‹ Nouveaux éléments de pathologie généraleChapitre 82 sur 102 · C. — Tumeur osseuse, Ostéome · texte numérisé non relu

C. — Tumeur osseuse, Ostéome

,On donne ce nom à une tumeur dans laquelle l'ossification constitue le terme régulier, typique du développement, tandis que, dans certains enchondromes ou fibromes, etc., ce processus n'est qu'accidentel. L'ostéome renferme soit du tissu osseux seulement avec des vaisseaux et le, périoste (ostéome dur ou éburné); soit en outre une masse spongieuse remplie de moelle (ostéome spongieux); soit de grandes cavités médullaires qui parfois constituent la plus grande partie de la tumeur (ostéome médullaire ou myéloïde).

D'après son point d'origine, l'ostéome peut être hyperplastique ou hétéroplastique (dans le cerveau, les poumons, etc.). Suivant le tissu qui les produit, on distingue ceux qui proviennent du tissu conjonctif et ceux qui dérivent du cartilage : la plupart des ostéoroes naissent du tissu conjonctif; Yexostose cartilagineuse qui se compose de tissu osseux compacte ou spongieux et dont la surface est revêtue d'une mince couche de cartilage (se produisant surtout sur les os longs) ; X ostéome hyperplastique (exostose ordinaire, ostéomes tendineux, aponévrotique et apophysaire, ostéome ordinaire et discontinu) ; sont ordinairement simples, rarement multiples (rhumatisme noueux des vieillards et des enfants, exostoses syphilitiques). Les ostéomes hétéroplastiques, surtout les ostéomes tendineux, etc., passent par gradations à l'ostéome hyperplastique. Quelquefois ils sont situés dans le voisinage des os (ostéome parostéal) et surtout autour des articulations atteintes d'inflammation chronique, dans l'arachnoïde cérébrale et spinale, dans la dure-mère du cerveau, etc. Parfois ils en sont éloignés par exemple a l'intérieur des centres nerveux, de l'œil, des poumons, etc. (Voy. Virchow, Die krankh. Geschw., II, p. 1.)

Z>. — Transformation de tissus divers en tissu osseux.

Elle est très-fréquente, mais habituellement elle ne présente que peu d'importance pratique, car elle ne prend guère d'extension, ou bien elle n'est qu'un phénomène secondaire de processus plus importants, spécialement du marasme sénile, d'inflammations chroniques et de diverses néoplasies.

On observe souvent la transformation du tissu conjonctif normal en tissu osseux avec infiltration calcaire concomitante, dans les tendons, les fascias , les ligaments intermusculaires et interosseux ; dans le voisinage des articulations atteintes d'inflammation chronique ; dans les symphyses et les synchondroses, dans la dure-mère du cerveau et surtout dans la faux ; dans l'arachnoïde cérébrale et spinale ; dans le cerveau même ; dans les valvules du cœur et dans la paroi des gros vaisseaux, surtout des artères ; dans la peau, les poumons, la choroïde, le corps vitré, les yeux atrophiés, etc.

•i'Jfi XOrVEAI'X KIKMKNTS DE PATHOLOGIE GENERALE.

On renront iv la même métamorphose dans le tissu conjonctif de nouvelle formation; dans les pseudo-membranes des séreuses, surtout des plèvres ; dans le tissu conjonctif nouvellement formé qui entoure les articulations atteintes d'inflammation chronique ; dans le tissu cellulaire interlobulairc hypertrophique des poumons; dans les cicatrices de la peau; dans les librornes, les enehondromes, les kystes, les carcinomes et principalement dans les tumeurs qui naissent de Tosou du périoste, plus rarement dans celles qui n'ont aucun rapport avec ces organes. Le tissu osseux est compacte ou spongieux, ou bien l'un et l'autre à la fois: il est ordinairement peu abondant relativement à la tumeur; parfois cependant il existe en quantité considérable.

La métamorphose du tissu cartilagineux en tissu osseux s'observe comme phénomène sénile presque régulier; il en est de même à la suite de plaies et d'inflammations chroniques des parties environnantes dans les cartilages du larynx, surtout les cartilages thyroïde et crieoïde, dans ceux de la trachée, des bronches et des côtes; rarement dans ceux des articulations et du nez ; on la rencontre aussi dans les tumeurs cartilagineuses sous forme d'écorce osseuse ou de novau cartilagineux.

