GALVANO-CAUSTIQUE CHIMIQUE; ELEGTROLYSE
3® Excitateurs. Instruments. — Les réophores varient de forme suivant le but auquel ils sont destinés (urètre, vag’in, peau, fosses nasales, tumeurs, anévrismes, etc.). Lorsqu’on veut se borner à l’action électrolytique pure, c’est-à-dire éviter l’action chimique du courant pour ne conserver que l’ébranlement moléculaire électrique, on
Fig. 416. — Aiguille à galvano-puncture de Dujardiu-Beaumetz. ,
Fig. 417. — Enfonceaiguille de Dujardiu- Beaumetz.
Fig. 418. — Tire-aiguille de Dujardiu-Beaumetz.
emploiera de préférence les électrodes en charbon de Tripier; on pourra aussi se servir d’une plaque métallique en étain recouverte d’une Couche mince d’ainadou et d’une couche de peau de chamois bien imprégnées de liquide. Apostoli a proposé la terre glaise pour l’électrode qui s’applique sur l’abdomen lorsqu’on opère sur l’utérus.
Les électrodes destinés à la galvano-caustique chimique sont constitués par des aiguilles métalliques très fines en platine, en or ou fer doux, enduites d’un vernis isolant, afin de préserver les parties sur lesquelles on ne veut pas agir; comme ce vernis s’écaille facilement, G. Baij préfère
OPÉRATIONS DE PETITE CHIRURGIE
un revêtement fait d’une mince couche de verre. Le nombre des aiguilles à employer dépend du volume de la tumeur. On peut utiliser les aiguilles à coudre ordinaires.
A. Tripier, pour pratiquer la cautérisation tubulaire, destinée à pénétrer dans les cavités des kystes, abcès, etc., employait des trocarts de calibres divers, dans la canule desquels était introduit un mandrin plein relié au pôle négatif.
Dujardin-Beaumetz et Huchard ont recommandé le traitement des anévrismes de l’aorte d’après la méthode de Giniselli par la galvano-puncture. On emploie de préférence des aiguilles en platine soigneusement isolées, de 65 millimètres de long et de 5 à 7 dixièmes de millimètre de diamètre (fig. 416). Deux aiguilles dénudées d’un centimètre à la pointe sont introduites dans l’anévrisme, à l’aide d’un enfonce-aiguilles (fig- 417), perpendiculairement et sans contact entre elles, et on les relie, par des fils très fins, chacune à l’un des pôles de la batterie. Celte application bipolaire est conseillée par Huchard et Larat comme donnant sans douleur un caillot plus volumineux; en employant ainsi simultanément une aiguille positive et une aiguille négative, 15 à 20 milliampères suffisent avec une durée d’application de 10 à 12 minutes; le courant est augmenté graduellement jusqu’à 15 ou 20 milliampères, mais s’il y a douleur marquée et persistante, on le ramène à 10 milliampères. Les aiguilles sont retirées à l’aide d’un tire-aiguilles (fig. 418). Une séance tous les huit jours.
I V. — Acupuncture, électro-puncture
L’acupuncture est une petite opération qui consiste à enfoncer profondément dans les tissus une aiguille extrêmement fine (fig. 419). Cette méthode, très répandue en Chine et au Japon, est fort peu employée en France, car elle fournit des résultats pratiques plus que médiocres.
Sédillot a recommandé l’emploi d’aiguilles de 2 à 8 centimètres de longueur, bien trempées, assez flexibles, en or, en acier recuit, en platine ou en fer. On les enfonce ; P soit par simple pression continue; 2^^ soit mieux en tendant la peau et en agissant par pression et rotation combinées; 3*^ soit, quelquefois, par percussion avec un petit maillet. Il faut avoir soin d’éviter les vaisseaux et les