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Vienne. . . .
Bergame . .
Parmi les maladies dont les limites géographiques d'extension paraissent être a<M7 bien marquées, nous citerons :
La peste, dite peste charbonneuse orientale, qui se déclare tous les 10 ou 15 ansur les côtes orientales de la mer Méditerranée, spécialement à Constantinople on au Caire : l'été et les chaleurs sont contraires à son développement; aussi cesse- t-elle toujours au Caire vers le mois de juin et if a-t-elle pas encore dépassé les frontières méridonales deTEgjptc, c'est-à-dire la première cataracte du Nil.
La fièvre jaune, maladie aiguë avec vomissements de sang, ictère et lièvre, endémique dans T Amérique du Sud et les Indes orientales ; cette affection, apportée par les vaisseaux, a fait de courtes apparitions à Livourne, Cènes, Lisbonne, etc., elle nécessite une température de -f- 22 degrés au moins et préfère les plaine* aux montagnes. quoiqu'elle éclate parfois à 2000 pieds d'altitude et même plus haut.
Le typhus abdominal, qui appartient surtout à la zone tempérée ; il se montre cependant dans le Nord, mais sous une l'orme plus légère. Quoiqu'il ne fasse pas complètement défaut dans la zone lorride, il \ est néanmoins remplacé en partie par des lièvres graves analogues : les formas anatomiques de celles-ci ne sont pas bien connues, à l'exception de celle de la fièvre bilieuse d'Egypte, qui se caractérise par tles hémorrhagies, par des inflammations du foie, de la rate et i\c$ reins, et par de la jaunisse, sans que l'on trouve de localisation abdominale.
Le typhus exanthéinatiqne* parfois aussi répandu que la lièvre typhoïde ; il se montre cependant de préférence dans le Nord, dans l'Amérique méridionale, en Angleterre, en Suède, dans les provinces Baltiques de la Russie, etc.
La fièvre intermittente pernicieuse , qui règne en Hongrie sur les rives du Danube et de la Theiss, en Italie sur les rives du Pô, et sur toute la côte occidentale de l'Afrique.
Le choiera, qui actuellement se déclare de temps en temps dans presque tous les pays.
La dysenterie, s'observant partout, mais beaucoup plus dangereuse dans le Midi.
Le scorbut, propre aux pays du Nord.
Les scrofules, qui affectionnent les parties septentrionales de la zone tempérée.
Le. crétinisme, qu'on rencontre dans les Alpes et les Pv renées.
La tuberculose, qui se répand sur toute la surface du globe, mais est incomparablement plus commune dans la zone tempérée, surtout entre les 45 et 55° de latitude, que dans le Nord et dans le Midi ; elle est toujours plus fréquente dans les grandes villes où la population e>l dense; dans les campagnes au contraire et dans les pa\s peu peuplés (dans les steppes des Kirgises), elle est extrêmement rare ; il en est de même dans les contrées entourées de déserts et dont la population est clair-semée, comme l'Egypte et le Maroc ; elle se montre rarement aussi dans les provinces russes de la Baltique, mais est encore très-commune a Pétersbourg.
ÉTIOLOGIE GÉNÉRALE. 401
L'individu qui arrive dans un climat nouveau est exposé à tomber facilement malade. Les maladies d'acclimatation qui se déclarent alors sont, abstraction faite des affections endémiques et contagieuses, des catarrhes de l'estomac et de l'intestin, depuis la diarrhée simple jusqu'à la dysenterie confirmée.
Les poitrinaires au contraire, les rhumatisants, les anémiques, les convalescents en général, éprouvent des effets salutaires du passage dans un climat plus chaud et surtout plus uniforme. A ce point de vue, nous nommerons en Allemagne : Wieshaden, Baden-Baden, Badenweiler, Botzen, Meran ; — en Italie ; Nice, Mentone, Pise, Rome, Païenne ; — en Afrique : l'Egypte, Alger, Madère.