APPAREIL INAMOVIBLE
la matière soliclifiable la plus employée jusqu'à rintroclucfion de l’amidon.
Larrey, qui recherchait noii seulement l’inamovibilité de l’appareil, mais aussi l’occlusion de la plaie, imprégnait les pièces du bandage avec une mixture d’alcool camphré, d'extrait de Saturne et de blancs d’œufs battus dans l’eau.
Toutes ces substances furent délaissées lorsque Seutin proposa son bandage amidonné en 1834. Depuis cette époque, on a introduit successivement dans la pratique chirurgicale la dextrine, le silicate de potasse et enfin le plâtre. Aujourd’hui ces deux dernières substances sont seules d’emploi général.
Application cTiin appareil inamovible sur les membres inférieurs. — Avant de passer à l’étude détaillée des appareils solidifiables, il est nécessaire de donner quelques indications générales sur les précautions à prendre lorsqu’on doit les appliquer sur tout un membre inférieur. Dans ces cas, en effet, pour faciliter leur application régulière et ne pas entraver l’action du chirurgien et de ses aides, il s’agit de disposer le blessé de telle manière que le membre et le bassin soient absolument libres, éloignés du plan du lit et accessibles sur toutes leurs faces.
Une des façons les plus Fig. 246. — Pelvi-support de Cusco. simples d’obtenir ce résultat‘est de disposer le malade de telle sorte que son siège, placé au bord du lit ou d’une table, soit surélevé au-dessus de celle-ci au moyen d’une cuvette renversée, à fond étroit, ou d’un petit bloc de bois. On a inventé, dans le même but, des appareils fort ingénieux qui sont extrêmement utiles lorsqu’on doit faire pratiquer l’extension et la contre-extension pendant l’application du bandage. Un des plus connus en France est le pelvi-support de Cusco (fig. 246) ; la région coccygienne doit porter sur
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l’anneau horizontal; la corde fixatrice s’attache à l’anneau
du plateau ; la tige verticale appuyée contre le périnée empêche le membre d’ètre entraîné pendant l’extension. Ollier se sert pour panser les réséqués de la hanche d’un appareil auquel il a donné le nom de pelvi-cervico-support et qui soutient à la fois le bassin, le dos et la tète (fig. 247). En Allemagne on se sert des appareils de Volkmann, Esmarck, von Bruns, qui se vissent sur le bord de la table (fig. 248) ; Lucke, Heine, Passelczar, Billroth, ont inventé de véritables tables-supports fort compliquées.
I I. — Première variété :
Appareils amidonnés
Seutin, l'inventeur de ces appareils, se servait de colle d'amidon de bandes de toile et d’attelles de renforcement en carton. En incisant ses appareils une fois secs, de manière qu'on pùt les ouvrir et les fermer à volonté, il créa la méthode amovo - ïnamomble. Plus tard Burggræve interposa entre le
Fig. 248. — Pelvisupport, de Bruns.