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INSTALLATION D’UNE GOUTTIÈRE

de ce taffetas sont ensuite repliés extérieurement audessus de ceux de la gouttière, et fixés de distance en distance au moyen de bouts de fils, de rubans ou d’épingles, en ayant soin, si besoin est, d’y ménager des intervalles destinés à la fixation de lacs qui permettront de rapprocher l’im de l’autre les bords de la gouttière pour maintenir le membre plus solidement. Si la gouttière est à larges mailles, on étend préalablement sur elle un grand linge en toile ordinaire avant d’appliquer la ouate.

On évitera de piquer la ouate en forme de matelas; cette opération est inutile et fait perdre à la substance une partie de son élasticité.

Ainsi préparée, la gouttière est glissée sous le membre, qui y est installé avec précaution; on achève de garnir de coton les points où l’épaisseur en est insuffisante; pour le membre inférieur, on dispose un tampon épais au niveau du tendon d’Achille, un peu au-dessus du talon, afin d’éviter l’apparition de douleurs fort pénibles. On assujettit ensuite l’appareil au membre au moyen de lacs qu’on a fixés sur les bords. Pour une gouttière de jambe, le pied est fixé à la semelle par un croisé fait avec une bande.

On peut en campagne, 'improviser une gouttière avec des fils de télégraphe, comme nous l’avons dit pour les attelles : un fil fort forme cadre et sur lui on croise une série de fils en divers sens, ou bien encore on dispose un nombre suffisant de fils parallèles entre eux et on les réunit par d’autres fils transversaux. La mousse, les feuilles sèches, la paille, etc., donneront un matelassage suffisant.

1® Gouttière de Bonnet (de Lyon) (fig. 235). — Elle est destinée à immobiliser simultanément les deux membres inférieurs, le bassin et une partie du tronc. Les deux gouttières, isolées entre elles, qui contiennent les membres, se continuent directement avec le segment qui embrasse le bassin et le tronc, segment percé d’une ouverture au niveau du périnée pour permettre la défécation. Au bout inférieur se trouve un appareil à poulie pour le cas où l’extension continue est jugée nécessaire, la contre-extension étant faite par le poids du tronc lui-

APPAREILS A FRACTURES

même. En outre, comme l’indique la figure 235, au moyen d’un système fort simple d’attaches, on peut

Fig. 235. — Grande goultière de Bonnet.

facilement soulever le malade pour les soins de propreté et pour refaire sa couche. |

Cet appareil, employé surtout pour les affections chroniques ) de la hanche, peut aussi servir pour le traitement des fractures [ de cuisse et même de la colonne vertébrale. Richet a fait cons- j truire pour les fractures de la partie supérieure du fémur une j gouttière du même genre, laissant libre le membre sain. |

Nous ne ferons que mentionner la gouttière, ou appareil brancard, de Palasciano, modifiée par Beau et ne différant en somme | de celle de Bonnet que par les articulations établies au niveau de la hanche et du genou.

2^ Goultière de [Nicaise. — La figure 236 nous dispense d’entrer dans de longs détails. Cette gouttière, constituée par un cadre en fer résistant, est garnie de coussins isolés (C. G’), fixés par des courroies sur le cadre

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