Pneumatose
Voy. Demarquay. Yersuch einer med. Pneumat., traduit V. Reyhcr. 1807 ; en outre, les traités d'analoinie pathologique et de pathologie générale.
Les pneumatoscs pathologiques s'observent aussi bien dans les cavités et dans les canaux qui renferment de l'air à l'état normal, que dans ceux qui n'en renferment pas physiologiquemcnt. En outre, dans des cas beaucoup plus rares, on trouve de l'air dans des tissus et des organes qui n'en contiennent pas normalement.
On a donné des noms particuliers aux pneumatoses des différentes parties du corps : celle de la plèvre s'appelle pneumothorax, et celle du péricarde, pneumupèrtearde, etc.; l'accumulation de gaz se nomme, dans l'estomac et l'intestin, métêorisme ou tympanite ; dans l'utérus, physomètre; dans les vésicules pulmonaire*, emphysème pulmonaire ; dans le tissu cellulaire, emphysème ou emphysème traumatique; dans le sang, pneumatémie, etc.
I. L'accumulation anormale d'air dans les parties qui en renferment physiologiquemcnt, ne donne lieu à aucune considération générale. Nous citerons ici : l'augmentation de la quantité des gaz de l'estomac et de l'intestin, spécialement du côlon (météorisme ou tympanite) ; l'accroissement de la quantité d'air que contiennent les vésicules pulmonaires avec dilatation de celles-ci et atrophie de leurs cloisons (emphysème pulmonaire vesiculaire).
II. L'accumulation de l'air dans les parties — cavités ou parenchymes — qui n'en renferment pas à l'état normal, se fait de différentes manières :
1° L'air extérieur ou celui des parties du corps qui en renferment s'introduisent dans les cavités ou dans les parenchymes : l'air extérieur pénètre dans la plèvre, le péritoine, le péricarde et les kystes par des plaies accidentelles ou opératoires; dans les veines et par
suite dans le cœur droit et les capillaires pulmonaires, par des blessures et des opérations, surtout celles du cou et des extrémités supérieures (voy. p. 236) ; il parvient des poumons et des voies aériennes dans les cavités pleurales à la suite de plaies ou de perforations emphysémateuse, tuberculeuse ou gangreneuse; les gaz de l'estomac, de l'intestin, plus rarement ceux des poumons, de l'utérus, etc., pénètrent dans la cavité du péritoine, etc. — Parmi les emphysèmes des parenchymes, il faut remarquer surtout celui du tissu cellulaire sous-cutané : il se produit soit traumatiquement par insufflation volontaire, à la suite de plaies de poitrine, de fractures de côtes, de lésions du canal laryngotrachéal, de fractures compliquées dos extrémités, de fractures dans les régions nasale, frontale, maxillaire ou mastoïdienne, etc.; soit sans traumatisme à la suite de mouvements violents, de cris prolongés (dans l'hydrophobie , dans l'accouchement) ; d'un épanchement de gaz provenant du canal digestif adhérant aux parois abdominales; du larynx, de la trachée et des bronches par suite de perforation de ces organes ; des poumons (dans la tuberculose, l'emphysème, la gangrène, etc.), etc.
Nous devons mentionner ici l'emphysème du médiastin et de la peau qui se produit surtout chez les enfants consécutivement à la coqueluche et au croup, ou bien aussi chez les adultes à la suite d'une bronchite capillaire, etc. Quand un grand nombre de petites bronches sont rétrécies ou oblitérées, les parties accessibles du poumon se dilatent plus fortement et quelques vésicules se déchirent; l'air pénètre d'abord dans le tissu cellulaire interlobulaire et sous-pleural, ensuite il arrive dans le médiastin en suivant les bronches, et enfin il parvient dans le tissu cellulaire sous-cutané du cou en s'introduisant en premier lieu dans les parties profondes. Voy. Laënnec. Iiogcr (Àrch. gén.t 1862-aoùt-octobre). Barlels (D. Arch. f. klin. Med.y tl, p. 567).
