DE LA SUSPENSION
il est impossible de conserver le nom d’hyponarlhécie comme synonyme de suspension, sous peine de le détourner de son étymologie primitive, car la suspension s'opère soit avec les appareils contentifs ordinaires placés sous le membre, soit au moyen d’attelles spéciales placées sur le membre ou épinarlhécie. Nous avons du reste fait remarquer que beaucoup de ces appareils servent en même temps à la contention et parfois à l’extension.
Ces appareils sont fort nombreux ; nous en avons conservé un certain nombre qui nous ont semblé fort utiles et seront décrits aux différents articles consacrés à chaque fracture en particulier. Il est cependant certains procédés de suspension applicables d’une manière générale qui doivent trouver ici leur place.
1*^ Appareil de Sauter, — Cet appareil, dans sa plus grande simplicité, se compose d’une planchette ayant la
forme d’un carré long, percée d’un trou à chacun de ses angles pour le passage des lacs suspenseurs, qui sont réunis ensemble et passés dans une anse de corde aboutissant à une poulie portée par un poteau ou suspendue à un anneau fixé au ciel de lit ou au plafond de la chambre (fig. 263). Le membre à nu ou enveloppé d’un appareil contentif sera placé sur la planchette matelassée d’uij grand coussin de balle d’avoine qu’on excavera en goût-
APPAREILS A FRACTURES
tière pour Tempêcher de tourner à droite ou à gauche.
Mayor, dont l’appareil à suspension est calqué sur celui de Sauter, a proposé au lieu d’une planchétte un cadre en fil de fer coudé au niveau du genou. Il a conseillé un mode j
Fig. 264, — Appareil à suspension de May or.
d’attache des lacs supenseurs, indiqué dans la figure 264, pour le cas où l’on n’aurait pas de poulie : on fait une anse I fixe à la partie moyenne de la corde d’attache, dans I laquelle on passe l’extrémité libre de cette même corde, après qu’elle a embrassé les anses des lacs fixés à la | planchette. ^
Il est facile de suspendre d’une manière analogue une gouttière en toile métallique. Ces procédés sont surtout ; applicables aux membres inférieurs ; pour les supérieurs | la suspension se fait en plaçant un lacs simple à l’extrémité palmaire de l’appareil (voy. Frac, du m. sup.).
2° Les gouttières et les appareils en zinc, en carton, les appareils plâtrés, peuvent être suspendus d’une manière fort simple : on place au-dessus du membre malade un