‹ Nouveaux éléments de petite chirurgieChapitre 121 sur 331 · POIDS · texte numérisé non relu

POIDS

, du mètre carré.

4 kg. 600

2 kg. 900

5 kg. 500

3 kg. 450

6 kg. 500

4 kg. 050

7 kg. 500

4 kg. 650

8 kg. 500

5 kg. 030

Les numéros les plus convenables pour les divers segments i de membre sont :

Le 10 ou 11 pour le bras et le coude ;

Le 11 ou 12 pour la jambe et la cuisse : .

Le 12 pour l’avant-bras ;

Le 13 pour la rotule.

Avec le n° 10 ou mieux le 11, on peut fabriquer des i appareils parfaitement suffisants pour tous les besoins. ] Pour préparer ces appareils, il faut tailler préalable- i ment des patrons ou modèles en papier un peu fort; on i trace sur le papier un parallélogramme qu’on divise \ ensuite par deux lignes, l’une verticale, l’autre horizontale, le partageant en quatre parties égales. Puis on marque au crayon, dans ce cadre, la forme à donner à l’appareil, i et on découpe le zinc avec des ciseaux. Ce modèle étant disposé sur la feuille de zinc choisie, on en délimite les contours avec un poinçon, la pointe d’un couteau, etc., et on découpe alors le zinc avec de forts ciseaux ou de petites cisailles. Pour couper facilement la feuille métallique, il faut soulever un des bords de la section tandis I qu’un aide abaisse l’autre ; en agissant ainsi, des ciseaux de trousse peuvent servir à la rigueur. Avec une lime ou avec le dos des ciseaux, on régularise les mâchures iné-

Ain\\REILS EN ZINC LAMINÉ

vitables de la section. Avec une scie on peut découper 40 à 50 feuilles de zinc à la fois.

L’appareil obtenu, on le façonne en gouttière sur- le dossier d’une chaise; un appareil préparé pour un membre droit peut servir pour le gauche en le recourbant en sens inverse, de manière que la face destinée à être intérieure pour le membre droit, par exemple, devienne extérieure pour le gauche.

Avant de l’appliquer, il faut le garnir d’une couche de ouate et envelopper le membre de bandelettes de Scultet, afin que la pression exercée soit régulière et élastique. On maintient ensuite l’appareil en place, soit au moyen de lacs qui l’entourent complètement, soit avec des cordonnets passant dans des trous percés sur les bords des valves. Nous renvoyons aux chapitres concernant les Fractures, en particulier pour la description exacte des appareils et de leur mode d’application.

A défaut de zinc, on utilisera le fer-blanc, la tôle, les débris de toitures, de gouttières, de boîtes de conserves, etc.

M. Delorme, s’inspirant des appareils de Mooy, a modifié les appareils de M. Raoul-Deslongchamps de manière à les rendre plus aptes au traitement des lésions articulaires. Les modèles sont étroits au niveau des articulations, et la gouttière présente, de distance en distance, une série de boutonnières destinées au passage des lacs fixateurs. (Voy. Fract. du fémur et Lésions du coude.)

En Allemagne, Schôn et Weissbach ont aussi employé le zinc pour la confection d’appareils à fractures absolument calqués sur le modèle de ceux de Champenois et de Raoult-Deslongchamps ; toutefois le bord supérieur de l’appareil a été subdivisé en un nombré plus considérable de languettes pour qu’il se modèlo mieux sur la racine des membres. Ils ont cherché à rendre transportables les grands appareils pour cuisse en les divisant en une partie jambière et une partie crurale qui s’unissent ensuite très solidement l’une à l’autre par de petites charnières établies avec une languette de zinc. (Voy. Fractures de cuisse.)

Port a fabriqué des appareils grillagés en zinc, à deux valves, avec de simples lamelles ou attelles de zinc s’en-

APPAREILS A FRACTURES

trecroisant longitudinalement et transversalement et réunies les unes aux autres au moyen de bandelettes de même métal et de clous rivés. La figure 242 donne une idée suffisante de ce genre d'improvisation sans qu’il soit nécessaire d’insister. On les garnit d’une natte de paille avant de les appliquer.

Critique. — Les appareils en zinc de M. Raoult-Deslongchamps constituent un réel progrès dans le traitement des fractures, mais l’em ploi des gouttières plâtrées d’IIergott a empêché leur généralisation dans la pratique chirurgicale.

Comme appareils de transport, ils sont supérieurs à tous les autres ; en outre, grâce à leur forme, ils permettent avec la plus grande facilité le traitement antiseptique des fractures compliquées, tout en donnant une immobilisation suftisante.

