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EXTENSION CONTINUE

Changy a été préconisé par M. Régnier (Soc. chir., 1898).

Quant à la contre-extension, pour les membres inférieurs, elle se fait soit par le poids du corps, en enlevant les oreillers et les traversins ou en élevant le pied du lit avec quelques briques, soit au moyen d’un tube en caoutchouc matelassé de coton à sa partie moyenne, qui forme une anse sous le périnée eU dont les chefs vont se fixer au sommet du lit. On utilise aussi une alèze pliée en cravate et disposée, comme l’a indiqué Hennequin, de manière à embrasser par son anse la partie postéro-supérieure de la cuisse, où elle prend point d’appui sur l’ischion, tandis que les chefs, ramenés en avant, sont conduits parallèlement au plan du corps et vont se fixer aux montants supérieurs du lit; on évite ainsi la compression du périnée et des vaisseaux fémoraux.

Il est utile dans certains cas d’apporter quelques modifications à la manière de fabriquer l’anse à extension. Chez certaines personnes, la peau délicate ne supporte pas le diachylon, aussi E. Bœckel conseille-t-il d’appliquer le diachylon sur les téguments, du côté de la toile, la face emplastique étant extérieure, et de le fixer par une bande de flanelle. Volkmann, dans ces cas, place d’abord un simple bandage roulé en flanelle sur lequel il coud ensuite, latéralement, les chefs d’une anse en fort ruban de fil.

Romanin (de Trieste) remplace le sparadrap par du collodion riciné : il fixe une double bande de mousseline le long du membre avec le collodion, et la maintient ensuite par quelques circulaires ; ce moyen est surtout bon dans les fractures du tiers inférieur de la jambe pour lesquelles l’anse de diachylon est difficilement applicable.

On s’est aussi servi de. guêtres en cuir ou en bandes plâtrées, silicatées, etc., mais elles sont difficiles à supporter au delà de 3 à 4 kilogr. de traction.

Ces procédés d’extension ont été appliqués avec des résultats excellents au traitement des fractures et de certaines arthrites ; pour les fractures de la cuisse, ils constituent la méthode de choix.

Modifications apportées par Bardenheuer à la méthode d'extension par les poids et le diachylon. — Bardenheuer a apporté les deux modifications essentielles suivantes :

APPAREILS A FRACTURES

Il a démontré que l’action de l’extension n’est pas affaiblie, mais est au contraire renforcée lorsque les bandelettes à extension remontent au-dessus du siège de la fracture. Dans les fractures malléolaires, dans les fractures en bec de flûte de la jambe, l’extension longitudinale remonte jusqu’au milieu de la cuisse, dans les fractures de cuisse jusqu’à hauteur du grand trochanter.

2*^ Il a introduit les tractions transversales par les poids | qui viennent renforcer l’action coaptatrice insuffisante 1 des poids de la traction longitudinale. Ces tractions sont ; disposées suivant la déviation des fragments et à l’aide ' d’anses de diachylon dont les extrémités réunies donnent | attache à une ficelle qui porte le poids. Si la pointe d’un ' fragment glisse d’un côté, on l’attire vers l’autre côté par une traction transversale ; si la pointe glisse en bas, ' on place une traction permanente transversale et verti- i cale vers le haut à l’aide d’une potence, et vice versa si la pointe glisse en haut ; si un fragment se met en rotation, ; on l’attire en rotation inverse par une bandelette de diachylon agissant tangentiellement.

On préférera le diachylon (ou emplâtre adhésif) fait j avec de la toile à voiles, solide et caoutchouté.

La moyenne des poids à traction longitudinale est de ' 7 à 8 kilos, celle des poids pour la traction transversale, de 2 à 4 kilos.

Les bandes de diachylon auront 6 centimètres de largeur pour les tractions longitudinales et transversales.

Il y a lieu de remarquer que Baudens avait appliqua , t il y a longtemps, dans la boîte qui porte son nom, le 3 principe des tractions transversales pour s’opposer aux déplacements latéraux des fragments.

I IL — De la suspexsiox daxs les fractures

A une époque rapprochée de la nôtre, les appareils à suspension faisaient partie de la grande classe de Vhyponartiiécie • (uTTo, sous, vàp0Y]^, attelles) ; sous le nom d’appareils hyponarthéciques, Malgaigne et Follin ont décrit tous les appareils qui enveloppent la face postérieure d’un membre : boites, goût- • hères, plans inclinés, hamacs, etc. Spillmann n’a regardé comme hyponarthéciques que les appareils à suspension. Actuellement 1

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