venons de l'extérieur avec les pieds humides dans une chambre chaude et sèche, ilse produit une évaporation considérable; et l'eau qui suffit a mouiller trois onces de la laine des bas, demande pour sa vaporisation, autant de calorique qu'il en faudrait pour porter de zéro à 1 00 degrés une demi-livre d'eau, ou pour liqué- 6er plus d'une demi-livre de glace.
Le brouillard consiste en vésicules aqueuses, et ce que nous avons dit de l'air humide, ne s'y rapporte pas. Il a un pouvoir réfrigérant des plus marqués, mais il ne diminue aucunement la capacité de saturation de l'air pour les vapeurs.
D. — Composition de Pair,
L'air qui nous entoure et que nous respirons est rarement tout à fait pur ; il est ordinairement plus ou moins vicié. Les substances nuisibles qu'il renferme agissent mécaniquement ou chimiquement.
On a utilisé sous forme d'inhalations thérapeutiques l'air chargé de certaines substances médicamenteuses.
a. — Viciations mécaniques.
Les poussières suspendues dans l'air agissent rarement sur la peau ; le plus souvent elles exercent une influence nuisible sur la con-
ï'i MU'VKMX il!.Mi:>'TS 1»E IWTHoï.Oiili; r.ÊNKI'.AI.E.
jonctive qu'elles irritent et enflamment. Mais eVst surtout sur les voies respiratoires, dans l'intérieur (lesquelles elles s'introduisent souvent, que leur action s'exerce; elles sont arrêtées en partie par le mucus et rejetées ensuite par l'intermédiaire du mouvement des eils vibrât iles et de la toux, mais il en arrive cependant dans la cavité des vésicules pulmonaires, une certaine quantité qui pénètre dans les cellules épithéliales et dans ies parois des vésicules ; ces poussières se déposent ensuite dans le tissu cellulaire interstitiel, ou bien elles sont transportées par l'intermédiaire des vaisseaux lymphatiques, dans le ti-su inter-lobulaire et sous-pleural, parfois même dans les fausses membranes de la plèvre et entin dans les glandes bronchiques.
Les substances qui s'introduisent le [dus souvent dans les voies respiratoires sont surtout la poussière des rues et la fumée des poêles et des lampes; plus rarement ce sont des matières que l'exercice de leur profession expose certains individus à inspirer : poussière de charbon chez les charbonniers et certains ouvriers métallurgistes; particules pierreuses chez les tailleurs de pierre: libres de lin ou de coton chez les lilateurs; de la farine chez les meuniers et les boulangers ; poussières métalliques chez les rémouleurs, les batteurs d'or, les polisseurs de glace, etc. ; poudre de tabac chez les fabricants de tabac ; poussières de couleur chez les ouvriers peintres, etc., etc.
L'examen du la:ynx et des matières expectorées, mais surtout celui des poumons eux-mêmes, démontrent que de semblables substances s'introduisent dans les voies respiratoires. On a prouvé par des recherches chimiques et microscopiques, l'identité de ces substances avec celles qui se trouvaient dans l'atmosphère correspondante, (l'est ce que Ton a fait principalement pour quelques matières bien caractérisées (charbon de boi-, 1er); pour d'autres substances, au c mtraire, on n'a pu arriver qu'à un certain de-ré de probabilité et notamment pour celles que l'examen microscopique ou chimique ne peut faire distinguer des molécules de mélanine provenant de la matière (•(dorante du sang. Knlin, on a pu encore arri\er à la démon>tration par voie expérimentale : ayant observé qu'une affection semblable à l'anthracose pulmonaire de l'homme, ne suncnait que chez les animaux qui se trouvaient dans les mêmes conditions que celuici, on a institué, chez des animaux jeunes ou captifs, des expériences qui ont abouti à un plein succès.
Les conséquences de l'introduction de substances pulvérulentes
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dans les votes respiratoires sont en rapport avec l'état de celles-ci ainsi qu'avec la quantité et la nature de ces substances (les plus nui-' sibles sont les particules anguleuses, comme celles de granit et d'acier). Elles consistent d'abord dans une irritation accompagnée de toux, puis dans l'hypérémie et le catarrhe des bronches. Les poussières introduites dans les poumons en petite quantité ne produisent pas de troubles particuliers, et c'est ce qui arrive dans les conditions ordinaires (pigment pulmonaire normal, anthracose des poumons) ; inspirées en grande quantité, elles déterminent d'abord un rétrécissement de la surface respiratoire et une diminution de l'élasticité pulmonaire ; ensuite des bronchites capillaires, des pneumonies catarrhales et interstitielles (fibrineuses et purulentes) avec toutes leurs complications ultérieures : bronchiectosies, tuberculose chronique (pneumokoniosis anthracotica, siderotica, etc.).
