Protozoaires
Organismes d'un très-petit volume et déstructure simples, dépourvus de tissus et d'organes cellulaires, placés à V extrémité de l échelle animale, et se reproduisant principalement par voieasexuelle.
Dans les cas les plus simples (amibes), le corps consiste en un petit amas de substance albuminoïde amorphe, appelée sarcode, dont la contractilité entre en action sans être entravée par une membrane extérieure résistante ; dans les liquides fluides, cette substance projette des prolongements qu'elle retire bientôt; dans les liquides visqueux, elle produit un grand nombre de rayons et de filaments capillaires : Amœbœ. — L'alimentation s'effectue par tous les points de la périphérie de l'animal, par enveloppement ou pénétration insensible de corps étrangers. — La nature animale de ces organismes est encore douteuse.
lTe Classe. — Rhizopodes. — Protozoaires dépourvus de membrane enveloppante, dont le parenchyme projette des prolongements (pseudopodes) qu'il retire ensuite, recouverts habituellement d'une enveloppe calcaire ou siliceuse.
Foraminifères. — Rhizopodes tantôt nus, tantôt munis d'une coquille généralement composée de chaux et criblée de pores par ou sortent les pseudopodes.
Un certain nombre d'organismes que l'on rapproche de ce groupe (Amœba diffluens, Arcclla,Difflugia,e\c.)t sont, d'après d'autres auteurs, de nature végétale (voy. p. 114).
2# classe. — Infusoires. — Protozoaires de forme particulière, pourvus d'une membrane cutanée (cuticule) recouverte de cils, dune ouverture buccale et d'une cavité pulsatile. Cette dernière constitue une cavité souvent arrondie, claire, remplie de liquide, qui se contracte tout à coup et s'efface pour reparaître progressivement et revenir à sa grandeur primitive, et qui se trouve habituellement reliée à des lacunes vasculaires ; les infusoires sont pourvus d'organes sexuels mâles et femelles, parfois cependant ils sont asexués et se reproduisent par bourgeonnement et division.
Fam Holotricha. Toute la surface du corps est recouverte de cils courts et nombreux, ordinairement disposés en séries linéaires ; ses cils sont quelquefois plus longs autour de la bouche.
Paramœcium (Khrenberg). Bouche béante située sur le côté d'un corps ovale, souvent placée a l'extrémité d'un sillon et dépourvue de signe distinctif.
l"i NOUVEAUX ÉLÉMENTS HE PATHOLOGIE GÉNÉRALE.
Paramœcium coli (Malmstenï. Trouvé parfois «lans lf colon et le caecum ulrérév
La nature animale de> groupes suhants n'est pas démontrée.
Greyarinœ. — Organismes dc/tourvus de bouche et de ennui intestinal, px sentant la structure d'une simple cellule avec une membrane nue; pullulant dans linte-tin et les organes internes îles animaux inférieur.*..
C'est peut-être à ee groupe i'|irapp:irtiennent 1rs jtsarospermies (vov. p. 11-ii, ainsi cpie lesvé>iculesde Mieschcr ou de liainey, trouvées dans les muselés des rodions, etc. — Celles-ci se composent d'une masse opaque, granuleuse, ovale, entourée d'une capsule transparente, enclavée dans l'intérieurd'un faisceau musculaire primitif, dans lequel elle produit souvent un lé^er ronlleinent. Elles ressemblent parfois aux kvstes des trichines, mais elles ne renferment pas de vers.
Flaucllatœ. Organismes dépourvus de bouche, analogues aux infusoires, dont les organes locomoteurs sont formés de plusieurs cils flagelliformcs, rarement par une rangée provisoire de ces appendices.
Fam. Monadina. Corps rond ou ovale, translucide, sans organisation manifeste, et pourvu à son extrémité antérieure d'un ou plusieurs cils vibratiles tlagelliformes.
(>/romo/ws(Dujardin). Pourvue d'un filament caudal et d'un cil flagelli forme ordinairement simple, long et prêle.
Ccrcomonas intestinales (Lambl). Trouvé par Dujardin dans les selles des typhisés et des cholériques, par Lambl dans le catarrhe des muqueuses chez les enfants.
Ccrcomonas urinarius (Has>al). Dans l'urine des cholériques, et dans les urines alcalines, ail lumineuses.
Ccrcomonas sultans (Ehrenberu). Observé par Wedl sur les surfaces libérées malpropres.
Trichomonas (Donné). Diffère du ccrcomonas par quelques cils vibratiles courts placés à coté de l'appendice ilagelli forme antérieur.
Trichomonas vafjinalis (Donné). Très-commun dans la blennorrhée du vagin, surtout dans le mucus jaune et fortement acide de ce canal.
2 — Vn
Animaux .symétriques, pourvus d'un corps non articulé, anaelé ou segmenté et dépourvu d'appendices articulés (membres). L'embryon se forme habituellement par transformation du vitellus sans striât ion préalable.
La peau se compose d'une couche cellulaire et ordinairement d'une membrane de chitine, superficielle et homogène, d'une épaisseur variable et formant une cuticule distincte de la couche cellulaire. La couche cutanée profonde, pourvue de libres musculaires longitudinales et transversales, constitue une enveloppe musculaire qui est l'organe locomoteur le plus important. — Les appendices font souvent défaut. (Juand il en existe, ce sont des organes de préhension (ventouses et crochets) et des faisceaux de poils; ou trouve parfois aussi des branchies, quoique d ordinaire la respiration s'effectue simplement par la peau. Ces animaux vivent dans l'eau ou les endroits
ÉTIOLOGIE GÉNÉRALE. 135
humides; leurs mouvements sont généralement lents. Quelquefois ils ne possèdent ni canal intestinal, ni sang, ni système nerveux ; dans d'autres cas au contraire, ces parties sont parfaitement développées. — L'organe excréteur, — dit système vasculaire aqueux, — se compose de canaux plus ou moins larges, distribués symétriquement, remplis d'un liquide aqueux, ou granuleux, et communiquant avec l'extérieur par une ou plusieurs ouvertures. — > Les organes sexuels mâles et femelles, habituellement très-développés, sont tantôt réunis chez le même individu, tantôt séparés chez deux individus différents. Le développement se fait généralement par métamorphose. — La plupart des parasites de l'homme, et les plus dangereux, appartiennent à la classe des vers. — Ils habitent exclusivement les organes internes.
in classe. — Platodes. — Vers plats.
Vers plus ou moins aplatis, dont les appendices, quand il en existe, consistent ordinairement en ventouses et crochets; le plus souvent hermaphrodites et temporairement parasites. — Un grand nombre de ces vers ne possèdent ni bouche, ni intestin, ni anus, de sorte que l'alimentation s'effectue par intussusception.
1er ordre. — Cestodes. — Vers plats, longs et articulés, dépourvus de bouche et d'intestin, munis d'organes de préhension à leur extrémité antérieure.
