‹ Nouveaux éléments de pathologie généraleChapitre 66 sur 102 · II. — Gangrène · texte numérisé non relu

II. — Gangrène

iNtv ro^e, spLvcle ou ii f» t • n*» fr >: '»\ \tn.:ivne chau'le, inortili- ation, momifii jI. «n

ou ^anjrt'-iio -»">< fit'.

Fahr. Ilili.inus, De aatujr-rna et N///wv/o, I.Y.i.j et lfiWî. — (Juo*nuv. Traité- dla ganarène. 1750. — O'Hdloran. (in gangrené and sphacelus. 1 T » » T> . — hirnland. ()/? gangrené. ITNti. — Hal!<M\ l'eber die Fuidrjss lebender u. todtcr thien.<>hei K"tpe)\ 17!*3. — Wliiti'. Iletnerk. ùb. d. Lait, Brand. traduction ;ill. de Wichmannï, 17!J9. — llimh, l'eh. d. lirand der weich. u. harlen Thcile. ISO". — Neumann. .4/'//. i. d. Ilrandc. lN"l. — Iir'p'-ch, )ïém. sur la complication d>.\ plaies et des ub-re.s tannin* statu le n<>m de pourriture d hôpital, 1M5. — (Jj>pard. Juurn. de pligs.. 1S*2*\ II, p. 1. rt lS'Ji. IV. p. I. — V. François, E<*at sur la gangrène spontanée. IN,'.*.— ('.:rs\wll. Art. Mortification in ///. o/" f/»f forais of dis.. lNôi. — H»vk»T. ('/>/. i//>. '/. brand. Zerst. durrh liehind. d. CirmL. lNil. — U«hwald, C-ber den lirand.. 1^-7.— Pitha, l'rag. Yjschr. IS51, IL p. '27. — Virih.iw, IVurzburg. Verh.. l, 111. — M;r/i., I. p. -J72; \. p. *275. — H/.7J. ir'M7/»7i.s-i'/ir.. ISM. — Hamib. d. spec. Path. u. Ther.A. p. *J7n. — \erfi. d. Ilcrl. m<d. lies. lMi5. 1. — Hartmann, in \ nvïmw's Arch.. 185'»., VIII, p. 11*. — l>emme, l'eb. die \eranderungcn der Geuebe durch Brand. 1*57.— Ku><m.iul, in Vu. h. An h.. lN5,x, XIII. p. *JV».— lir\k, in Vin h. .4rt7i. lSi'iil. XVIII. p. 577. — 0. YV.-W. Hdb. d.Chir.. 1M>5, I, p. 1 06 et 548. Comparez, en outre, la hihliojrapi.ie «If I"t»inl t< »1 ï«» et dos phl<-::inusie».)

On donne les noms de nécrose, do mortification à la cessation absolue de la vie c'est-à-dire de la nutrition et, par suite, de la chaleur, de la sensibilité et de la inotilité d'une partie de l'organisme. Ces mots se rapportent chacun à certaines modifications particulières de la mort locale. Les mots (pinifrènc ou sphacèle s'appliquent spécialement au proce-sus qui s'accompagne de putréfaction et de développement de gaz fétides.

On donnait i.idi^ le nom do gangrène à la forme de mortification dans laquelle le< partios re>t»'iit chaudes et douloureuses a\ant h pioduclinn complète de la gangrène. On emploie oiuoi» dilï'-ren!»'* dénomination^ yv\iv dvuner la m -rt nîcatioii de cet tain* orjano ou ti^u^ : 1-- m it nécrose »'>t u- it • p-nir mdi pier li mortification des os »'l des eai tila.» •> : on doniv» le nom de pha ;éd* nisme a la destruction iMnjuvneiiv' due à l'uhvr.ition. On désigne soment ^oib le nom de carie sèche des dénis ten opposition à la carie humide' certains processus qui sont de nature gangreneuse. Relativement aux o<. on confond soment h> mots carie et incrosc ; eu l'ait, toutefois il n'e<t pas rare de voir la nêi rose s'ajouter à la cari»*.

La partie mortifiée prend un nom particulier dans certains tissus : dans les os, on l'appelle sctjiiestre; dans la mortification des parties extérieures, par la chaleur, le froid, les caustiques, dans les productions typhiques, etc., elle prend le nom iVeschure.

On n'est pas encore bien li\ê sur les affections que l'on doit rapporter àlagan-

grène : ainsi, l'atrophie simple (voy. p. 294); puis l'ulcération, que certainsauteurs appellent gangrène moléculaire. Mais comme, dans cette dernière, c'est la suppuration qui prédomine, il nous parait rationnel de la rapprocher de l'inflammation (d'après le principe : A potiori fit denominatio) ; et quoique certains ulcères, par exemple les ulcères phagédéniques, puissent être à bon droit rapportés à la gangrène, cette opinion n'en est pas moins fondée.

Les parties gangrenées se comportent d'une façon fort variable d'après leur structure et leur vascularisation, d'après les causes et l'acuité de la gangrène, d'après la facilité plus ou moins grande avec laquelle l'air y arrive, etc. La rapidité avec laquelle une partie mortifiée se décompose est en rapport avec la quantité de sang qu'elle contient et avec sa consistance. L'os nécrosé, contrairement à l'os carié, conserve son poli et sa cohésion, même sa texture microscopique. Mais si les parties gangrenées sont molles, si elles renferment de grandes quantités de sang, les globules sanguins se décomposent, leur matière colorante s'infiltre dans les tissus, et il se forme ce que Ton appelle V œdème rouge faux; parfois, à la suite de l'imbibition des tissus par la matière colorante, il se développe des colorations plus foncées, bleues et noires.

Il se produit en même temps des symptômes fonctionnels de paralysie : paralysie, insensibilité, froid, sécheresse des surfaces, collapsus des parties, etc.

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