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C. Appareils a bandes ou enveloppants

Les appareils faits avec des bandes imprégnées de bouillie plâtrée sont très rarement employés, en raison des difficultés de leur préparation. Il faut en effet, si l’on se sert de bandes de toile, les dérouler et les rouler dans la bouillie plâtrée, ce qui demande une manipulation assez longue et s’accordant peu avec la rapidité de solidification du plâtre. On peut cependant parvenir â imprégner suffisamment les bandes de tarlatane larges de 10 à 15 centimètres, et longues seulement de 6 mètres, en les trempant pendant deux â trois minutes dans de la bouillie plâtrée assez claire, ensuite on les exprime légèrement pour achever leur imprégnation et chasser l’excédent de liquide et on les applique sur le tronc ou le membre préalablement enveloppé d’une bande de flanelle. Les tours de bande plâtrée ne seront pas serrés et se recouvriront aux deux tiers, sans faire de renversés, la pression de la main suffisant en général à modeler le tissu sur les saillies et dépressions; si, le membre étant trop conique, un changement de direction devient nécessaire, on coupe la bande pour la conduire ensuite convenablement autour de la région. Six à huit couches de bandes de tarlatane superposées donnent un appareil solide. On termine en lissant la face externe du bandage comme pour les attelles et gouttières.

APPAREILS A FRACTURES

Appréciation. — Ces appareils enveloppants ne conviennent que pour immobiliser des membres qui ne sont pas atteints de fracture récente ou ne présentent pas de gonflement inflammatoire ; on les utilise aussi pour Tapplication des corsets orthopédiques suivant la méthode de Sayre.

II, — Appareils faits avec des liages préalablement chargés de plâtre en pondre.

Cette méthode a été préconisée par Mathijssen (1832) et Van de ; Loo (1833-63), qui, au moyen de bandes et de bandelettes chargées de plâtre sec et mouillées au moment de s’en servir, cons- , truisaient des appareils enveloppants inamovibles ou amovo- i

inamovibles à valves. Leurs appareils à bandelettes, sortes de '

Scultet, d’une application longue et compliquée, sont tombés en désuétude ; seuls les appareils à bandes sont restés dans la pratique, et les Allemands, dans leurs diverses guerres, s’en ■ sont beaucoup servis, en raison de la facilité de préparer d’avance des approvisionnements de bandes plâtrées et de la rapidité de leur application. Cette méthode est inférieure à celle du plâtre gâché et ne doit être employée qu’à titre exceptionnel.

Les linges de toile usée et la tarlatane à mailles serrées sont les tissus qui conviennent le mieux. Van de Loo étalait ses bandes sur une table et y répandait une quantité suffisante de plâtre en poudre, bien sec, qu’il faisait pénétrer en frottant à pleines mains; il retournait ensuite la pièce sur l’autre face et agissait de même; la bande une fois imprégnée, il la roulait sur la table et !) l’enfermait dans une boîte avec une certaine quantité ^ de plâtre sec. Cette opération est fort longue, aussi a-ton construit, pour arriver rapidement au même résultat, des appareils parmi lesquels nous citerons celui de von Bruns, très compliqué, et celui de Wywodzoff; dans ' l’appareil de ce dernier chirurgien, la bande, avant de s’enrouler sur un treuil, traverse une couche de plâtre | sec placé dans une caisse (fig. 253). '

Esmarch conseille de faire passer les bandes au travers de deux fentes horizontales superposées, découpées dans une planchette placée de champ; contre cette planchette est amassé du plâtre pulvérisé au milieu duquel la bande est roulée à la main (fig. 254) ; à la rigueur on I

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