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INJECTIONS HYPODERMIQUES DE SÉRUM ARTIFICIEL

pour le nourrisson, 20 cc. au delà de huit mois; si la diphtérie est très nette, 30 ce., si elle est grave, 40 cc.

b. Injections de sérum artificiel. — Les injections de sérum artificiel, c’est-à-dire d’une solution de chlorure de sodium, sont devenues d’un emploi fréquent dans le collapsus, le choc traumatique, l’anémie aiguë consécutive aux pertes de sang abondantes, le choléra algide, les infections, les toxémies, etc. On injectera soit la solution de Hayem indiquée plus loin, soit plus simplement une solution de 7 grammes de chlorure de sodium dans 1.000 grammes d’eau filtrée et bouillie. La solution et les appareils seront rigoureusement stérilisés par l’ébullition ou dans l’autoclave. La solution sera portée à 37*^ environ à l’aide du bain-marie.

Les lieux d’élection sont la région des flancs, la région dorso-lombaire, la fesse, la face externe des cuisses. On injectera, suivant les cas, de 230 cc. à 1.000 cc. en plu- .sieurs piqûres. On ne doit pas dépasser 200 grammes sur le même point, le tissu cellulaire ne se laissant plus refouler suffisamment; parfois même on ne peut dépasser 30 à 60 grammes. Chez les obèses, il faut enfoncer l’aiguille au delà du tissu adipeux.

Le point où va pénétrer l’aiguille sera soigneusement aseptisé.

L’injection doit être pratiquée lentement, à travers un fin trocart ou une aiguille tubulée de petit calibre; la plus petite aiguille des appareils de Potain et de Dieulafoy convient très bien dans ce but. Le récipient sera maintenu chauffé au bain-marie pendant la*durée de l’injection, de manière que la température du sérum soit de 37*^ environ.

Les appareils à injection sont très nombreux et quelques-uns fort compliqués. En cas d’urgence, une seringue bien aseptisée dont l’embout sera réuni à l’aiguille par un court tube en caoutchouc est suffisante ; bien entendu on l’amorcera préalablement. Un flacon avec un bouchon en caoutchouc à deux tubulures dans le genre de celui de Dumouthiers (fîg. 499 et 500), constitue un appareil des plus simples : dans un des trous du bouchon s’engage un tube en verre coudé à angle droit ou obtus, dont l’extrémité inférieure dépasse le bouchon de 3 à 4 centi-

OPÉRATIONS DE PETITE CHIRURGIE

mètres de manière à être toujours située au-dessus du liquide et dont l’extrémité extérieure est reliée à la soufflerie d’un thermo-cautère ou d’un appareil de Richardson. L’autre trou du bouchon est armé d’un tube dont l’extrémité inférieure plonge jusqu’au fond du flacon, et

Fig. 499. — Appareil pour les injections de sérum artificiel.

dont l’autre extrémité se relie avec l’aiguille par Tintermédiaire d’un tube en caoutchouc. La pression de l’air injecté dans le flacon par la soufflerie en caoutchouc chasse le liquide dans le tube communiquant avec l’aiguille, et assure sa pénétration dans les tissus. Quelques pressions de temps à autre sur la soufflerie seront suffîsanteé. Le tout est facile à stériliser à l’autoclave ou par l’ébullition.

On peut aussi emploj’er les appareils de Dieulafoy, de Potain, de Burlureaux, d’Hallion (fig. 501), les siphons, les' bocks-laveurs, ou même un simple entonnoir armé d’un tube en caoutchouc.

Après l’injection, un léger massage facilitera l’absorp-

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