La partie antérieure est grêle et présente à son extrémité un renflement sphérique ou aplati, appelé tête, qui porte des organes de préhension variables d'après les espèces. La portion grêle qui vient immédiatement après la tête, et que Ton nomme cou, n'offre habituellement de traces d'articulation qu'à une certaine distance de cellelà. Les anneaux, d'abord peu marqués, deviennent bientôt des articles courts et étroits, puis augmentent progressivement en longueur et en largeur, en même temps qu'ils se séparent de plus en plus nettement les uns des autres. C'est à l'extrémité postérieure qu'ils atteignent leur plus grand développement ; ils se détachent souvent alors du corps du ver et vivent un certain temps isolés sous le nom de proglottides. — D'après une autre doctrine, on considère le ver comme une colonie, une série d'animaux distincts, tandis que l'article, la proglottide, constituerait l'individu, l'animal reproducteur. Celuici se développerait par voie de génération alternante, par bourgeonnement partant de la tête (scolex) , à laquelle il adhérerait pendant quelque temps formant une colonie longue et rubanée habituellement
r><; NorvEvrx klkmknts ne pathologie générale.
nommée taenia. — Le parenchyme du corps, entouré de la peau et d'une couche musculaire sous-cutanée, est formé d'un tissu eonjonetif eelluleux, renfermant dans ses parties périphériques, notamment vers la télé, de petites concrétions calcaires ; ou y trouve partout de> ramifications du système vaseulaire aqueux, et les organes sexuel* sont placés au centre. — Les organes des sens font défaut, ainsi qu'un canal digestif distinct : les liquider susceptibles d'absorption, pénétrant dans le corps par endosmose à travers les téguments. Le système vaseulaire, qui traverse le corps tout entier, sert d'organe excréteur : ce système est composé de deux ou quatre canaux longitudinaux, s'anastomosant dans la télé et dans chaque article, à l'aide de branches transversales et s'omranl à l'extérieur, au dernier anneau, par une ouverture commune. — (Iliaque article possède s«»s organes sexuel> distincts, mâles et femelles : l'organe mâle se compose de nomhreuses vésicules séminales pyriformes dont les conduits aboutissent à un canal excréteur commun. L extrémité pelotonnée de celui-ci e>t renfermée dans une gaine musculeuse, et peut être projetée sou> forme de cinus par l'ouverture sexuelle. — Les organes génitaux femelles se composent de l'ovaire, d'oviducles, de matrices, de vésicules animales et du va-iin : celui-ci s'ouvre au-dessous de l'ouverture sexuelle mâle, et habituellement dans un cloaque commun. Les organes sexuels se développent au fur et à mesure de l'agrandissement des articles et d'autant [dus que l'on s'éloigne davantage de la tête du \v\\ Les anneaux arrivés à maturité et sur le point de tomber possèdent seuls des organes sexuels complètement développés. — Tous ces vers sont ovipares.
La plupart des cestodes et spécialement ceux de l'homme se reproduisent par métamorphose el génération alternante. Ordinairement les œufs et les proglottides expulsés par l'individu qui porte le ver, tombent sur des amas de fumier, sur des plantes, dans l'eau, etc. ; de là ils parviennent d'une manière passive, par l'intermédiaire des aliments, dans l'estomac d'un animal ou plus rarement d'un homme. L'enveloppe de l'œuf se dissout sous I inlluenee du suc gastrique ; rembrvon est mis en liberté et s'insinue à l'aide de ses quatre ou six crochets dont les pointes peuvent s'éloigner et se rapprocher à volonté, dans les vaisseaux de l'estomac et de l'intestin : il est alors entraîné par le torrent circulatoire et déposé dans les capillaires de divers organes (foie, muscles, cerveau, etc.). Les embryons perdent leurs crochets et s'entourent d'un kyste de tissu conjonctif; ils «rraudissent et constituent de crosses vésicules formées d'une niem-
ÉTIOLOGIE GÉNÉRALE. 157
brane d'enveloppe contractile et d'un contenu liquide. Cette vésicule devient insensiblement un ver vésiculaire (grain de ladrerie).
Un ou plusieurs bourgeons creux (cysticerque ou échinocoque) prennent naissance au dedans de la paroi et se développent vers l'intérieur; et on retrouve dans leur cavité l'armure de la tête du taenia, sous forme de ventouses et de couronnes de crochets. Ces bourgeons se retournent au dehors de manière à ressembler à des appendices extérieurs de la vésicule ; ils présentent alors la forme et le volume d'une tête de cestode munie d'un cou plus ou moins développé. Le ver vésiculaire doit parvenir dans le canal intestinal d'un autre animal, de l'homme par exemple, pour que le scolex, détaché des parois de la vésicule, puisse passer à l'état de ver adulte. Cette transmission des vers vésiculaires s'effectue, d'une manière passive, par l'intermédiaire des aliments, surtout des viandes atteintes de ladrerie. La vésicule se dissout dans l'estomac et le scolex est mis en liberté ; celui-ci parvient enfin dans l'intestin grêle, s'accroche aux parois intestinales à l'aide de son armure et se développe par la formation successive d'articles.
Tous les cestodes habitent l'intestin grêle, tandis que les vers vésiculaires peuvent se rencontrer dans les organes les plus divers.
Faut, des txniadés. — Tête piriforme ou sphérique, munie de quatre ventouses arrondies fortement musculées. Entre les ventouses on voit habituellement une ou plusieurs rangées circulaires de crochets recourbés : un appareil musculaire disposé en guise de capsule (rostellum) sert à soutenir et à mouvoir ces crochets; ce rostre peut se projeter en avant et se retirer vers l'intérieur.
Les proglottides sont distinctement séparées les unes des autres ; et à leur état de maturité, elles sont plus longues que larges et habituellement pourvues d'ouvertures sexuelles latérales.
A. Vers vésiculaires ou cy s tiques, La tête est rarement désarmée (txnia mediocanellata) , ordinairement pourvue d'un rostre peu saillant, lenticulaire, et d'une couronne de crochets. Ceux-ci possèdent deux forts appendices radicaux, l'un antérieur plus court, l'autre postérieur plus long. Les proglottides, à leur état de complet développement, sont de forme ovale allongée. La partie moyenne de l'utérus donne naissance à une foule de branches latérales ramifiées. Les orifices sexuels, situés sur les bords, sont alternativement à droite et à gauche. L'embryon est entouré dans l'œuf d'une enveloppe résistante et de couleur brune ; ses crochets sont courts et grêles.
J"W NOUVEU'X ÉLÉMENTS DE PATHOIOGÏE GÉNÉRALE.
a. Tienias vésintlaires, dont la tête se développe dans la vésicule embnjonaire même. (Sous-genre cijstotxnia de Leuckart).
Tivnia solium (Linné). Ce ver habite l'intestin grêle. 11 est ordinairement solitaire, niais il peut cependant exister en nombre plus ou moins grand (10 à iO et au-dessus). — A l'état de développement complet, il atteint habituellement une longueur de tî à 3 mètres: les progloltides sont alors longues de 10 millimètres environ et larges de G. La tète est arrondie, grosse comme une tète d'épingle, pourvue de ventouses assez saillantes, pigmentée de noir à sa partie supérieure cl munie d'un rostre assez gros avec vingt-six crochets environ. Le cou, qui succède à la tète, l'orme un ruban grêle et finement long d'un pouce, articulé. Les articles sont d'abord courts et croissent si lentement en longueur, qu'ils ne prennent une forme carrée qu'à I mètre environ de la tète. Les anneaux commencent alors à atteindre leur maturité; les proglottides mures ne sont évacuées qu'avec les selles, et trois mois ou trois mois et demi après l'infection; cette époque (railleurs, ainsi que leur nombre, varie d'après les individus; elles sont plus longues que larges, arrondies aux angles, et semblables à des pépins de courge. L'orilice sexuel est situé en arrière de la partie centrale. L'utérus présente sept à dix branches latérales pourvues de ramifications arborescentes alternantes. Les nuls sont arrondis et munis d'une coque épaisse.