VU. NLOPLASIE DE TISSC CARTILAGINEUX.

.!. Mi.IIit. Ardi. d. Amit.. Phi/s.. u. s. w., lSôtî. CCXX. — Gcsrhwulsti\ 1858, p. 51. -- IUt7, De cnrhnnilntmatf. Erlan^vn, 18i.">. — Scliatïner, Leb.d. Enchondrom. Wur/h.. 1N-4.V - K;iiui». De eiutwndrmnate. H;ill»\ I8i8. — Fichte, l'eb. il. Kmhônilr. lui».. liV*>0. — lu'dlVni. )hmthhj Journ. of med. Se., sept. 1851. -- \ircliows Ardi.. l.vV». V. p. *2h». — ]\ùrzb. Yerh .VIL — Entwickelutig des Siluideltjrundes. î^*»7. — Die hUi . (ïtw/ur.. 1N0Ô. I. p. iôo. — Scholz . De emhinvlr. \.it>o\.. lN.V>. — 0. \\\'1>»m\ Die Knoeheiujeschw. , 1856. — Virch. .Ire/*.. \X\V. p. 501. — il. M.vkfl, Ami. d. Char.. IS50, VIL p. 00.

En général, le tissu cartilagineux de nouvelle formation présente les mêmes propriétés que le cartilage normal, fœtal ou développé, et le plus souvent il est constitué par la variété hyaline. U provient soit du tiou cartilagineux même, soit surtout du tissu conjonctif ou, ce qui est très-rare, du tissu osseux. Pans le premier cas, les cellules cartilagineuses se divisent et sécrètent de la substance fondamentale nouvelle. Parfois il se produit, de même que dans le développement en épaisseur du cartilage normal, une métamorphose des couches inférieures du périehondre en ti>su cartilagineux. Cette métamorphose sobseivc parfois aus>i dans le tissu conjonctif d'autres régions. Tou-

tefois, dans la plupart des cas, le tissu cartilagineux nait du tissu conjonctif de la façon suivante : les corpuscules se divisent et se transforment en cellules indifférentes lesquelles se changent ensuite en cellules cartilagineuses et sécrètent de la substance fondamentale. Il n'offre rien de particulier dans son développement, ni dans son accroissement; il en est de même de la plupart de ses altérations.

La néoplasie cartilagineuse s'observe très-souvent comme état intermédiaire entre l'hypertrophie et la tumeur ; elle se rencontre rarement sous forme d'atrophie ou de tumeur simple , et jamais sous forme de régénération de cartilage.

Les plaies des cartilages guérissent très-lentement, ordinairement en plusieurs semaines et presque toujours par l'intermédiaire de tissu conjonctif. Dans Tes plaies légères et non compliquées, les cellules de cartilage se multiplient dans le voisinage de la surface mise à' nu , tandis que la substance fondamentale se ramollit : les cellules de nouvelle formation abandonnent leur capsule, arrivent à la surface de la plaie et produisent du tissu conjonctif ordinaire. Dans les plaies profondes et compliquées, on observe les mêmes altérations dans une plus grande étendue, et les vaisseaux du périchondre donnent naissance à des vaisseaux nouveaux.

D'après Reiz (Stricker, Ber. d. Wien. Acad., LV, p. 501; 1867), la plaie de la trachée se remplit d'abord d'une substance fibreuse et parsemée de noyaux, et les corpuscules cartilagineux envoient des prolongements filiformes d'une surface a l'autre.

Il est encore douteux qu'une vraie suppuration se produise dans le cartilage.

