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I. — Evacuation par la voie buccale et lavage

1® Cathétérisme de V œsophage ; emploi de la pompe stomacale. — Le cathétérisme de l’œsophage, qui précède naturellement le lavage, se pratique, dans le cas particulier, avec une sonde dite œsophagienne, longue d’environ 50 centimètres, d’un diamètre de 1 centimètre, présentant un œil latéral un peu en arrière de son bec fermé en culde-sac.

Le sujet étant assis la tète renversée en arrière, la bouche ouverte (ou maintenue ouverte en glissant un bouchon entre les grosses molaires), le chirurgien se place vis-à-vis de lui et un peu à droite, introduit l’index gauche dans la bouche jusqu’au-devant de l’épiglotte, et déprime la langue; puis, tenant de la main droite, comme une plume à écrire, la sonde lubrifiée par la glycérine ou du lait, il la fait glisser sur la face dorsale de l’index gauche jusque contre la paroi postérieure du pharynx, et par une pression douce il l’engage dans l’œsophage ; alors U retire l’index et pousse lentement la sonde jusqu’à ce qu’elle ait pénétré dans l’estomac (42 à 45 centimètres environ).

Cette introduction est presque toujours accompagnée d’une gène respiratoire marquée, mais s’il survenait un violent accès de toux et de suffocation, c’est que l’instrument aurait pénétré dans la trachée.

La sonde étant bien placée, on recommande au malade de respirer largement, on adapte la pompe aspirante et foulante (fig. 474), avec laquelle on aspire le contenu de l’estomac et on injecte ensuite le liquide destiné au lavage ; le robinet placé sur l’ajustage de la pompe permet l’exécution facile de la manœuvre.

2° Siphon de Faucher. — Ce siphon (fig. 475) est préféré à la pompe en raison de la simplicité de son mode d’emploi. 11 est composé d’un tube en caoutchouc souple et élastique, long de 1™,50, de 10 à 12 millimètres de diamètre, sur lequel s’adapte un entonnoir en verre ou en

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