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APPAREILS EN CARTON

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elles sont très appropriées à la contention des fractures de l’humérus, des os de la main et du pied.

1® Attelles de Sommé (fig. 245). — Pour les membres inférieurs particulièrement, Sommé taillait deux attelles assez larges chacune pour entourer la moitié latérale du pied (a) et de la jambe (6), sans cependant se toucher par les bords, ni en avant, ni en arrière; chaque partie inférieure a, coudée à angle droit, doit pouvoir couvrir de chaque côté la moitié du dos et de la plante du pied en les contournant sur ses bords.

2® Appareils modelés {ou coques) de Merchie. — La préparation des appareils de Merchie est fort longue et assez compliquée.

Il faut d’abord préparer un patron cpi’on obtient en appliquant un bandage roulé amidonné, composé de deux couches de bandes, sur les membres d'un homme de taille proportionnée à la dimension projetée de l’appareil ; Merchie pre- Fig. 245. — Attelle en liait ses patrons sur des individus de carton pour la jambe, différentes grandeurs pour avoir des

approvisionnements répondant à la majorité des cas. Üne fois ce bandage sec, on l’incise d’un bout à l’autre sur la face antérieure, on écarte les valves, on le retire, et, après l’avoir ramolli avec une éponge mouillée, on l’étale horizontalement sur une feuille de papier sur laquelle on en dessine les contours. Gomme chaque pièce ainsi préparée serait trop grande pour être modelée convenablement, Merchie a été obligé de la diviser longitudinalement et aussi transversalement en plusieurs segments ou attelles dont la réunion sur le membre reproduira la cuirasse entière. Avec du carton n» 9 pour le membre supérieur et 11° 7 pour le membre inférieur, on taille, au moyen d’un tranchet, des valves conformes au patron en papier.

Pour modeler ensuite ces valves, après les avoir préalablement mouillées, on les applique avec soin et à nu sur le membre correspondant d’un sujet de même taille que le précédent et on les fixe. Elles sont retirées au bout d’une heure d’immobilité dans la position donnée au membre au moment de l’application, en prenant soin de ne pas les déformer, et on les supend à l’air

APPAREILS A FRACTURES

libre dans un endroit sec pour amener leur dessiccation, qui !i demande environ 24 heures. Une fois sèches, elles seront imper- !■ méabilisées soit avec du vernis copal ou à la gomme laque, soit, i comme Merchie l’a proposé, avec une solution de gutta-percha 1 dans l’éther. i

Pour confectionner et modeler ces appareils, il est plus simple ; de se servir de membres modelés en plâtre, bois, etc. ;

Laforgue a jadis proposé des appareils du même genre ; il ! fabriquait lui-même son cartonnage sur un moule en bois ou en ' plâtre avec du papier à fdtrer gris, du calicot fin et de la colle de pâte.

L’application de ces appareils est fort simple : la fracture étant réduite et maintenue par des aides, on enveloppe le membre de feuilles de ouate taillées comme les bandelettes de Scultet, mais plus larges, qu’on peut assujettir par un bandage roulé; on place ensuite les attelles choisies d’après les dimensions du sujet et on les fixe avec une bande ou des lacs.

Dans le cas de fracture exposée, on taille à volonté des fenêtres dans les points nécessaires.

Appréciation. — Ces appareils sont excellents pour le traitement des fractures exposées et même pour le transport, mais ils ont un grand défaut, c’est leur fragilité.

I III. — Troisième variété : Appareils en gutta-percha

La gutta-percha, découverte en 1843 par Montgommerie et employée pour la première fois en 1846 par Oxley (de Singapore) , dans le traitement des fractures, s’extrait de Y Isonandra-gutta ; '

elle est grisâtre lorsqu’elle a été purifiée par l’eau chaude, solide dure, coriace à la température ordinaire ; à 50» C. elle devient flexible, se ramollit et devient malléable de 65 à 70», pour reprendre en 10 à 20 minutes sa dureté primitive par le refroidissement. Elle est soluble dans le sulfure de carbone, le chloroforme, l’huile de goudron de houille, la térébenthine chaude.

En la chauffant à 120» avec le caoutchouc, on obtient une matière élastique, imperméable, insoluble dans l’eau, qui est utilisée dans la fabrication d’un certain nombre d’appareils chirurgicaux (pessaires, etc., etc.,). Lorsqu’elle a été longtemps exposée à f air, elle s’oxyde peu à peu et brunit fortement, perd de sa consistance et de sa flexibilité et devient cassante ; il faut donc la conserver dans un endroit humide.

Ed. Hœckel et Schlagdenhauffen ont expérimenté une gutta-

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