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I. — Attelles à conteutioii

Les matériaux utilisés pour la fabrication de ces attelles sont extrêmement variés ; on a mis à contribution le bois, le zinc, le treillis ou toile métallique, le fil de fer, l’aluminium qui est flexible et solide, le carton, le cuir, la gutta-percha, la fibre, le feutre plastique, le* plâtre, la paraffine, le celluloïd, le verre, la paille, le rotang, les écorces d’arbres, etc. On peut donc obtenir, suivant les cas, des attelles solides, très résistantes, ou des attelles flexibles, malléables, susceptibles de se mouler sur les contours des membres.

La longueur et la largeur des attelles doivent naturellement être en rapport avec les dimensions du membre auquel on les destine.

Leur forme est aussi fort variable. La plupart des attelles rigides sont plates et droites (fîg. 213) ; en Angleterre, surtout dans l’armée, on s’est servi d’attelles

APPAREILS A FRACTURES

creuses, sortes de demi-gouttières préconisées par Bell (fig. 214). On emploie aussi des attelles coudées (fig. 215), soit sur leurs faces (attelle de Dupuytren pour les fractures du radius) (a), soit sur leurs bords (attelle de Blandin pour la même fracture) (6) , pour maintenir l’extrémité dans une position déterminée. Les attelles destinées à la main présentent une partie élargie ou palette (fig. 216); celles du pied sont coudées à angle droit, la partie verticale prenant le nom de semelle (fig. 217).

Nous devons signaler deux

Fig. 213. — Attelles droites. Fig. 214. — Attelle creuse, de Bell.

appellations appliquées aux attelles suivant leur mode d’emploi. On les dit immédiates quand elles sont disposées directement sur le membre, à nu ; médiates, lorsqu’on les .sépare des téguments par un rembourrage quelconque. Les attelles immédiates sont presque toujours faites avec des substances solidifiables, car elles doivent être modelées exactement sur le membre.

a. PRÉPARATION DES ATTELLES

a. Les attelles en bois se fabriquent avec des essences résistantes, dont la meilleure est le chêne, mais le noyer, le bouleau, le tilleul, le poirier, le sapin, etc., sont aussi utilisés. Leurs extrémités seront arrondies et leurs bords aussi unis que possible, ce qu’on obtient en les sciant

attl:lles a contention dans le sens du fil du bois et en les rabotant soigneuse-

Les attelles en treillis ou toile métallique sont fabn-

Fig. 215. — Attelles coudées {a, sur le plat; 6, sur les bords).

quées avec un réseau à maille de un demi-centimètre à

un centimètre, dont les extrémités des fils sont fixées sur un cadre ou châssis en fil de fer plus gros (fîg. 218) ;

APPAREILS A FRACTURES

Poinsot remplace le châssis en fil de fer par une bordure en cuir. Les fils de la toile seront étamés ou galvanisés pour éviter leur oxydation. U est facile d’improviser avec

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Ïberes.

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Fiÿ. 218. — Altellc en treillis métallique.

des fils de fer télégraphiques des attelles de ce genre, qui rendront de grands services en chirurgie de guerre ; il suffit de constituer préalablement le cadre de l’attelle avec un fil un peu gros et d’y entre-croiser solidement

Fig. 219. — Attelle improvisée en fil de fer (d’après Esmarch).

des fils de dimensions plus faibles (fig. 219). Port a indiqué des procédés particuliers de construction de ces attelles qu’il accouple ensuite de manière à constituer des appareils complets ; nous ne pouvons y insister.

Cramer conseille des attelles en fil de l'er susceptibles de se couder en gouttière et de s’accommoder à la forme des membres

Fig. 220. — Attelle en fil de fer, de Cramer.

(fig. 220) ; deux fils de fer épais, de 0 m. 70 de long, reliés en arc à une de leurs extrémités, marchent parallèlement l’un à l’autre. et sont reliés entre eux par des fils de fer transversaux

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