Le ver vésiculaire correspondant (Cijsticevcus cellulose) habite de préférence les muscles du cochon, mais ou le rencontre aussi en d'autres endroits et chez d'autres animaux, chez le singe, le chien, le chevreuil, le rat, etc. Chez l'homme, on le trouve le plus souvent dans le tissu cellulaire intermuseulaire et sous-cutané et dans le cerveau; plus rarement on l'observe dans l'œil, le cœur, le poumon, le l'oie, les reins, les méninges, les glandes lymphatiques, très-rarement dans la rate et les os. Il existe habituellement en quantité considérable chez les animaux; chez l'homme, on en trouve un seul ou plusieurs, mais rarement un très-grand nombre. La vésicule caudale offre une grandeur moyenne, non constante du reste, et dans les muscles, elle prend une forme elliptique, le plus long diamètre étant placé dans la direction des libres ; elle est ronde au contraire dans les organes mous (chambres de l'œil, corps vitré, ventricules cérébraux). Le développement entier des vésicules dure environ deux mois et demi; la durée de leur exi>tenee est de trois à six ans.
J'ai trouvé un certain nombre île cvstieerques à leur stade initial il»! développement dans le foie d'un homme de ."Ci ans. tuberculeux.
ETIOLOGIE GÉNÉRALE. 130
1) est démontré, non-seulement par la ressemblance parfaite existante entre la forme de la tête et des crochets, mais[encore par l'expérimentation que le taenia solium provient des grains de ladrerie du porc : on peut en effet obtenir des cysticerques au moyen des œufs du taenia, et ceux-là, introduits dans le canal intestinal de l'homme, donnent naissance à ce dernier ver (Kûchenmeister).
Taenia mediocanellata (Kûchenmeister). Ce ver l'emporte sur le taenia solitim, non-seulement par la longueur (il atteint jusqu'à 4 mètres), mais encore par la largeur et l'épaisseur, ainsi que par le volume des proglottides. Les articles non arrivés à maturité sont surtout remarquablement larges; ils atteignent parfois 12 et 14 millimètres, et ne diminuent pas autant du côté de la tête que ceux du taenia solium ; il faut ajouter que les anneaux s'élargissent beaucoup plus lentement que chez ce dernier. La tête est volumineuse et dépourvue de rostre et de crochets, et la face supérieure en est plate ; elle est munie de quatre grosses ventouses, très-puissantes, entourées ordinairement d'une zone pigmentée de noir. On observe le complet développement des organes sexuels vers le 450° article, comme dans le taenia solium, tandis que les proglottides ne sont arrivées à maturité que 360 ou 400 anneaux plus loin ; les œufs sont le plus souvent ovales, entourés d'une coque épaisse. L'utérus offre un grand nombre (20 à 55) de branches latérales, pressées les unes contre les autres, portant ordinairement des divisions dichotomiques au lieu de ramifications arborescentes. Quand les articles sont évacués spontanément, ainsi qu'il arrive fréquemment, ils sont ordinairement vides d'œufs et ralatinés, mais encore assez gros et assez épais.
Le Ter vésiculaire correspondant se loge dans les muscles, surtout dans le cœur et les organes internes du bœuf; il ressemble à celui de la ladrerie, quoique plus petit et dépourvu de crochets. On ne parait pas l'avoir jamais observé chez l'homme.
Tœnia (cysticercu$)% acanthotrias (Weinland). Jusqu'à présent on ne connaît que la forme vésiculaire de ce ver et il vit de même que le cyste cellulosa, auquel il ressemble beaucoup, dans les muscles, le cerveau et le tissu conjonctif sous-cutané de l'homme. L'appareil de préhension se compose d'une triple rangée de crochets recourbés et grêles.
Tœnia marginata (Batsch) provenant du Cytt. ienuicollis. Le tenia adulte, que Ton a trouvé chez le chien et le loup, offre de la ressemblance avec le T. solium. Le ver vésiculaire (Cyst. tcnuicollis), habite surtout dans l'épiploon, plus rarement dans le foie des ruminants, des cochons et accidentellement de l'homme (Cyst. visceralis des auteurs). 11 est ovale et volumineux. Chez le ver vésiculaire bien développé, l'une des extrémités de la vésicule offre un appendice plus ou moins long en forme de cou, renfermant un corps de taenia qu'il entoure comme une gaine quand celui-ci est à l'état de repos et qu'ils sont l'un et l'autre rentrés dans la vésicule.
140 NnrVEU'X ÉLÉMENTS DE PATHOLOGIE GENERALE.
1/extréruité po>térieure du corps du tceuia >e prolonge sous forme de ruban, pendant dans l'intérieur «le la vessie.
b. Tumias vésiculaires dont la tête se développe par bourgeonnement dans des capsules mères adhérentes à la face interne de la vésicule (sous-genre Echinococcifer (Je Weinland).
Tivnia echinococcus (von Siehold). Ce ver, long de 5 à i millimètres, ne se compose que de trois ou quatre articles dont le dernier, à l'époque de maturité, l'emporte par le volume sur le reste du corp> tout entier : trente ou quarante petits crochets, portant des appendice> radicaux mousses, siègent sur un rostre assez saillant. — Cet helminthe vit en société dans l'intestin du chien (non chez l'homme).
I/échinoeoque, qui constitue le stade initial de la vie de ce ta'iiia, se compose d'une vésicule très-volumineuse, presque immobile, celluleiiM*, formée d'une cuticule lamelleuse stratifiée et crime couche p,ireuchymateuse cellulaire sous-jacente : à la surface interne de celleci on observe des capsules mères, du volume d'un grain de millet, dans lesquelles se développent de nombreuses petites têtes. Parfois la vésicule se multiplie par bourgeonnement interne et externe; elle donne ainsi naissance à un système complexe de vésicules plus ou moins grandes, emboîtées les unes dans les autres (cellules lilles ri petites-hlles, etc.), et qui peuvent chacune produire une tète. Ou observe de semblables vésicules chez l'homme et le bœuf (Echinococcus hominiSyS. allricipariens,s.endoijenus,s. hijdatidususdvs auteurs >, tandis que les autres ruminants, les cochons et les singes renferment des vésicules simples ou à multiplication exogène (Echinococcus veterinorum s.exotjenus, s.yranulosus, s.scolilipariens des auteurs). Chez l'homme, le siège de prédilection de l'échinocoque est le foie, quoique cependant on le rencontre dans presque tous les organes : tissu cellulaire sous-cutané, muscles, péritoine, reins, poumons, rate, centres nerveux, os, cœur, orbite, œil, glande thyroïde, etc. 1/ Echinococcus (jranulosus se trouve le plus souvent, dans l'épiploon, le péritoine pariétal et les os, plus rarement dans le foie, la rate, les poumons, etc. ; Y Echinococcus hydatidosus s'observe de préférence dans le foie, la rate, les poumons et le tissu cellulaire sous-cutané; parfois les deux formes se rencontrent dans le même organisme et Tune à côté de l'autre. Dans la plupart des cas, il n'existe qu'un seul échinoeoque,el s'il se montre dans différents organes, c'est ordinairement le foie qui en est le siège principal.
D'après Leuckart, cette distinction entre VE. ultriripariens et YE. scolicîparirns.
ÉTiOLOGIE GÉNÉRALE. 141
n'est pas fondée, car l'un et l'autre tirent leur origine du Tœnia echinococcus [krabbeg Erfahrungen au» I&land; — Naunyns Expérimente).
L'échinocoque du foie peut se trouver dans toutes les parties de cet organe. Dans la moitié des cas que j'ai observés (environ 25), il se trouvait à divers degrés d'obsolescence. Deux fois j'ai trouvé des échinocoques vieux, gros comme une cerise et mobiles dans tous les sens, entre les deux feuillets de l'épiplooo.
J'ai actuellement en observation un homme de 55 ans, qui, de temps en temps et uns en être incommodé, évacue depuis un an par les voies urinaires. lors de la mielion, des vésicules d'échinocoque presque aussi grosses que des noisettes. Le kyste de l'échinocoque, qui est gros comme le poing et qu'on peut sentir dans le lobe droit du foie, évacue son contenu dans le calice du rein droit.