3^ Appareils en métal déployé [expanted mêlai, streekmetall). — Sous ce nom, on désigne la tôle estampée, grillagée (fig. 243), qui est employée depuis quelques années dans les constructions dites en plâtre et en ciment armé. Hübscher [Centralbl. f. chir., 1900, p. 233), a proposé de s’en servir pour la fabrication d’appareils de nécessité, ou improvisés, particulièrement en chirurgie d’armée, soit comme attelle ou appareil modelé, soit associé au plâtre. On peut tailler les pièces de ce réseau métallique comme on le désire, de la même manière que la toile métallique ; leur flexibilité leur permet de s’adapter â toutes les parties du corps. En l’associant au plâtre, on obtient des appareils, d’une rigidité exception-

Fig. 242. — Appareil grillagé (le Port pour la jambe et la cuisse (côté droit).

APPAREILS ËN CARTON

nelle (voir appareils plâtrés). Le meilleur de ces réseaux est celui avec mailles de six millim. et de un centim.

§ II. — Deuxième variété.

Appareils modelés en carton

A. Paré est un des premiers chirurgiens qui ait conseillé l’emploi du carton pour la contention des fractures ; J.-L. Petit recommande de le mouiller préalablement afin de permettre une adaptation plus facile, et, un peu plus tard, Wisemann (1735) et Sharp (1739) en firent souvent usage. Seutin (1831) et Burg-

Fig. 243. — Métal déployé ou tôle grillagée.

Fig. 244. — Appareil eu métal déployé ou tôle grillagée (^d'après Hübscher).

græve s’en servirent sous forme d’attelles de renforcement pour leurs appareils amidonnés. Mais, en réalité, c’est Sommé (d’Amiens) (1847) et Merchie (1848) qui constituèrent, les premiers, des appareils à fractures faits de toutes pièces avec le carton.

Les appareils en carton rentrent dans la catégorie des appareils dit modelés. On peut soit les préparer extemporanément au moment de s’en servir, soit les modeler d’avance comme Merchie, afin d’en constituer un approvisionnement de réserve pour les armées et les hôpitaux. On fait, avec le carton, des attelles, des gouttières ou des appareils complètement enveloppants.

Le meilleur carton est celui qui est fabriqué avec de vieux chiffons; le carton de paille et celui de bois se déchirent trop facilement, sont plus poreux et moins

PETITE cHiuuRGiE, 6® édit.

APPAREILS A FRACTURES

solides. Cependant, de Saint-Germain a recommandé pour la chirurgie des enfants, le carton-paille qu’on trouve chez tous les relieurs. Avec le carton d’almanach, on fabrique d’excellentes attelles pour les fractures de bras et d’avant-bras; le carton collé et chloré ne vaut rien. L’épaisseur du carton doit être de 1 millim. et demi à 4millim.; pour les enfants, on choisira les feuilles de 1 millim. et demi à 3 millim., et, pour les adultes, de 3 à 4 millimètres.

Pour préparer les appareils, on peut, Soit déchirer simplement le carton avec les doigts, soit le couper avec un couteau ou un tranchet; cette dernière manière de faire donne à l’attelle des bords trop tranchants; il faut alors, suivant le conseil de Merchie, le couper obliquement aux dépens de sa face externe, afin de lui donner la souplesse nécessaire au modelage. Les pièces de carton, une fois taillées d’après le modèle voulu, seront plongéés pendant | une ou deux minutes, avant de les utiliser, dans de l’eau j contenue dans un vase assez grand pour qu’elles ne se courbent et ne se replient pas; pour certains cartons poreux, il suffit de les mouiller à leur surface avec une éponge. Le membre étant préalablement garni d’un bandage roulé ou d’une couche de ouate épaisse surtout sur les saillies, on applique sur lui le carton mouillé qu’on incise convenablement au niveau des articulations ; on le j modèle par la pression des mains et on le fixe ensuite avec une bande de tarlatane. 11 se dessèche et redevient suffisamment solide en trente-six heures au plus; il durcit moins vite si on emploie une bande de toile pour le fixer, car elle retarde l’évaporation de l’eau.

Dans le traitement des fractures compliquées, il est fort utile de rendre l’appareil imperméable; pour cela, une fois sec, on le retire et on colle des bandes de papier sur les incisions qui ont été faites pour faciliter le modelage, puis on le vernit avec de la solution alcoolique de gomme laque (1 partie de laque pour 2 d’alcool), ou bien, comme l’a conseillé de Saint-Germain, on se l contente de le recouvrir de papier glycériné ou de gutta- i percha laminée. |

Les attelles de carton sont excellentes pour le traite- h ment des fractures chez les enfants; chez les adultes, !•

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