2° Les gaz se développent sur place sous l'influence de la décomposition des matières existantes : dans le tissu cellulaire des diffé rentes parties du corps, spécialement dans les tissus qui entourent les voies urinaires, à la suite de la fonle sanieuse ou de la gangrène, d'abcès, notamment de ceux qui sont causés par des solutions de continuité ; dans les parois abdominales ; en différentes régions du corps dans le charbon ; à l'intérieur des cavités séreuses par suite de la décomposition des exsudats qu'elles renferment ; dans la cavité de muqueuses vides d'air à l'état normal (vessie, utérus puerpéral) par suite de la même cause ou bien de la putréfaction des caillots, de débris du fœtus, etc.; dans la cavité de certaines tumeurs kystiques, etc.
Certains cas mentionnés au paragraphe précédent, rentrent également dans cette catégorie; ainsi le méléorisrac dû au séjour prolongé des fèces dans l'intestin. Il en est de même de certains cas où Ton trouve des gaz dans le sang, et où ces derniers
->so NoivK\r\ j;ii:mi:nts ue i^thologie (îknèiiale.
sans doute se sont presque toujours développés après la mort. (<<as de Durand-Fard» 1, (ilcss, elr )
11 est probable aussi que, dans certains cas que l'on rapporte à cette catégorie, l'air provenait do l'extérieur ou de, cavités l'enfermant de l'air à l'état normal. Voy. le cas récent de Stoffclla (/Aschr. d. G. d. W'icn. ArrzU\ 180*2, n' '25 et 2«*>).
.7' L'air se forme d'une manière inconnue. Tels sont les cas d'accumulation Je gaz dans la cavité do certaines muqueuses ou séreuses, dans le système vasculaire, dans certains néoplasmes, où Ton n'a pu découvrir aucune des causes mentionnées ci dessus.
On ne connaît .pas encore la manière dont se développent les uaz dans ces derniers cas : il est probable qu ils sont en quelque ^orle sécivlé* par les vaisseaux smjuins. (l'est peut-être un pbenoinèue analogue à ce que l'on observe dans la substance médullaire et corticale du cheveu, qui renferme des pa/. à l'état normal, et quelquefois en quantité telle que le | ioi I crève et se brise au niveau de la peau (harscb, Itei^el. Spii'sv . — C'est peut-être airsi de celle fauui que l'on doit expliquer et rl.iîns cas de inétéorisiiie survenant chez les hyslé: iques avec une très-grande rapidité et sans déglutition d'air préalable.
(In ne peut mtèro fournir de données générales sur la nature des ua/.. L'air atmosphérique mmukIc l'extérieur subit bientôt les mêmes altérations (pie l'air inspiré. Les ^a/. qui résultent d une décomposition ressemblent à ceux que Ion trouve dans l'emphysème jzanjjréneux. La composilioii des ira/, formés suivant un mode inconnu est encore ignorée.
lu Lv*> , Penuiquav ci I.ccontc axaient dé à démontré que l'air injecté dans le Ii*mi cellulaire ou dans bi péritoine » liante rapidement de composition: il perd la plus grande partie de M>n ow^ène et se charge d'.ii ide carbonique, sans que tmitt'toiN h quantité de ce dernier a' soit é juivalente à celle de loïv^ène absorbé; 1 a.ete d'un .o;!iv «, •! .iLiii- n!r t . n^Lb-rab'' ment : et c * phénomènes persistent ;iis pi'.'i l'ab^oi'i'lioM i" ''nplete du ^az. l««ut iv • •inmem b's méni ■< auteurs {Comptes •. • .;,o. iMi'J. l!\, e. |m* , ont c\a:ïnu • le» «a. d'un t uq li\sème du tissu cellu- 1 ure consécutif à une t raclure tic c'-te eb< ; un homme, et i!< ont trouvé dan* 100 vol.
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