Le développement de l'échinocoque est habituellement {rès-lentet dure parfois de nombreuses années, ainsi que le démontrent l'expérimentation et l'observation d'échinocoques accessibles d'organes internes et surtout du tissu cellulaire sous-cutané. Un échinocoque hydatique, qui siégeait sous la peau d'un homme de 41 ans, entre la crête iliaque et les côtes, et qui, à l'époque de l'opération, atteignait le volume d'une tête d'enfant, avait déjà été remarqué à l'âge de 12 ans et avait alors la grosseur d'une balle de fusil. Dans un autre cas, analogue du reste à celui-ci, le développement avait été un peu plus rapide.
Tandis que les échinocoques précédents constituent des amas vésiculeux de volume considérable, l'échinocoque multiloculaire (Yirchow) reste toujours petit et atteint la grosseur d'un grain de millet, tout au plus celle d'un pois. Sauf dans les premiers stades de développement, il ne se compose jamais d'une vésicule simple, mais d'un groupe de vésicules plus ou moins grandes, entremêlées et souvent accumulées en nombre considérable; il n'y en a qu'un petit nombre qui donnent naissance à des têtes et elles sont renfermées dans un slroma commun. On no l'a guère observé jusqu'à présent que dans le foie, où il constitue une masse ordinairement arrondie, consistante, de la grosseur du poing ou d'une tête d'enfant et facile à énucléer; il ressemble à certaines tumeurs colloïdes composées et par suite a été confondu jadis avec celles-ci. Cet échinocoque présente à la loupe de petites cavernes nombreuses, irrégulières, séparées les unes des autres par des cloisons cellulaires plus ou moins épaisses et renfermant un bouchon gélatineux assez transparent. La substance hépatique a complètement disparu. L'échinocoque multiloculaire montre une grande tendance a l'ulcération centrale.
B. Vers rubanés ordinaires (cystoïdés). — Ces vers n'ont pas de période vésiculeuse proprement dite : Y état vésiculeux (cysticercoïdes) ne s'observe que chez les animaux à sang froid, surtout chez les a vertébrés. Ces vers sont remarquables par la petitesse de la tête et le peu de développement de l'appareil de préhension. Leur importance clinique est beaucoup moindre que celle des vers rubanés vésiculeux.
A. Trompe munie d'une simple rangée de petits crochets; orifices sexuels unilatéraux ; vésicules sperraatiques peu nombreuses, réceptacle volumineux, vagin court. Bourse du Cirrus peu développée ; vase déférent sans circonvolutions. Utérus large «étendant dans l'article tout entier. Œufs recouverts de deui enveloppes lisses et renfermant un embryon munis de grands crochets.
Tœnia natta (von Siebold) . Petit, à peine long d'un pouce pouvant atteindre 5 milli-
\'é-2 M>l'\K\l\ LLÉMEMS DE PATHOLOGIE C.hNEBALE.
mètres de largeur: corps uréle en avant, s'élar^issant rapidement jusque vers le milieu. 11 se compose d'une tète, et d'environ 1*>0 serments, dont les 20 ou 50 derniers renlerment t\vs œufs à maturité. — Trouvé une fuis par Bilharz dans le duodénum d'un marron.
Timiti fbivit-punctntu (Weiuland). Peut atteindre un pied de longueur. La moili< anterieuie du < <»rps se compose d'articles non mûrs, lon,'s de I',- à 0,.*» de millimètre et larges de I millimètre environ, qui présentent en arrière une tache jaune ,i>sw étendue, formée par le réceptacle rempli de semence. Itons la seconde moitié, les article* atteignent 1 millimètre de longueur et %2 millimètres de largeur, sont depounus île taille jaune et teints en iris brun par le développement considérable des unis. Les anneaux mûrs s^nt trapézonles et même presque triangulaires. Tète inconnue. — Troimi une fois par NNeinland i be/ un enfant de 10 moi>.
II. Trompe en massue, armée de plusieurs rangées de petits crochets, qui possèdent une ba.se di-coule au lieu de prolongements r.idicauv. Deux orifices sexuels. plaies l'un \i<-â-vi< de l'autre, aboutirent chacun dans un conduit, mâle et femelle, et ce dernier possède un réceptat le et des o\aires.
TiViùii rlliptira i bats, h . Lon:: de 15 à -0 centimètres à l'étal adulte et lar^e m arrière de 1. h à *2 millimèlies. Extrémité anterieuie «.réle, filiforme. pourMie dîme tète ép,ii»>e. Les 10 premiers articles sont courts; mais à paitirde là. ils s'allongent tellement que les derniers sont trois ou quatre lois plus lonjjs que larges, et ils se séparent si nettement que le ver ressemble à une chame dans sa partie postérieure. Les anneaux les plus mûrs sont colorés en rou^e par b*s ceufs qui transparaissent.
Famille des bothriocephalides. — Télé aplatie et munie sur lc> cotés d'une ventouse allongée, souvent profonde, en forme de fente et non pourvue de muselés propres. Articulation du corps peu marquée. Proe-lotlides plus lames que l<>iiiuie>. Orifices sexuels situés tantôt sur les bords, tantôt sur la surlace des articles. La coque dure et préexistante à la formation embryonnaire porte un opercule à travers lequel sort spontanément un embryon armé de quatre à six crochets pour nayer çà et là pendant quelque temps à l'aide de cils.
Bothriocejihul s iltrem>er). Corps lomr, ai tirulé ; tète dépourvue «le crochets. Orifices sexuels siégeant sur la face abdominale des anneaux, près de leur extrémité postérieure. I térus adulte radié.
lUiïhrioccphtihixIntits ilîrcinsen. Ce ver est le plus considérable de ceux que l'on trouve chez l'homme : il peut mesurer 5 à 8 mètres et se compose alors de trois à quatre mille articles courts et larges. La longueur des anneaux, à l'exception des derniers, atteint rarement plus de r>omm, tandis que la largeur augmente vt :- la partie moyenne et arri\e à 10 ou I k2 millimètres. La largeur décroit dans la moitié postérieure tandis que la longueur augmente, de telle sorte que les derniers articles sont presque carrés. Le eorp> est mince et plat comme un ruban, surtout vers les bords, tandis que la partie médiane
ÉTIOLOGIE GÉNÉRALE. 143
des anneaux ressort sous forme de saillie longitudinale. L'extrémité antérieure du corps se rétrécit de plus en plus, jusqu'à ce qu'elle devienne filiforme (O^OOô), de telle sorte que la tête, qui est longue de 2"u%5 et large de 1 millimètre, a l'aspect d'un renflement ovale. On trouve les premiers articles mûrs à une distance de 50 centimètres environ de la tétc. — Les proglottides ne sont pas évacuées isolément, mais en traînées plus ou moins longues (parfois de 2 à 5 pieds) et à de longs intervalles. Cette évacuation a lieu surtout en février, en mars, en octobre et en novembre ; mais chaque selle contient des œufs caractéristiques du- ver : ils sont ovales, recouverts d'une coque translucide, incolore, simple; ils possèdent à l'une de leurs extrémités un opercule à travers lequel l'embryon se glisse dans l'eau. Lors de leur évacuation, ils ne sont guère arrivés qu'au stade de segmentation du vitellus. L'embryon, armé de six crochets et entouré d'une membrane ciliaire, commence, quelques mois après l'évacuation de l'œuf, à se développer dans l'eau douce (de fleuve ou de lac). 11 se distingue de celui des taenias par sa forme arrondie et par son enveloppe dure, recouverte de nombreux cils.
