ATTELLES ARTICULÉES, ACCOUPLÉES, ETC
culées, dites alors brisées ou en pont, en les réunissant par deux arcs métalliques, par exemple celle d’Esmarch pour le coude.
Fig. 222. — Attelle articulée.
Hermant a fait adopter par Tarmée belge une attelle articulée en fer-blanc, assez mince et assez flexible pour s'adapter à la forme de tous les membres.
Elle se compose de trois pièces articulées par de simples rivets, dont les deux principales ont 40 centimètres de longueur sur 1 millimètre d’épaisseur, et la troisième 20 centimètres de longueur avec une largeur de 7 centimètres ; le poids total est de 150 gr. Les extrémités arrondies sont entaillées de petites fentes qui permettent de les replier et de les approprier à la forme des membres (fig. 223).
Fig. 223. — Attelles articulées d’Hermant.
Attelles accouplées. — Ce sont des attelles placées parallèlement entre elles et réunies par des liens quelconques de manière à former une sorte de carapace autour d’un membre.
Les attelles en toile métallique peuvent facilement
APPAREILS A FRACTURES
s’accoupler en les unissant au moyen de cordonnets ou de rubans de fils qui passent dans une ou plusieurs mailles (fig. 224).
Esmarch a accouplé les attelles de bois comme il suit :
Des morceaux de bois mince, flexible, tels que le bois de placage, de 3 centimètres de largeur sur 1 centimètre et demi d’épaisseur, sont disposés parallèlement les uns aux autres, à
Fig. 2^4. — Attelles accouplées en toile nictalli<jue (F, E, D) ; H, application.
3 millimètres de distance, entre deux pièces de coutil ; on les enduit préalablement de silicate de potasse ou de colle forte afin d’assurer leur fixité et leur adhérence au tissu,
Snyder se sert d’attelles de bois de placage en noyer, larges de 2 centimètres à 2 centimètres et demi, épaisses de 3 millimètres, qu’il glisse entre deux pièces de toile et fixe par des points de couture. On peut aussi simplement les coller sur une toile en fort coutil (fig. 225). Ces diverses attelles sont excellentes.
Gooch a employé une variété d’attelles accouplées qu’il nomme attelles fendues. Ce sont des planchettes de bois de sapin d’une épaisseur de 6 millimètres, qu’on entaille au moyen de la scie, sur une de leurs faces, à la
APPAREILS EN ROTANG, DE MOOY
largeur voulue, mais seulement dans une certaine partie de leur épaisseur; la planchette ainsi entaillée est collée sur de la toile ou sur du cuir et réalise un véritable ap-
Fig. 225. — Attelles accouplées, en bois, et collées sur toile’
(d’après Robert).
pareil à attelles multiples duquel se rapprochent les appareils suivants.
Appareils eu rotang, de Mooy (fig. 226 et 227). — Ces appareils adoptés par l’armée néerlandaise et par celle des Indes orientales, sont de véritables appareils à attelles accouplées multiples. Ils sont formés par une série de tiges de rotang, espèce de jonc, soit entières, soit réduites à moitié de leur épaisseur en les fendant dans le sens de leur longueur, de manière que chacune ait 3 à 5 millimètres d’épaisseur et une largeur de 4 à 10 millimètres. Ces tiges sont juxtaposées et réunies entre elles par des ficelles qui les traversent en plusieurs points; leurs extrémités sont garnies et reliées par un liseré de cuir simple ou de ruban de fil. En outre, elles sont renforcées longitudinalement, dans les parties qui doivent correspondre aux faces latérales des membres, par de petites attelles plates en bambou.
Ces appareils sont simples, légers, se moulent facilement sur les membres et peuvent servir non seulement pour le transport, mais aussi pour la plus grande partie du traitement des fractures
APPAREILS A FRACTURES
Fig. 226. — Appareil en rotang de Mooy pour fraclure de la partie inférieure de la Jambe (vu de face).
Fig. 227.— Appareil de Mooy pour la jambe. — 1. Face extérieure de l’appareil. — 2. Appareil appliqué.