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côté du trocart et on aspire la solution ; ensuite, on ferme le robinet du côté du tube plongeant dans la solution, on ouvre celui du trocart et on refoule le liquide médicamenteux.dans la cavité.

2® Aspirateur de Potaiu. — Cet appareil est une modification des aspirateurs de Gastiaux et de Béhier ; il présente une pompe aspirante et foulante avec laquelle on

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fait le vide dans un flacon quelconque obturé par un bouchon de caoutchouc à deux robinets, un pour le trocart, un pour la pompe (fig. 436). Les deux figures de l’appareil construit par M. Galante (fig. 437 et 458) nous

dispensent d’une longue description ; dans ce modèle l’embout terminal A de la seringue sert à faire l’aspiration, et l’embout latéral B à l’injection, tandis que dans les modèles Mathieu et Collin, c’est l’inverse.

Pour se servir de l’appareil comme aspirateur, on le dispose suivant la manière indiquée figure 437 ; avant

PONCTION ASPIRÂTRICE

d’adapter sur le récipient choisi le bouchon en caoutchouc à deux tubulures, on doit retirer le tube en caoutchouc ajusté à son extrémité inférieure. Fermant le robinet du bouchon qui correspond au tube du trocart et ouvrant celui du côté de la pompe, on fait le vide dans la bouteille par des 'mouvements réitérés de va-et-vient du piston de la pompe, puis on ferme son robinet. Le trocart, muni d’un petit ajutage dont le robinet est fermé, est alors enfoncé dans la cavité ; dès qu’il a pénétré, on fixe l’extrémité libre du tube en caoutchouc à index en verre sur l’embout latéral de son ajutage, on retire ensuite le poinçon qui présente vers son extrémité un renflement destiné à déterminer son arrêt dès que, dans son mouvement de glissement dans la canule, il a dépassé le robinet de l’ajutage : on est ainsi assuré contre l’introduction de l’air. A ce moment, on ouvre le robinet de l’ajutage et celui situé sur le tube correspondant du bouchon, et l’on voit aussitôt le liquide arriver dans le récipient.

Pour faire suivre l’aspiration d’une injection, on dispose l’appareil comme dans la figure 4o8, après avoir replacé sur l’embout inférieur du bouchon le tube qui doit plonger dans le liquide versé dans le récipient. On ouvre alors les deux robinets du bouchon, et au moyen de la pompe, sur l’ajutage latéral de laquelle est fixé le tube en tissu, on refoule de l’air qui, pénétrant dans le récipient, comprime le liquide et le chasse vers la cavité. Nous avons dit que l’injection pratiquée avec cet appareil fait courir le risque d’introduire de l’air dans la cavité.

.3^ Siphon on aspirateur hydraiiliqne de Taehard. —

Ce siphon, dans son plus grand état de simplicité, a été inventé par M. ïachard en 1874 : il se compose (fig. 439) d’un tube en caoutchouc de 1“,20 de long et du diamètre de ceux en usage pour les irrigateurs ; à l’une de ses extrémités, on adapte un robinet ordinaire, à l’autre on place sur un ajutage en verre un second robinet muni d’une canule tranchante. Remplir alors d’eau tout l’appareil, chasser exactement l’âir qu’il contient, ponctionner et, pour produire l’écoulement régulier, ouvrir simultanément les deux robinets. 11 est absolument nécessaire

OPÉRATIONS DE PETITE CHIRURGIE

que le robinet inférieur plonge dans un vase plein d’eau, afin d’éviter la pénétration de l’air.

Cet appareil, dit l’auteur, peut encore être simplifié, car il suffirait, pour le faire, de deux presse-artères, d’un

Fig. 459. — Aspirateur de Tachard.

tube en caoutchouc et d’une aiguille tubulée solidement fixée sur un tube.

En 1876, M. Tachard a fait construire par M. Galante, un appareil basé sur le même principe, pouvant servir au lavage après ponction, mais plus compliqué et d’une stérilisation difficile.

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