Le fi. lattis ne se trouve que dans les cantons occidentaux de la Suisse et les provinces françaises limitrophes, dans les provinces russes du nord et du nord-ouest, en Suède et en Pologne, plus rarement en Hollande et en Belgique, dans quelques districts de la Prusse orientale et de la Poméranie, de la liesse rhénane, à Hambourg, à Berlin, à Londres, etc. Toutes ces contrées se distinguent par l'abondance des eaux : ce sont des côtes ou des plaines basses avoisinant de grands lacs et des fleuves.
D'après Knoch (Virch. Arch.t XXIV, p. 453), l'embryon du bothriocephalus sort de ion œuf et chemine dans l'eau douce, puis il est introduit dans l'estomac des mammifères avec l'eau de rivière qui est usitée comme boisson principale dans les provinces et les villes orientales de la Russie, et il parvient alors au bout d'un certain temps à l'état adulte. — On n'a pu démontrer d'une manière certaine l'existence du scolex du B. latus cbez des poissons nourris avec des œufs de ce ver. — Ainsi donc, tandis que l'embryon du taenia ne passe à l'état adulte qu'après avoir traversé la période vésiculeuse, celui du B. Iatus, au contraire, introduit dans l'estomac, devient immédiatement ver adulte. D'après ce qui précède, il est hors de doute que, chez l'homme aussi, ce dernier ver est introduit dans l'organisme sous forme d'embryon et par l'intermédiaire de l'eau potable.
Botriocephaltu cordatus (Leuckart). Ce ver ressemble par la structure des articles au botriocephalus latus, mais il est beaucoup plus petit. Tête courte et large, cordiforme, munie de ventouses superficielles. Corps large, dont les segments croissent si rapidement que la partie antérieure prend une forme lancéolée. Les anneaux adultes sont longs de 3 à A millimètres ; les derniers sont plus grands, presque carrés. — Se trouve dans le nord du Groenland.
14i Nul VEUX ULMKNTS UK l'ATHoLUClE (JKNEHALK.
v2ni' ordre. — Trématodes.
Vers parasitaires plats, solitaii es, avec corps non articulé, souvent foli forme * munis d'une hanche et d'un canal intestinal bifurqué, sans anus, avec ventouses abdominales.
La substance fondamentale, la peau et son système musculaire, sont analogues aux parties fondamentales du tivnia. On trouve assez souvent, dans la peau, des glandes unicellulaires. L'ouverture buccale est à l'extrémité antérieure du corps, souvent dans le fond d'une petite ventouse; elle conduit dans un pharynx niusculeux et dans un œsophage aboutissant à un canal intestinal terminé en cul-dc-sac. L'appareil excréteur se compose d'un réseau de vaisseaux déliés et de deux grosses branches latérales s'ouvrant à l'extrémité postérieure et renfermant un liquide à concrétions granuleuses. Les organes de préhension varient d'après le genre de vie, etc. — Les organes sexuels mâles et femelles sont souvent réunis chez le même individu et leur orilice siège ordinairement dans le voisinage de la ligne médiane de la partie antérieure de la face abdominale. Les <eufs s'accumulent en grand nombre dans la matrice et y parcourent les stades de la formation embryonnaire. — Tous les trématodes sont ovipares, et chez les distomes, les jeunes passent par une génération alternante compliquée de métamorphose. Les «eufs, parvenus le plus souvent dans l'eau, donnent naissance à des embryons petits et contractiles, nus ou pourvus de cils, et qui cherchent, par cheminement spontané, un nouvel habitat dans un animal, souvent dans l'escargot : ils pénètrent dans l'intérieur de celui-ci, perdent leurs cils, continuent leur développement et se transforment en utricnles ijerminatives, qui produisent la génération des cercaires : ceux-ci sont munis dune queue directrice et abandonnent volontairement leur utricule mère et le corps de ranimai qui les porte, pour ramper ou nager librement dans Peau. Ils parviennent alors dans l'intérieur d'un autre animal aquatique (escargot, ver, crabe, poisson), pénètrent dans ses tissus et s'enkystent après avoir perdu leur queue. Les cercaires se transforment donc en distomes enkystés, jeunes et asexués, lesquels sont introduits dans l'estomac avec la chair de l'animal qui les porte; là, ils se dépouillent de leur kyste et parviennent dans les organes d'un autre animal pour y achever leur développement. Il y a donc habituellement à distinguer trois animaux porteurs différents, dont les organes logent le distome a ses divers stades de développement.
Distomum Rudolphi. Muni de deux ventouses à la partie antérieure du corps; ori-
lices sexuels voisins de la rentouse abdominale; organes fexuels intérieurs siégeant à la partie postérieure du corps.
A. Corps large et foliacé dont la partie antérieure avance en forme de bec. Utérus pelotonné derrière la ventouse ventrale ; canal intestinal et testicule ramifiés; ce hii-ci très-développé.
Distomum hepaticum. Partie antérieure du corps assez épaisse, longue de \ à 5 millimètres ; partie postérieure aplatie, volumineuse, de forme ovale allongée, s'élargissant rapidement (jusqu'à 1 2 millimètres) pour se rétrécir ensuite insensiblement, et atteignant souvent une longueur dé 25 à 28 millimètres. La cuticule porte un grand nombre d'aiguillons squami formes. Ventouses petites et faibles, dans l'intervalle desquelles se trouve l'orifice sexuel qui souvent laisse apparaître un pénis épais et contourné. L'utérus pelotonné apparaissant derrière la ventouse ventrale sousforme de tache brun sombre, au travers des parois jaune sale du corps; les branches du canal intestinal sont souvent colorées en noir. Les rebords de la partie postérieure du corps renferment des oviductes granuleux.
Le Distomum hepaticum adulte vit chez un grand nombre de mammifères herbivores, surtout chez le mouton et les autres ruminants ; on le trouve aussi chez le \ cheval, l'Ine, le porc, le lapin, l'écureuil, etc., très-rarement chez l'homme. H siège ordinairement dans les conduits biliaires, surtout dans les plus gros ; il se trouve aussi, mais plus rarement, dans l'intestin, la veine cave et d'autres parties du système veineux. Chez l'homme, on l'observe le plus souvent isolé ou en petit nombre et il n'occasionne que très-rarement la stase biliaire, etc. ; chez les mammifères domestiques, au contraire, on le rencontre parfois en quantité telle qu'il détermine la dilatation des conduits biliaires, l'atrophie du foie, l'amaigrissement, l'hydropisie et la mort (Leberfaule); on a quelquefois aussi trouvé ce distome dans des abcès, en différentes parties du corps.
B. Corps plus symétriquement formé, avec des divisions intestinales non ramifiées. Les circonvolutions de l'utérus s'étendent plus ou moins vers l'extrémité postérieure du corps, qu'elles atteignent parfois. Partie postérieure du corps assez large et aplatie.
Distomum crassum (fiusk). Trouvé une fois dans le canal intestinal.
distomum lanceolatum (Mehlis). Corps long et mince, atteignant 8 à 9 millimètres. Les deux extrémités, surtout l'antérieure, sont acuminées ; la moitié postérieure est plus large (jusqu'à 2 et 2,4 millimètres). Le segment compris entre les deux ventouses se continue insensiblement avec le reste du corps, La ventouse buccale, comme la ventouse ventrale, est située sur la ligne médiane. Le bord de la tête, qui ressort en forme de bouclier, est percé de nombreux orifices. La peau est lisse. Les deux testicules sont lobés et placés immédiatement derrière la ventouse ventrale, au-devant de l'ovaire et de l'utérus, dont les circonvolutions transparaissent nettement. Les circonvolutions antérieures, qui contiennent les a ufs mûrs, sont noires, tandis que les autres sont rougeâtres. Pénis long, filiforme. L'embryon, qui se développe presque complètement dans le corps de la myre, est périforme ou sphérique, pourvu de cils sur le devant et d'un aiguillon sur la tête.