La néoplasie de tissu cartilagineux se présente sous forme de :

4° Cal cartilagineux, parfois dans la guérison des fractures chez l'homme et surtout chez certains animaux ;

2° Revêtement d'articulations nouvelles; à la suite de luxations et de résections ; dans les pseudarthroscs ;

3° Êpaississement uniforme du cartilage, par exemple des bronches dans certains cas de bronchiectasies ;

4° Végétation cartilagineuse ou ecchondrose, constituant de petites tumeurs, uniques ou multiples, qui se rencontrent souvent aux côtes, au larynx et à 1» trachée, aux cartilages articulaires, particulièrement à la symphyse du pubis, dans l'arthrite déformante à la périphérie des articulations, etc.; elles sont sans importance pratique (la prétendue ecchondrose sphéno-occipitale n'est qu'un reste de la corde dorsale du fœtus) ;

!V Yétjetation dendrUiq\u\ c'est-à-dire de productions villeusos, plus ou moins volumineuses, constituées principalement par du tis>u conjonctif vasculaire. On les observe sur les synoviales, le cartilage ou le périoste articulaires, surtout au genou. Les masses cartilagineuses pédieulées des cavités articulaires ( dont le volume peut atteindre celui d'une noisette), deviennent parfois libres et, dans certains cas, après calcification ou ossification préalables (corps libres articulaires) ;

i\° Tumeur cartihujineuse; enchondrome; chondrome. Tumeur circonscrite, parfois diffuse, de volume variable, ordinairement unique, de forme arrondie, à surface lisse, granulée ou lobuléc. Elle ne se compose presque jamais de cartilage pur; parfois elle renferme toutes les variétés de ce tissu et presque toujours du tissu conjonctif vasculaire. Ce dernier constitue la capsule de la tumeur, ou bien il la pénètre quand elle est formée de plusieurs lobes.

Il en résulte que la coupe de renchondronie varie notablement pour la coloration, la consistance, etc. : ces variations dépendent surtout de la nature du cartilage qui le compose : cartilage hvalin lie plus fréquemment), cartilage réticulé (plus rare et seulement avec d'autres espèces de cartilage», ou tibro-cartilage à substance fondamentale homogène ou fibreuse : enclnmdnnne dur; ou bien muco- cartilage se composant d'une substance fondamentale muqueuse renfermant des cellules cartilagineuses rondes, ovales étoilées etc. : enchmidrome mou ou nelaî'meux. Chacune de ces variétés constitue exclusivement la tumeur, ou bien elles se réunissent dans la même production; dans ce dernier cas, elles sont nettement séparées ou bien elles se confondent insensiblement. Les variations de la coupe dépendent encore de la nature, de la quantité et de la distribution du tissu conjonctif, plus ou moins vasculaire. qui existe toujours dans ces tumeurs ; la quantité île ce tissu varie tellement que certains enchondromes sont pris à lVvil nu pour des tumeurs fibreuses, dans lesquelles il n'existerait pas de cartilage ou seulement quelques îlol< cartilagineux. Il constitue surtout les cloisons intérieures qui renferment les \aisseaux.

l.'tn- h< H't'-oinr ))}>-u ou <;'.•:'/ i'.v.r rontenne de> iclluW <t.»ilées très-volumineu>o> : il est ti'i-«-hi]imdo ot il |iY^ïite uiv <urt,nY do s»*i ti.411 gluante comme le M.itu' d\vuf. S'il lYiitenne l><\uhOU|> de imivii>. •"■11 .t \\ m-h»ntlnïme miujitt'iuc que l'un ne doit \ a< confondre a\ec le ranii»ll.<>en".ent mc •nàaiie d'autres emhondrome*. S'il contient d^< cellules ctoil»e<. on .1 aVr< at'iVire à Ycr.'h* *ulnvne étoile de Meckel: à W'Hi h-j'uin-mc mi/i-n..!.'. We de Vii\h..w. quand le cartilage domine, ot au myjcomt t'iir/i.;ii«;i icii.r, quand le '.i<su mu-ïv uv r^m^orte. Si l'enehondrome mou

contient une substance fondamentale album inoïde, c'est ïenchondrome albumineux de Virchow.

L'examen microscopique de l'enchondrome y a fait découvrir plusieurs différences de structure relativement à celle du cartilage normal, embryonnaire ou formé. La quantité des cellules cartilagineuses est ordinairement beaucoup plus variable que dans le cartilage normal ; parfois elle est minime ; parfois au contraire elle est si considérable que les cellules s'aplatissent les unes contre les autres. Leur disposition, leur volume et leur forme varient tout autant : elles sont quelquefois fusiformes ou étoilées et mobiles, de sorte que ces tumeurs ressemblent d'autant plus au tissu muqueux que la substance fondamentale est en même temps molle et même presque fluide. Tantôt la membrane cellulaire est double comme dans le cartilage normal, tantôt elle se compose de plusieurs couches concentriques; tantôt elle est simple ïenchondrome ostéolde) ; tantôt, enfin, il paraît ne pas exister de membrane, de sorte que les noyaux semblent déposés librement dans la substance fondamentale. On rencontre ordinairement des gouttes de graisse dans le contenu cellulaire. Le noyau est unique ou multiple, de volume et de forme variables, parfois ramifié et souvent en voie de métamorphose graisseuse ou d'atrophie simple. La substance fondamentale est plus ou moins abondante et ses propriétés sont variables.

