PONCTION LOMBAIRE
La plupart des ponctions exploratrices dirigées contre des collections liquides s’exécutent à l’aide d’une des aiguilles tubulées d’un appareil aspirateur, et on procède comme si l’on voulait faire une ponction évacuatrice ; on se reportera donc au paragraphe précédent.
Lorsqu’on veut retirer un petit fragment d’une tumeur solide, on peut se servir à la rigueur de l’aiguille creuse de Dieulafoy ; mais il est préférable de recourir à des trocarts spéciaux, parmi lesquels nous signalerons : le kélectome de Küss, composé d’une tige à extrémité en forme de harpon ; 2*^ l’instrument de Middeldorpf, constitué par une tige glissant dans une canule et portant à son extrémité une petite pince à mors creux qui s’écartent à volonté en les faisant jouer dans la canule ; cet auteur a aussi réuni en un seul instrument le sien, celui de Küss et celui de Bouisson ; 3<>le trocart explorateur de Mathieu disposé de telle sorte que, après introduction dans les tissus, l’extrémité de la canule, poussée en avant vers la pyramide piquante du trocart, vient sectionner un fragment de la tumeur et le maintient dans une sorte d’encoche portée sur le poinçon.
La ponction exécutée avec ces instruments ne présente rien de spécial en dehors des manœuvres tenant à leur construction.