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Métamorphose colloïde des fibres musculaires

Jusqu'à présent cette métamorphose ne peut être rapprochée de celle des cellules.

La métamorphose colloïde des fibres musculaires striées s'observe à l'état aigu ou chronique; elle est constante dans le typhus abdominal, principalement dans les adducteurs de la cuisse et dans les droits de l'abdomen ; elle existe à un degré W«t dans d'autres muscles. Kilo se rencontre fréquemment aussi dans la tuberculose miliairc aiguë, dans la scarlatine, la variole, l'urémie, etc., dans toutes le* fièvres graves, la trichinose, le tétanos, etc. Elle se produit également, mais localement, dans certains cas de mvoeardite, dans les engelures et très-souvent dans le cancer cpithélial (dans l'orbiculaire des lèvres). Comme affection idiopathique, elle est sans doute très -rare.

L'auteur a observé une dégénérescence graisseuse et colloïde des muscles due à une cause inconnue (Arch. d. Heilk., IV, p. 28*2) ; Zeuker a vu cette dernière métamorphose se développer à la suite d'une violence extérieure, et Benndorf aprè* une engelure grave (Arch. ri. Ilcilk., VI, p. i"»ti).

Les parties du muscle fortement atteintes sont homogènes et friables et offrent un»? teinte pâle uniforme ou bien distribuée par taches plus ou moins étendues; cette teinte, qui est d'abord d'un gris rougcàtre, passe ensuite au gris brunâtre ou blanchâtre, analogueà la couleur de la chair de poisson. Sous le microscope, on voit les stries disparaître progressitement, et la substance du muscle est remplacée par une matière incoloie.

homogène, d'un éclat terne» parfois irrégulièrement plissée, qui est renfermée dans le barcolemme intact; cette matière, plus large que la fibre normale, se fendille facilement et se divise en petits fragments, pour se résorber insensiblement à la fin de la quatrième semaine de la maladie. Les tronçons de fibres musculaires qui se produisent ainsi deviennent plus courts, ovalaires, et s'arrondissent aux extrémités ; le sarcolemme persiste et s'affaisse comme un tube vide. Quelquefois la substance colloïde se transforme aussitôt en une masse formée de petits, grumeaux irrégulièrement arrondis, remplissant totalement le tube du saicolemme dans une grande étendue. Dans d'autres cas, elle se divise en disques minces ou en fibrilles.

Les conséquences de la métamorphose colloïde des muscles sont surtout connues pour le typhus abdominal : ce sont des ruptures et des hémorrhagies qui se produisent principalement dans la portion, inférieure du grand droit de l'abdomen , rarement (Lins d'autres muscles, et qui constituent, soit de petites ecchymoses, soit des suffisions sanguines plus étendues, soit même des foyers hcniorrhagiqucs. Les foyers hêmorrhagiques volumineux deviennent le point de départ de la formation de kxstes, de cicatrices, de pigment ou d'une transformation sanieuse, etc. 11 est rare d'observer la suppuration musculaire à la suite de la dégénérescence colloïde. Dans la plupart des cas, les fibres dégénérées se reproduisent complètement.

g. — Infiltration œdémateuse ou ëéreuse. (Dégénérescence bvdropique, fonte aqueuse des cellule».

L'infiltration séreuse des cellules consiste en l'accumulation d'une substance séreuse ou séro-muqueuse dans ces éléments, dont elle produit ainsi la tuméfaction. Au début, l'infiltration atteint d'une manière uniforme la cellule tout entière (rarement sous forme de gouttelettes circonscrites), de telle sorte que les molécules protopiasmatiques existent encore, mais sont séparées les unes des autres par un intervalle plus grand ; plus tard elles cessent d'être visibles. La cellule est alors devenue très-claire; le noyau reste longtemps intact ou bien ne grossit que modérément ; la membrane cellulaire, réelle ou apparente, se distend, s'amincit, se déchire ou bien disparait complètement sans déchirure appréciable. Le contenu des cellules contiguës se confond et il se produit enOn une cavité vésiculaire. C'est ainsi que se forment certaines vésicules de la peau (herpès, eczéma, en partie variole) et des muqueuses à épithélium pavimenteux stratifié.

On trouve la même fonte des cellules du réseau de Malpighi dans les ampoules du Tésicatoire et du pemphigus : ces cellules s'arrondissent ; leur matière protoplasmatique devient homogène, terne, et semble percé en certains points de stomates ; le noyau, qui est ordinairement diminué de volume, arrondi ou anguleux, est renfermé dans une cavité relativeinenl grande et remplie probablement d'un liquide séreux.

Les réactions micro-chimiques démontrent en effet que le contenu

CBLE ET WAGNER. — P.VTU. GKN. -'2

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