Cet helminthe vit comme le D. hepaticum, et souvent avec celui-ci, dans les canaux biliaires et surtout dans les plus petits, parfois aussi dans la vésicule du fiel et dans l'intestin, chez le mouton et le bœuf, rarement chez le cerf, le lapin, le lièvre, le -cochon et très-rarement chez l'homme.
Distomum ophthalmobium (Diesing). Trouvé une fois dans le cristallin.
Distomum heterophyes (von Siebold). Trouvé deux fois en très-grand nombre en Egypte par Bilharz, dans l'intestin grêle.
2MUC IT WAGNEl. — FATB. 0#lf. 10
i4f» NorvK.vrx klk.ments i>l i»atholo<.;ik cenluall
C. Sexes sépares, corps long et svelte, presque cylindrique chez la femelle, aplati et routé en forme «le tube dans sa partie postérieure, chez le nnile.
hisloinmn hfniatobium (Kilharz). Ventouses buccale et venl raie de grandeur à p»n près égale, voisines Time de l'autre et situées à la partie antérieure du corps. Orifice sexuel placé derrière la ventouse ventrale. (Coloration laiteuse.
Le mâle plus court (\'l à li millimètres) et plus épais que la femelle est muni aussi de ventouses plus grandes. La partie antérieure du corps qui porte les ventouses e>t manifestement aplatie, tandis qui» la partie postérieure, qui s'épaissit presque tout à coup, parait d'abord cvlindrique, quoiqu'elle soit réellement aplatie. Celte forme c\lindrique apparente est due à l'incurvation en forme de gouttière de la face abdominale. La parhe postérieure du corps enroulée constitue un canal imparfaitement clo» qui sert à recevoir la femelle. Les organes sexuels niâtes se composent de vèSicub-» spermatiques pressées b's unes contre le autres et donnant naissance à un seul canal déférent. La surface du corps est recouverte de petits aiguillons.
Lecoips de la femelle est Ion:: \\ iâ 10 millimètres), svelte et presque cylindrique. Les divisions de l'intestin sont peu profondes et aboutirent, à un ca'cum aupiè* duquel sont tixés les ovaires. l/oviduete, de tonne ovale allongée, constitue à l'extrémité postérieure du corps un canal qui se réunit au conduit du \itellus, puis se dirige vers l'ouverture sexuelle L'embryon est cylindrique et présente à son extrémi ■'■ antérieure une saillie en tonne de trompe. Sa surface est recouverte de cils \ibratiles vrn's. — On ne connaît pas de métamorphoses ultérieures.
Le /). hcmufftbium est très-commun eu K^vpte : on le trouve dans le tronc et le»* branches île la veine porte, dans les veines lienales et mésent'Tiques, dans les plexus inti-stiiiaux et vésicaux. Il se no mit desam:. duquel on retrouve toujours des globule* en foule dans sou intestin. Il détermine dans h\v \ aisseaux diverses lésions ors a niques ; dans la muqueuse de la vessie, des voies unitaires et de l'intestin, des h\péremies, des hemorrh.igies. des taches pLrmentaiies. des tubercules, des pustules, «les ulcères semblables à < eux de la dvsenterie ou des excroissances eondvlomatouses: parfois aussi, il produit l'obstrik-'ion des uretères a\ec concrétions, pvélite et tivdroiiéphro>e colis", iiti\tN - Ii'apiès '.ri-sin.er ..!/<//. <lcr llcilh. lStîti, p. llï), \'\vmaturie exot.que est occasionnée par le D. lutntitnbiuin. du moins au Cap.
Mnnnst >"\utn i/cJc/*'. Se distingue < u i tout .in disfune par l'absence de ventouses ventrales, la ventouse buccale elle-même n'oftre que peu (l'importance, tandis que le pharynx e<t l:a: ituelleincut très-dévt lqqe. Les ci i,;ces vexueK sont situés aune petite dst.uice de l'exlieui.îe ant-rieure iluc*up<
Vnnostonuim Ictti* \«»n NordmaunV Trouvé mie bus dans le cristallin.
2'v-'~ classe. — XcmcJelmia. — Vers rouis.
Vers doit le coi p* est arrondi* tubu\uv ou filiforme* sans annelures ni artiiiilations. muni parfois île papilles ou de crochets à son extrémité ante lettre : sève* sépares.
Ie ordre. — Acunthoccphulc*.
Vers ronds en forme de tube, munis d^unc trompe propulsive et armes de crochets : dépourvu^ de bouche et d intestin.
Le principal genre — Eihmoi hijnchus — vit surtout dans l'intestin de différents vertèbres. Lunld en a trouve un individu non advlte dans l'intestin grêle d'un entant leucémique.
ÉTIOLOGIE GÉNÉRALE. 147
2e ordre. — Nématodes. Vers filamenteux.
Yen ronds dont le corps, allongé, cylindrique ou filamenteux, est muni (Tune bouche et d'un canal intestinal.
L'armure, quand elle existe, se compose de papilles entourant la bouche, ou bien de pointes et de crochets dans l'intérieur de la cavité buccale ; celle-ci se trouve à la partie antérieure du corps et aboutit à un œsophage étroit qui ordinairement se dilate pour former un pharynx musculeux ; ensuite vient un canal intestinal plus large, à parois cellulaires et s9 ouvrant à la face ventrale du corps, non loin de l'extrémité postérieure. La peau, rugueuse et souvent ridée transversalement, est formée de plusieurs feuillets cuticulaires et recouvre une couche musculaire puissante. Presque toujours, il existe deux stries latérales longitudinales, dépourvues de mpscles et nommées lignes latérales : ce sont des organes excréteurs analogues au système des vaisseaux aqueux et qui s'ouvrent, par un orifice transversal commun, à la hauteur du pharynx, sur la face abdominale. Il existe probablement un système nerveux. — Les sexes sont séparés. Les mâles se distinguent des femelles par leur volume moindre et l'enroulement de leur extrémité postérieure. Les organes sexuels mâles et femelles sont formés par des tubes allongés, simples ou doubles qui offrent, à leur partie supérieure, les testicules et les ovaires, et, dans leur partie inférieure, les conduits et les réceptacles. Les tubes ovariques souvent pairs, surmontent un vagin commun, court, qui s ouvre dans le milieu du corps ou bien dans le voisinage de l'une des extrémités. L'orifice sexuel mâle siège à la partie postérieure du corps et possède souvent un organe de copulation soutenu par des ligaments de chitine saillants (spicules). Les Nématodes sont tantôt ovipares, tantôt vivipares. Le développement libre des embryons se produit ordinairement à l'aide d'une simple métamorphose ; cependant celle-ci se complique souvent du fait qu'elle ne se produit pas toujours à l'endroit qu'habite la mère. Un grand nombre d'individus jeunes ont un tout autre habitat que les parents, et Ton voit souvent les embryons et les nématodes adultes vivre dans des organes ou des animaux différents. Les migrations des divers individus libres et parasitaires, existant dans des organes et des animaux diffé* rents, s'effectuent activement, ou bien passivement par l'intermédiaire des aliments. — Certains nématodes vivent en parasites dans les plantes.
lar sous-ordre. — Strongytoidés. — Nématodes munis d'un orifice anal.
118 NOUVEAUX ÉLÉMENTS DE PATIIOLOdIE GÉNÉRALE.
Ire famille. Ascarides, llouche munie de trois lèvres ou papilles, et parfois d'appendices cornés et de dents dans la gorge; orifice du pénis dans le voisinage de l'extrémité postérieure acuminée du corps. La plupart des ascarides sont ovipares ; les œufs sont entourés d'une coque dure et ne produisent un embryon qu'après un long séjour dans un milieu humide.