U est encore un grand nombre d'autres différences qui sont ducs aux métamorphoses qui se produisent fréquemment dans les éléments de l'enchondrome. A part celles qui se rencontrent également à un degré plus ou moins élevé dans le cartilage normal (infiltration graisseuse et calcaire des cellules, trouble et striation de la substance fondamentale), nous devons surtout mentionner les suivantes :

La tascularisationt qui dans certains enchondromes, est le précurseur de l'ossification et, dans d'autres, aboutit à la téléangiectasie ;

La calcification, qui atteint les cellules, la substance fondamentale, ou bien ces deux éléments à la fois ;

L 'ossification, qui s'observe dans l'enchondrome des parties molles et surtout dans celui des os : elle se produit tantôt dans certaines parties, centrales ou périphériques, de la tumeur; tantôt daus toute l'étendue de celle-ci ; tantôt dans la périphérie, de manière à lui constituer une écorce osseuse : tantôt , enfin , dans une moitié do l'enchondrome, par exemple, pour Tcnchondromc du périoste, dans les parties qui regardent celui-ci ;

La tuberculisation, qui consiste en une transformation, ordinairement partielle, de l'enchondrome en une substance analogue au tubercule jaune ;

Le ramollissement, constitué par une métamorphose graisseuse des cellules et une dégénérescence muqueuse de la substance fondamentale. U forme un nombre plus ou moins grand de foyers, ou bien il atteint toute la masse de la tumeur, surtout dans les eochondromes des os, mous et volumineux. Les points ramollis offrent la consistance d'une bouillie, du miel ou de la synovie ; la substance est claire ou trouble, d'un

ï;,0 M.)lVi;\rX ÉLÉMENTS DE PATHOLOGIE (ÏÉNKRÀLE.

blanc jamvilre ou romjeàlre ; parfois elle renferme encore «le petits débris de cartilage. La surface iulerne de la ca\ilé est rarement lisse; ordinairement elle est rendue inégale par des masses de eartila.ue normal ou incomplètement ramolli. I).m> le premier cas, on a affaiic à Yenrhondromc kystique ou cystn'ide. Parfois ces unités s'ouvrent au dehors : ulcère euchondromuleux ordinaire ou fistuletur.

I/enehondiome se rencontre; surtout chez les individus jeunes; parlois même il est congénital. 11 atteint le plus souvent les os, et surtout au centre, particulièrement les os de la main chez l'enfant ; on le trouve ausfci à la périphérie et sur le périoste, notamment chez les adultes: nous citerons surtout, outre les os de la main et du pied, le fémur, le tibia, riiumérus, les os du bassin, les cotes et la mâchoire supérieure : les articulations sont presque toujours préservées, même quand les deux os de l'article deviennent enchondromateux, par exemple leso<* de la main et du pied, ceux du genou, etc.; les parties molles environnantes restent aussi le plus souvent intactes. II est plus rare de rencontrer l'enchondroine sous la peau, en Ire les muscles, les tendons, les ligaments, les viscères ; sur les fascias; dans le voisiuage et dans l'intérieur des glandes (particulièrement fréquent dans le testicule, les glandes parotides et sous-maxillaires, les poumons, les mamelles, les ovaires, où on le trouve ordinairement en combinaison avec d'autres tissus); dans le cerveau, l'utérus, etc.