Pearson, Phil. transacl. 1815.11, p. 159. — Laennec, Tr. de l'auscult. méd.i 1819. — E. H. Weber, Hildebr. Anal. 1852, IV, p. 209. — Gregory, Edinb. med. and surg. journ., 1851, XXXVI, p. 589. — Graham, Edinb. med. andsurg.journ., 1854, XLU, p. 525. — Brockmann, Die meta U. Krkh. d. Obei-harzes. 1851. — Traube, Deutsche Klin., 1860. N° 49 et 50. Berl. Klin. Wochensch, 1866. N- 5.— Yillaret, Cas rares d'A nlhracose, 1862. — Crocq, Presse médicale belge, 1862. N. 57 et suivants. — Lcwin, Beitr. %. Inhal. Ther., 1865.— Kussmaul, Arch. f. klin. Med.. 1866, II, p. 89. — Zenker, ib., p. 116. — Kosenthal, Wiener med.Jahrb., 1866, XI, p. 97. — Knauff, Virch. Arch., 1867, XXXIX, p. 442.
Voyez plus loin pour ce qui concerne les parasites contenus dans l'air.
B. — Viciât ions chimiques.
Les éléments gazeux constituants de l'air ne se modifient pas autant qu'on pourrait le croire dans les espaces clos ou ouverts ; les quantités relatives d'oxygène et d'azote, restent toujours identiques, même dans les locaux encombrés de monde (21 vol. d'oxygène, 79 vol. d'azote) ; on trouve seulement une légère augmentation dans la quantité d'acide carbonique, un peu d'ammoniaque et les acides volatils de la sueur. Il est sans doute plus salutaire de respirer un air tout à fait pur, mais on ne peut prétendre cependant que l'atmosphère Wciée par des émanations humaines occasionne des maladies déterminées. Si les ouvriers de fabriques, les enfants qui fréquentent des salles d'école encombrées, paraissent pales et anémiques, ou sont scrofuleux, cela dépend surtout de ce qu'ils ne peuvent pas se procurer les autres choses nécessaires à la vie, telle qu'une bonne nourriture, etc. Le séjour dans de semblables locaux et même la respiration des produits de la putréfaction dans les salles d'anatomie peuvent
Oi NOl'VFAVX ÉLÉMENTS DE P.VTIIOI OfîIE GÉNÉRALE.
ne pos être très-nuisiblos, c;ir les anatomistes et les maîtres d'école deviennent le plus souvent Tort vieux.
Il faut rattacher aux empoisonnements, les violations de l'air par de grandes quantités d'acide carbonique, d'oxyde de carbone, d'hydrogène, d'ammoniaque, d'hydrogène carboné, d'hydrogène arsénié, d'éther, de chloroforme, etc. ; ces substances nuisent à l'organisme, soit d'une manière négative en se substituant à i'oxvuène (azote et hydrogène), soit d'une manière positive (oxyde de carbone, carbures d'hydrogène, hydrogène sulfuré, h vdroizène arsénié).
Au point do vue Je la îespiralion, les ,jaz simples ou composés se divisent eu rpiativ groupes :
1° Air atmosphérique. C'est le seul que l'on puisse respirer d'une manière cont'iiup. Sn composition à ciel ouvert, peul être considérée comme conslar.te ; el même dans les locaux fermés où se trouvent un grand nombre d'hommes, la proportion d'acide carbonique n'atteint que diiticilemcut I p. 1 4)1) . Mans une chambre hahitée. non ventilée, Pette:d\'»fer a trouvé 9 dix-millièmes d'acide carhoni que ; dans des snlles d'audience? 1 a 7> millièmes, dans les salles «l'école ^ismi'à 7 millièmes : dans les salles d hôtel après que les hôte< \ a\aient séjnurn" plusieurs heures, \ à .*> millièmes, li'un autre cété quand l'air renferme plus de '2 à ." millièmes d'acide carbonique, il n >us devient nuisible par des produits organiques d'exhalation dont la nature nous est inconnue. — l)ans les fortes pression* barométrique* et dans les temps froids, la quantité d'oxygène éprouve une légère augmentation relative : elle diminue nu contraire, rendant les étés chauds prolongés, dans les contrées tropicales, au lo il delà mer, sur les hautes montagnes. On emploie dan»» un but thérapeutique, l'air \\r^ cabinet* pneumatiaucs dont l'oxvgène est cons;d*Tablem«,nt augmenté.
