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Néoplasie de fibres musculaires striées

A. — Régénération de fibres musculaires striées.

Elle se rencontre soit à la suite de pertes de substance par dégénérescence quand le faisceau primitif se métamorphose, se détruit et disparaît tandis que le stroma et les vaisseaux persistent; soit après les pertes de substance par destruction, c'est-à-dire qui sont produites par des sections, des déchirures (autour des fractures osseuses, etc.), des plaies traumatiques en général, la suppuration, etc., détruisant tous les éléments musculaires : fibres, stroma, vaisseaux et nerfs. La régénération prend son point de départ dans le périmysium, dans le sarcolemme, surtout dans les noyaux du muscle et peut-être aussi dans ceux des capillaires, etc., et elle se produit suivant un mode qui n'est pas encore bien connu, mais probablement analogue à la néoplasie musculaire physiologique.

Les opinions sont encore très-partagées sur l'origine des fibres musculaires de nouvelle formation; suivant la plupart des observateurs, ce sont les corpuscules musculaires qui y prennent la plus grande part. D'après Bubl (Ztschr. f. Biol., 1805, 1, p. 205), le développement du muscle, tant normal que pathologique, ne prend pas son point de départ dans les corpuscules coujonctifs; il prétend, ainsi que l'admettent Heinak et d'autres, qu'il résulte d'une division préalable des noyaux musculaires suivant l'axe transversal et longitudinal du faisceau et que c'est ainsi que Ton doit comprendre l'élongation et la multiplication des faisceaux primitifs. La division longitudinale du noyau donne naissance aux séparations et aux fentes longitudinales des faisceaux. Buhl, par conséquent, a soutenu, relativement à la néoplasie musculaire, l'opinion que Thiersch a défendue pour l'épithélium (voy. plus bas). — D'après Neumann, la régénération des muscles métamorphosés dans le typhus a lieu par division longitudinale des anciennes libres. Le sarcolemme se transforme en substance fondamentale du périmysium. Les noyaux des fibres musculaires ne jouent aucun rôle dans ce processus. — D'après les recherches expérimentales de Weber, au deuxième jour après la lésion, on trouve déjà de jeunes cellules musculaires, et. dès le début de la seconde semaine, elles sont très- allongées, étroites et ressemblent aux faisceaux primitifs. Après quatre semaines, les jeunes muscles sont complètement développés, — Muslowsky (Wien. Wochenschr., 1868, n° 12) fait provenir les libres striées, dans le processus de régénération, en grande partie des globule? blancs du sang extravasés.

a. La régénération musculaire restitutive qui se produit après les pertes de substance par dégénérescence, s'observe presque régulièrement dans toutes les maladies fébriles graves, spécialement dans le typhus abdominal ou exantliématique (dans les fibres musculaires détruites par métamorphose granuleuse, cireuse ou graisseuse, voy.

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p. 334;, dans la trichinose (voy. p. 150), souvent dans l'atrophie musculaire progressive et la paralysie essentielle des enfants, dans les paralysies trauma tiques et saturnines, etc.

Wîtâch (/. c), le premier, a démontré la régénération physiologique des fibres musculaires striées : chez les grenouilles dont les fibres musculaires anciennes disparaissent pendant le sommeil hibernal, par métamorphose graisseuse, il se produit une régénération très-étendue de ces fibres. Weissmann a observé le même fait chez une grenouille qui, mesquinement nourrie pendant l'hiver, avait considérablement maigri, et qui, aux mois de mai et de juin, reçut une nourriture abondante {ZUchr. f. rat. Med., G. X., p. 279). — Kôlliker, Hdb. d. GewebL, 1862, p. 214. — Colberg, /. c. Zenker, /. c. — Observations cliniques de Duchenne, de Boulogne : de YtUctrisation localisée, 1855, 2" éd., etc.

b. La régénération musculaire reconstilutive, qui comble les pertes de substance par destruction, ne s'observe que dans certains cas ; le plus souvent il ne se produit qu'un tissu conjonctif cicatriciel vasculaire.

(Deiters, Ârch, f. Anal.> PhysioL, etc., 1861, p. 593. — Peremeschko, /. c, Weber, /. c.)

B. — Hypertrophie de fibres musculaire* striées.

Fréquente ; elle s'observe ordinairement sous forme d'hypertrophie des travailleurs dans les muscles du tronc et des extrémités, ainsi que dans le coeur ; on la rencontre parfois aussi dans la langue et elle est due alors à des causes inconnues. Elle est dune grande importance pratique, tant dans cette dernière région où elle constitue un mal grave qui nécessite souvent une opération, que dans le cœur et les muscles respiratoires, où elle agit comme compensatrice d'affections existantes des poumons, du cœur et des gros vaisseaux ; si les fibres musculaires de nouvelle formation dégénèrent ou disparaissent, la corn* pensation cesse de se produire. Cette hypertrophie consiste en une augmentation de volume des fibres préexistantes et en une production de nouvelles fibres. Dans les muscles du tronc et des extrémités, l'hypertrophie est ordinairement le résultat d'une exagération d'activité (chez les manœuvres, les gymnastes, les danseurs, etc.); dans les muscles respiratoires, y compris le diaphrague, elle est due à la difficulté des mouvements respiratoires (spécialement dans l'emphysème); dans le cœur, elle est bilatérale ou unilatérale et se produit dans le ventricule comme dans l'oreillette ; elle est la conséquence d'une suractivité fonctionnelle et constitue V hypertrophie concentrique, simple et excentrique.

CMLE ET WAOSKA. — PATI. tifc5. îM

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(Vogcl, /. c. Bardelcben , Yirch. Arch., 1. p. 487. — Lebert, Traita tfanat.

pathol., 1, p. 448. Forsler. Ildb., p. 804. Spcc. pathol. Anat., 2ne éd. 186Ô.

p. 050. lleschl., /. c, p. 171. Budge, Arch. f. phys. Hcilk., 1858, p. 71. Marge.

Neue Untcmtch. iïb. d. Entw. d. Muskelf., 1801. Friedreich, Krkh d. Herzcris.,

1861, p. 280. 0. Wcber, /. c.)

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