Pour ce qui concerne l'origine de lYuchondroiiic, Yircliow croit qu'il reste daiis les os quelques points non os>iliés du dépôt cartilagineux primitif, et que c'est en ees points que se développe plus tard la tumeur, par exemple dans \o. raclutiMiic. l/ob.servulion eu elfel démontre que rencliodrome s'observe surtout il.ni* les points qui, à l'étal normal, s'u»i(icul tardivement on irrégulièrement; aiiiM dans le voisinage des s\nchoudro>es sphéno-occipilales, ilio-pubiennes, sacro-iliaque; autour des cartilages épiphysatres des os creux, etc. — L'enchodromc se produit fréquemment encore dans le testicule non descendu, à la suite de traumatismes, de fractures, etc.

Le développement de renchondrome est concentrique ou bien des tubercules nouveaux se forment autour d'un nodule primitif. Ordinairement l'accroissement en est lent; parfois il atteint un volume considérable et il peut alors rester stationnaire ; il est rare de le voir uros.>ir rapidement (certains eiichondromcs du testicule et de la parotide).

L'euchondromc est ordinairement unique ; dans certains cas il s'en produit plusieurs et même un grand nombre à la fois ou successivement, spécialement dans les phalanges des doigts et des orteil> chez l'enfant, dans les poumons, etc.

La nocuité de l'enchondromc relativement à l'organe atteint et

à l'organisme est en rapport avec son siège et son volume; parfois cependant il dépend de son ramollissement et de sa fonte sanieuse. Quelquefois des enchondromes nombreux produisent une véritable cachexie chez les enfants. Habituellement l'extirpation complète est suivie de guéri son. Dans certains cas rares, surtout d'enchondrome mou, il se développe des tumeurs semblables dans les vaisseaux lymphatiques et sanguins correspondants, dans les ganglions lymphatiques, dans les organes internes , spécialement dans les poumons. La diffusion de l'enchondrome se fait par embolie.

Comparez le cas remarquable de 0. Wcber; tout récemment j'ai observé un cas analogue.

Il arrive souvent que l'enchondrome se combine avec d'autres tissus et tumeurs, surtout avec le tissu conjonctif, les tissus muqueux et graisseux, le sarcome, les kystes (ovaire), le carcinome (testicule) et l'adénome (glandes salivaires).

Venchondrome odéoîde (Virchow) donne par la coction de la colle et non de la ciiondrîne ; les cellules sont dépourvues de capsules et librement déposées dans la substance intercellulaire; elles sont ordinairement petites, rarement rondes; le plus souvent elles sont allongées, fusiformes ou leotipulaires, parfois munies de prolongements. La substance întercellulaire est très-abondante, vasculaire, non fibrillaire et constitue des feuillets, des trabéculesou des réseaux au milieu desquels il est souvent difficile de reconnaître les cellules : il en résulte une grande analogie de cette tumeur avec le fibrome. — Les enchondromes ostéoïdes constituent en partie les tumeurs osseuses les plus volumineuses : ordinairement elles embrassent l'os tout entier. C'est aux extrémités fémoro-tibiales du fémur et du tibia qu'ils sont le plus fréquents. Ils n'ont habituellement pas d'écorce osseuse. Tantôt ils ne contiennent que peu de sels calcaires et ils peuvent être coupés ; tantôt ils doivent être sciés, surtout vers la base. Leur terminaison régulière est l'ossification, rarement le ramollissement. On en observe également la métastase dans les organes internes.

Vlll. — NÉOPLASIE DE TlS8U MUSCULAIRE.

J. Vogel, tœn. hist. pathol., 4845, Taf. IV. — 0. Wcber, m Virch. Arch., 1854, VU, p. 115. — Berl. méd. Cêntralbl., 1863, n- 34. — Virch. Arch., XXXIX, p. 216. — Billroth, m Virch. Arch., 1855, *IH, p. 433; IX, p. 172. — Wittich, Kônigtb. Jb., 1861, HI, p. 49. — Peremeschko, iti Virch. Arch., 1863, XXVII, p. 116. — Colberg, Deutsche KL, 1864, n° 19.— Zenker, Ueb. d. Verfltid. rf. willk. Mtukelnim Typh. abd., 1864, p. 51. — Virchow, Die krkh. Geschw., 1867, 111, 1, H. p. 96. — Neuman, Arch. d. Heilkunde, 1868, IX, p. 364;

La néoplasie de substance musculaire se produit sous forme de régénération, d'hypertrophie et de tumeur de fibres striées ou lisses} et elle est fréquente dans la plupart de ces formes;

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