*2' Ga\ qui ne nuisent pas d'une manière positive, m lis par défaut </<•/?/riS'.e : azote et hydrogène, domine les globules sanguins ne peuvent trouver dans une atmosphère de ces gaz l'oxygène nécessaire au maintien de la composition normale du sang, la suffocation survient; il se produit aussitôt de la d\?>pnée; le sang sot des poumons à l'état veineux, et les mammifères >ont asphwiés après deux ou trnis minutes. l>au;> l'azote pur. l'a« ide carbonique est élin iné du sang, et l'a/ote absorbé, mais en petite qu mlité. L'inhalation du ga/. hvdrogène ou même de l'acide carbonique, produit des phénomène* analogues.
.V Mélanges des oai du deuxième yrciupc avec Foxyiétie. Si l'azote de l'atmosphère e>t remplace par de l hydrogè.ie. b-v animaux respirent san> ditïicult1'1 : l'absorption de l'oxvgène el l'ex! alatiou de l'azote et de l'acide carbonique augmentent, tandis que l'hydrogène reste presque irait 'ré. Les ne-langes d'azote et d'owgène iffedtués dans des proportions autres (pie celles de i\s!mo*,>hère. peuvent aussi servir à la respiration pendant vm certain temp*. — Le protoxvde d'azote est en quelque sorte un succédané de l'oxvuène : il peut étie respiré en fortes proportions, mais détermine de l'exaltation, des phénomène* analogues à ceux de l'ivresse, etc. Il est ab-orbe ensuite en plus grande quantil»'1 landi> qu'il >e produit une élimination proportionnelle d'azote et d'acide carbonique.
■4° Gaz direct ment nuisibles. Introduits dans le torrent circulatoire, ils y déterminent des décompositions ; quelques-uns en outre, tels que le chlore, l'ammoniaque, l'acide nitrique, occasionnent de violentes irritations des or anes respiratoires. d'abondantes sécrétions bronchiques, de la toux et des spasmes de la glotte. — Parmi
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le* gaz les plm délétères, nous citerons l'oxyde de carbone» l'hydrogène carboné, l'hydrogène sulfuré, l'hydrogène arsénié. Costa l'oxyde de carbone surtout que sont dus les effets pernicieux du gaz à éclairage qui en renferme parfois 10, 12 p. 100 et même davantage : il se combine avec la matière colorante du sang, et l'oxygène est entièrement éliminé; les globules imprégnés d'oxyde de carbone, ne peuvent plus absorber l'oxygène, et le sang devient alors d'un rouge cerise sombre. — Les gaz vénéneux des fosses d'aisance sont l'acide carbonique et l'hydrogène sulfuré. L'action nuisible de l'acide carbonique est en partie indirecte et en partie directe, car il trouble les fonctions du système nerveux central en éteignant la vie de toutes les cellules ganglionnaires. (J. Ranke.) L'hydrogène sulfuré se décompose dans le torrent circulatoire ; le soufre devient libre et l'hydrogène se transforme en eau : le sang se colore alors en jaune verdi tre, puis en noir.
11 nous reste à mentionner Y Ozone. Ce gaz n'est, comme on le sait, qu'une modification de l'oxygène possédant une puissance d'oxydation plus considérable ; il se forme dans l'air sous l'influence d'une décharge électrique, par exemple après les orages, ou bien lorsqu'il se fait une oxydation rapide, ainsi quand on agite du phosphore avec de Pair, même dans l'obscurité. Les médecins se sont empressés d'établir une connexion entre les maladies et la quantité d'ozone contenue dans l'atmosphère. Comme ce gaz irrite les muqueuses, on a pendant un certaintemps, rapporté toutes les maladies ép identiques, cl particulièrement la grippe, à une augmentation delà proportion d'ozone. Dans ces dix dernières années, on a étudié l'ozone atmosphérique avec des résultats divers. Ces recherches n'ont démontré aucune relation bien déterminée entre l'ozone et les affections inflammatoires qu'il aurait dû aggraver, ou les maladies miasmatiques (choléra, typhus) pendant le règne desquelles il aurait dû faire défaut.
L'ozone atmosphérique peut cependant exercer quelque influence sur la santé, s'il est vrai, comme le prétend Schônbein, qu'il détruit les gaz[fétides qui s'exhalent des animaux et des plantes en putréfaction ; et comme il se forme dans l'atmosphère principalement à la suite de décharges électriques, la croyance populaire que les orages purifient t'air, pourrait avoir quelque fondement.