Ascaris Inmbricoïdes. Lombric. Corps cylindrique, blanchâtre ou rougcàtre, acuminé aux deux extrémités ; la longueur du rnàle peut atteindre 25 centimètres et l'épaisseur ô millimètres ; la femelle peut arriver à 40 centimètres de long, et à 5,5""" d'épaisseur. Peau striée transversalement et marquée de quatre raies longitudinale?» blanchâtres. Tète constituée par trois segments semi-lunaires, en forme de lèvres, séparé du corps par un sillon. Extrémité caudale du mâle conique, en forme de crochet; celle de la femelle mousse. Organes sexuels ma les situés au-devant de l'extrémité caudale ; ceux de la femelle an devant du milieu du corps. Le canal intestinal parcourt le corps tout entier et s'ouvre près de l'extrémité caudale. Le reste de la cavité du corps est occupé chez la femelle par les organes sexuels, blancs et filamenteux (contenant environ GO millions d'onifs), qui s'échappent quand il se produit des solutions de continuité du corps, et chez le mâle par les testicules et les canaux déférents. — Cet helminthe est très-commun, surtout chez les enfants, dans l'intestin grêle, d'où il chemine parfois dans le reste du tube digestif depuis la bouche jusqu'à l'anus, et plus rarement dans les canaux biliaires, dans le conduit de Wirsung et dans les voies aériennes 'supérieures. Dans l'intestin grêle, comme dans les autres points de l'organisme, ou trouve le lombric isolé ou en petit nombre ; cependant on le : encontre parfois dans l'intestin grêle en nombre considérable (100 à 200 et plus.)
Les vers occasionnent des catarrhes des voies digestives, parfois des symptômes nerveux : quand ils sont en grand nombre ou dans l'intérieur de canaux étroits, ils peuvent en produire l'obstruction : ictère, asphyxie. On voit, dans des cas rares, survenir la perforation des membranes intestinales ou des abcès vermineux de la paroi abdominale, surtout à la région ombilicale ou inguinale, donnant issue à du pus, à un ou plusieurs lombrics et habituellement à du chvme ou des matières fécales.
Ascaris mysta.r('/j(n\er), ..-l.se. alata (Bollinghani). Plus jietil ot plus mince que le précédent; assez régulièrement cylindrique ; lemellc longue de P2 centimètres envi-
ÊTIOLOGIB GÉNÉRALE. 149
ron ; mâle long de 5 centimètres ; identique au lombric commun des chats. — Obserré seulement dans quelques cas ; suites peu connues.
Oxyuris vermicularis (L.). Corps filamenteux, blanc ; femelle beaucoup plus multipliée que le mâle. Longueur du mâle : 3 à 4 millimètres; de la femelle : 8 à 12 millimètres. Tête discoïde, munie de deux replis cutanés. Peau striée, recouverte d'éminences en forme de dents. Extrémité caudale du mâle mousse, enroulée et munie d'une ventouse à sa pointe ; extrémité caudale de la femelle, pointue et droite. Canal intestinal droit courant dans le milieu du corps. Orifice sexuel mâle voisin de l'extrémité caudale ; orifice femelle dans la moitié antérieure du corps. — Commun chez les enfants, assez fréquent chez les adultes. Vit surtout dans le rectum et le côlon, rarement dans l'iléon, parfois au pourtour de l'anus et dans le vagin.
Ces helminthes occasionnent des catarrhes intestinaux, du prurit à l'anus, surtout le soir, lorsqu'ils abandonnent en partie le rectum et même pénètrent jusque dans le vagin. Leur présence et le besoin irrésistible de se gratter qui en résulte, provoquent des irritations nerveuses, des excoriations, de l'eczéma, du catarrhe vaginal, etc.
2"* famille. Strongyloïdés. — Bouche ordinairement munie d'une capsule de chitine ou armée de crochets ; pénis entouré d'une vésicule en forme de bouclier ou de cloche.
Strongylus (Eustrongylus) yigas. Ver très-long, rouge, cylindrique, ovipare. Mâle atteignant à peine 50 centimètres de longueur et 8 ou 12 millimètres d'épaisseur; femelle de 10 centimètres à 1 mètre et plus de longueur, et 8 à 12 millimètres d'épaisseur. Facile à distinguer des autres nématodes de l'homme, à cause de sa longueur et su tout de sa coloration rouge ; mais également facile à confondre avec des filaments fibrineux du sang. Les individus petits peuvent aussi être confondus avec le lombric. — Il est très-rare : on le rencontre chez l'homme, dans le bassinet du rein qu'il obstrue, ainsi que dans le voisinage de ce dernier orgaue. Dans le premier cas, le ver peut être éliminé avec les urines ; dans le second, par abeédation. On le trouve encore dans les reins, la cavité abdominale et le cœur des chiens et des carnassiers.
Strongylus Umgevaginatus (Diesing). Corps filamenteux et droit, d'un blanc sale, ttrié longitudinalement. Mâle long de 12 à 44 millimètres, et épais de 1/2 milli- ■aétre 5 ; femelle atteignant 25 millimètres de long et 1 millimètre de large. — Trouvé une fois dans le parenchyme pulmonaire d'un garçon.
Andiylostomum duodenale. — Dochmius s. Strongylus duodenalis. Corps cylindrique, long de 6 à 1 0 millimètres et épais d'un demi-mil-
150 NOrYKU'X ÉLÉMENTS DE PATHOLOGIE lïKNKHAI.K.
limètre chez le màlo ; de 10 à li millimètres et de 1 millimètre chez la femelle. — Se rencontre dans le duodénum et au eommeneement du jéjunum. Trouvé en Italie, mais surtout en Kgvpte el dans les contrées tropicales. — Il s'accroche à la muqueuse, pénètie dans le tissu cellulaire snus-muqueux et s'y nourrit de sang. Apre*» sa chute, il laisse une ecchymose de la grandeur d'une lentille, offrant à son centre uno tache blanche de la grosseur d'une tète d'épingle avec un petit trou central. Le sang s'écoule par celte hlesMire dans le canal intestinal. Si le ver siège dans le tissu cellulaire sousmuqueux, on remarque à la face interne de l'intestin nue élevure grosse connue une lentille, aplatie, brunâtre. On l'observe rarement isolé, le plus souvent par milliers. — Il occasionne l'anémie el la chlorose égyptienne.
D'après (inrMnut'r [Airh.d. HrilL. 1 NOt». p. 581). la JiloroM' des tropiques (Géoplia^ie) e>l ouMMomu'O Irès-jirolialiloiiit'iit ;ui»i par i\\iH-lnlo>tuiiic.
3""' famille. Trichot ruche lhlt;s. Partie antérieure du corps mince, allongée en forme de cou ; ptnis ordinairement muni d'un fourreau tubuleux
Trivhoct'plitihts ilispur. Corps court, épais, d'une longueur de k2 centimètres environ, se terminant par un cou et une tète long» de k20 à "jr> millimètres, tiliformes, en spirale chez le mâle, droit** chez la femelle. Kxtrémité caudale, mousse chez le mâle, pointue chez la femelle. Le mâle offre une teinte plus claire que la femelle, dont la coloration c>t duc aux œufs qui transparaissent. — Commun dans le ca'cuni et le colon ascendant, plus rare dans l'iléon, on le trouve ordinairement en petit nombre, parfois cependant en grande quantité. — Suites inconnues.
Tiichma sji'tralis «Oweni. Llle s'oh>erve dans le corps humain, à l'état de de\eloppt'iu- nt complet ou incomplet.