L'ozone en tous cas joue un rôle très-important dans l'organisme animal relativement à la respiration. Il est indubitable aussi que les globules sanguins jouent un rôle essentiel dans cette fonction, car ils communiquent h l'oxygène do l'air, le pouvoir chimique qu'il possède dans l'organisme : c'est ce que démontre l'action de l'acide cyanhydrique. Introduit en petite quantité dans le sang, cet acide produit la mort par asphyxie en arrêtant les phénomènes d'oxydation et avec eux la nutrition; mélangé en proportion égale avec les globules sanguins, il leur enlève aussi presque complète: nent la propriété qu'ils possèdent de décomposer l'eau oxygénée comme le fait le platine. L'acide cyanhydrique enlève don: aux globules le pouvoir de changer l'état allotropique de l'oxygène, et ce fait iî/ montre l'intimité des connexions qui existent entre ce gaz et les globules. De là &::ssi ressort l'importance considérable de l'ozone pour les phénomènes vitaux.
£. — Électricité de Vair.
On sait que la foudre tue parfois rapidement les hommes et les animaux, parfois les paralyse et les étourdit, sans laisser toujours des traces de brûlures. On sait aussi que l'ouverture et la fermeture d'un courant électrique déterminent la contraction des muscles. Mais pour
>Ol\T.U\ KIEMHNTS DE PATHOLOGIE GLNEKAI.E.
ce qui concerne l'électricité île l'air et >a tension, son influence sur les maladies est très-h\ pathétique ou du moins n'a pas été bien étudiée.
F. — M'>ui't'nïcnt.i île l'iiir.
l.'air calme peut devenir dangereux, parée que les produits de la décomposition des sul>>tanee> animales et végétales et les etVIuves marécageuses ne sont pas emporter : il est d'autant plus inluléraldc et [dus danceieux qu'il e>t en même temps plus chaud.
Vu ïy<io v..':;s cv\ •\\\*i>\\< <\>.'\ la -!!- l!"'.i hi c;-.':!:-\ à l\iii ii r- . -îutiii la -\\[ <>e
l.e \eiit médire est ^oiieiaktvu nt salut div. pure .:u'ii emp-rte les maîièics ti;:isib:c> qui * -uiller.t l'atim'«q h." iv : [ 1 1 :• »is au-si, m,«i^ seulement d.msde^ ea< iv.iys. il dc\ ieut pr< juduiaK' en ii"U> apporta:it de la pms>u:e ou }iut-ét:c m -me us miasmes. Le unt l«»rt, c:î i:itia\aut la tes; irati-ui . t-t dm..<.:eu\ p i:r le- maladies de jv.ti 'ne.
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Les
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obscures, dans les vallées étroites, ou en travaillant sous terre, et que l'on a même pu attribuer exclusivement le crétinisme à l'obscurité des vallées resserrées des pays montagneux ; toutefois de semblables questions sont difficiles à élucider, car trop d'influences se combinent à celles de l'obscurité : ainsi celles de l'humidité, du défaut de nourriture convenable, etc.
On ne peut attribuer au soleil d'autre influence que celle de la chaleur et de la lumière qu'il fournit; en maintenant la sécheresse et en favorisant le renouvellement de l'air dans nos habitations, il exerce une action très-marquée sur la conservation de la santé. — Les convalescents se trouvent toujours bien au soleil.
L'influence de la lune sur le développement des maladies est encore tout à fait inconnue.
L'influence des saisons et du temps résulte de l'action combinée de la température, de l'humidité, etc., de l'atmosphère. 11 faut y ajouter les conditions propres au climat et au sol ; l'alimentation, les vêtements, l'habitation doivent aussi entrer en ligne de compte.
Nous avons mentionné plus haut (p. 83) tout ce qu'il y a de plus important à dire sur le temps et les saisons. Les transitions brusques sont les plus funestes : ainsi, l'accroissement du nombre de maladies s'observe, en hiver, quand viennent les premiers froids (pneumonies, surtout parmi les enfants et les vieillards) ; au printemps, lors des premiers beaux jours, avec les vents du nord ou de l'est (catarrhes, pneumonies) ; mais l'été surtout est dangereux, quand des nuits froides succèdent à dés chaleurs longtemps prolongées (choléra, dysenterie) .
Chez nous, le temps humide, pluvieux et frais, est généralement plus sain que le temps chaud et sec; dans ce dernier cas, il y a habituellement plus de maladies graves.