La trichiue adulte a I extiémité céphalique amincie, l'extrémité caudale mou»e et arrondie. Le canal intestinal tra\erse le corps dan> toute sa longueur et va se perdre ilans la noru'e. dans un lariie estomac et dans le lectum. La tiichine est uxipare; le mâle e>t long de I millimètre I '1. et la femelle de 1 à ," millimètre*. Le*» organe*, sexuels femelles <ont >inipV*». et situés en grande partie dans le tiers moven du corps ; le te-tu ule >i» ne dan*» le tiers postérieur. — On la trouve dans l'mti <tin uivle. en plu> petit nombre dan*» le côlon, ihez I homme, le c«m 'hou, le chien, le chat, le lapin, le \ .«chou d'Inde, le rat et chez certain*» oi-e.mx.
ÉTIOLOGIE GÉNÉRALE. 151
A l'état de développement incomplet, le corps est filiforme, long d'un millimètre environ, et ne possède d'autre organe interne que le canal intestinal, sauf parfois des rudiments d'organe. Les trichines se rencontrent dans les faisceaux des muscles striés volontaires de l'homme et des animaux énumérés plus haut ; elles sont deux ou trois fois enroulées en spirales et renfermées dans des vésicules elliptiques ou ovales très-petites, à parois épaisses et s'infiltrant plus tard de particules calcaires ; elles y sont isoléees ou parfois au nombre de deux ou trois. Elles restent, en cet état, très-longtemps propres au développement ultérieur.
D'après une observation de KIopsch J842 : Tiichinoie. — 4866 : 2. Amputation fines recidiven Mammakrebses), les trichines des muscles peuvent atteindre l'âge de vingt-quatre ans (Virchow's, Archiv., XXX VI, p. 609).
Si un homme mange de la viande crue renfermant des trichines. la plupart de celles-ci atteignent leur plein développement sexuel deux jours après la dissolution de la capsule qui les entoure; elles s'accouplent immédiatement et six jours après la copulation, les femelles mettent au monde un grand nombre (1000 environ) d'embryons vivants, filiformes et dépourvus d'enveloppe. Les jeunes, nouvellement formés, se mettent aussitôt en mouvement (dès le dixième jour après l'ingestion de la viande trichinée), perforent les parois de l'intestin et parviennent, soit à travers la cavité abdominale par la voie du tissu conjonctif intermusculaire, soit avec le sang, dans les muscles volontaires de l'individu, d'abord du tronc et de la tête, ensuite des extrémités. Ils pénètrent dans l'intérieur des faisceaux musculaires primitifs et atteignent, au quatorzième jour, le volume et l'organisation des trichines incomplètement développées que nous avons décrites. Le faisceau musculaire infecté perd très-rapidement sa structure ; les fibrilles deviennent plus homogènes ou se transforment en une substance finement granulée; le sarcolemme s'épaissit et se ratatine à partir des extrémités, pendant que le parasite se roule en spirale et que la partie qu'il occupe se renfle en forme de fuseau. C'est alors que commence, au-dessous du sarcolemme épaissi, par induration périphérique et calification de la substance granuleuse, la formation des kystes arrondis ou ovales décrits plus haut. En même temps, on voit se produire, dans le voisinage des faisceaux musculaires affectés, une prolifération de petites cellules, provenant des noyaux des capillaires et des tissus environnants, ainsi que des fibres musculaires; les premiers donnent naissance à des capillaires nouveaux formant un réseau qui entoure le kyste de la trichine; les
15*2 NOUVEAUX ÉLÉMENTS I)K l'ATHOU)CdF liKN'ÉRAI.E.
derniers produisent de nouvelles libres musculaires, de sorte que, dans la plupart des cas, le tissu des muscles se régénère totalement. La trichinose de l'homme affecte des formes diverses qui sont surtout en rapport a\e;» le nombre de trichines propres au développement qui ont été insérées. Ilaus les cas graves, on observe, dans la première semaine qui suit l'infection, des troubles digestifs plus ou moins prononcés : dès la deuxième semaine, on voit se développer des symptômes assez, caractéristiques dans les muscles du tronc et des extrémités (sentiment de roideur musculaire, dureté des muscles, douleur à la pression et sous l'influence des mouvements), enrouement, dyspnée, de la lièvre, de l'œdème, et en même tenq» le catarrhe intestinal continue. La maladie se termine par guérison, parfois après une durée longue, ou par la mort. — Dans les cas légers, il n'y a pas de symptômes, ou bien ceux-ci ne sont pas caractéristiques.
Yirchow, Arrh , WIII, p.ôôO; Zcnkor, Yirch. Arch.. XVIII, p. 501. Jahresb. d des. /'. Salur. \. Ileilh. :u Dresden, IStil et l>k2. p. 19 et .ri5 ; Bohlor, die Trichinenkr. tNb7>; Leuekurl, Videra, iïb. Tricli. spir., I8(>0 ; Fiedler, Arch. d. Heilh. V., p. 1 ; (lolberij, Deutsche kliiiih., 1804. N. il*.
4' famille. Filarides. Corps très-long, Mitonne, avec ou sans papilles.
Vilaria med'mensis. — Filaire de Médine, ver de Guinée. Femelle longue de 7) centimètres à I mètre, pouvant atteindre 2 centimètres d'épaisseur, blanche, s'amincissant en arrière ; inàle beaucoup plus petit et moins connu. — Se rencontre dans le tissu cellulaire souscutané, spécialement aux pieds, rarement en d'autres régions (au scrotum) et sous la conjonctive; n'existe que dans les contrées tropicales. On le trouve tantôt pelotonné, tantôt étendu; il est ordinairement isolé, mais parfois aussi en nombre considérable. Ouaud les œufs de la femelle sont murs, il se produit à la peau une espèce de tumeur qui s'ouvre en donnant naissance à différents symptômes locaux et généraux.
Draeitnculus oculi. Trouve, sous 1<i sclérotique chez les éthiopiens.
Filaritt lenlis Koncontré <l;ms le cristallin et dan* l'humeur de Morga^ni.
Vilaria hominis s. bronchialis. Observé dans \e> ganglions bronchiques.
Classe des Anntlides. — Vers eylindriipio> ou aplatis, ordinairement munU d'un corps segmenté ; d'un ceneau, d'un anneau phann^ieii, «l'une chaîne de ^uu^liouo nerveux ahdominaux ou d'un < ordou abdominal et de. vais>eau\ sanguins.
Ordre des sanysues. Hirudines. Corps divisé en anneaux courts, muni d'une ventouse terminale centrale, dépourvu de pieds, hermaphrodite et mvme souvent parasite.
ÉTIOLOGIE GÉNÉRALE. 153
Sous-ordre des Gnathobdellea. Gosier armé de trois plaques maxillaires, sourent dentées, ridées longitudinalement; quatre ou cinq anneaux sont ordinairement compris dans un segment. Au-deYant de l'ouverture buccale, il existe un appendice saillant, anneié et scutiforme, lequel constitue une espèce de ventouse buccale : sang habituellement rouge.
Sangsue. Munie de quatre-vingt quinze annelures manifestes ; les premières portent dix taches en forme d'yeux. L'orifice sexuel maie siège entre le vingt-quatrième et le vingt-cinquième anneau ; l'orifice femelle entre le vingt-neuvième et le trentième. Plaques maxillaires finement dentées. Estomac pourvu de onze poches de chaque coté.
Sangsue médicinale et variété officinale. Elle possède de 80 à 90 dents au rebord maxillaire libre ; on les élève artificiellement dans des étangs, et il leur faut trois ans pour arriver à leur maturité sexuelle.